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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca
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jeudi 10 avril 2014

Dossier de Maman ::: Apprendre à faire confiance


J'ai toujours eu de la difficulté à faire confiance aux gens. Un peu comme si j'avais continuellement l'impression que les gens ne voulaient jamais réellement mon bien ou celui de ceux que j'aime. C'est probablement parce que les fois où j'ai fait confiance, on m'a trahie.

Quand j'ai eu Fiston Tupperware, ma méfiance ne s'est pas améliorée. Elle s'est plutôt accentuée. Je ne le confiais à personne. Seule ma mère a eu la possibilité de le garder quand il était petit. Je refusais les offres de gardiennages du reste du monde.

Quand il a commencé l'école et que ses problématiques se sont accentuées, j'ai dû faire de gros (d'immenses!!) efforts pour écouter les recommandations de tous les intervenants. J'avais constamment l'impression qu'on ne faisait que me remettre en pleine face mon manque de compétences parentales.

Puis, est venu le moment où Fiston a dû joindre les rangs des classes d'adaptation scolaire. À ce jour, je trouve cela encore très difficile à admettre. Mon deuil n'est pas fait, ma méfiance est toujours présente.

Je dois toutefois admettre une chose que je n'aurais jamais cru pouvoir admettre un jour : avec toutes les difficultés qu'a eues notre garçon cette année, l'équipe-école a travaillé vraiment très fort pour s'assurer du bien-être de notre garçon. Bien sûr, ce n'était pas pour eux un climat de travail idéal. Savoir qu'on va travailler pendant 6 h avec un jeune qui crie, qui frappe et qui vous insulte ne doit pas être super motivant! Personnellement, je crois que j'aurais abandonné bien avant eux. Eux ne l'ont pas fait.

Ils se sont rencontrés, ont discuté, se sont creusé les méninges semaine après semaine pour trouver des interventions efficaces et durables visant le maintien de notre fils en classe de soutien-émotifs. Certaines stratégies ont été efficaces, d'autres moins. Certaines semaines ont été plus faciles, d'autres (beaucoup!) moins. Je n'étais certes pas toujours d'accord avec toutes leurs façons de faire et j'ai ruée dans les brancards chaque fois où je doutais d'une intervention ou d'une façon de faire, mais au final, je leur ai (je crois) laissé le champ libre.

Depuis près de 2 semaines maintenant, Fiston est retourné en classe. Malheureusement, il n'a pas réintégré SA classe. Le climat y étant trop difficile pour le personnel, les autres élèves et notre garçon, l'équipe-école a décidé de l'intégrer dans une classe d'élèves plus âgés. Il se retrouve donc avec des enfants de 5e année, dont le niveau académique varie entre la 3e et la 5e année.

Au départ, j'étais septique. Comment mon petit garçon de 8 ans arriverait-il à s'intégrer à une telle classe? Éprouverait-il de la difficulté à suivre les notions académiques? Serait-il capable de rester en classe ou est-ce que le manège des crises qui ne finissent plus reprendrait rapidement?

Normalement, j'aurais paniqué, mais cette fois j'ai décidé de leur faire confiance. Fiston répétait souvent qu'il s'ennuyait à l'école, que c'était facile et que c'était pour cela qu'il refusait de faire les travaux demandés. On ne perdait donc rien à tenter un changement de classe!

Depuis maintenant 2 semaines, Fiston est heureux à l'école. Il part avec le sourire chaque matin, emballé par ce qu'il apprendra en classe cette journée-là. Le soir, il nous raconte tout (je dis bien TOUT!) ce qu'il a appris pendant sa journée.

La première semaine, Papa Tupperware et moi étions sans mot. Puis, nous avons redécouvert tranquillement le plaisir de discuter avec notre garçon de ses apprentissages, de ses relations avec ses pairs et de celle qu'il a maintenant avec ses intervenants. Nous redécouvrons tranquillement le garçon que nous croyions avoir perdu il y a plus d'un an déjà.

Bien sûr, rien n'est parfait. Il demeure impulsif, opposant et plus agité que la moyenne du nombre, mais il a retrouvé cette petite étincelle dans le regard qui me convainc que j'ai fait la bonne chose en leur faisant confiance et en lui faisant confiance. Il vit enfin des réussites, et nous ne pouvons que nous en réjouir!

mardi 11 février 2014

La différence


Aujourd'hui, c'était jour de fête pour Princesse Tupperware! Comme bien des élèves du préscolaire, notre fille et ses collègues de classes comptaient les jours de classe depuis le début de l'année scolaire. Aujourd'hui était le centième!

Pour l'occasion, Princesse et ses amis auraient le plaisir de se promener dans l'école en chantant des chansons et en jouant d'un instrument de musique. Ils auraient même le loisir d'aller déranger les grands frères et les grandes sœurs qui étaient dans l'école.

Princesse Tupperware avait vraiment hâte à la fête des 100 jours. Elle en parlait déjà en septembre quand l'enseignante leur avait parlé de l’événement. Est venu avec l'annonce de la fête un questionnement important : Princesse pourrait-elle aller dans les classes de soutien émotif afin de « déranger » son frère aîné? Et bien la réponse fut non.

Au souper, alors que Princesse nous racontait le déroulement de sa centième journée d'école, elle nous expliqua pourquoi elle et ses amis n'avaient pas eu accès aux classes d'adaptation scolaire :

« Tu sais maman, on ne pouvait pas aller voir mon frère et ses amis. Les enfants d'adaptation scolaire sont différents de nous. Y'en a que le bruit dérange beaucoup et qui ont de la misère à se contrôler quand ça bouge trop autour d'eux. Ça aurait été trop difficile pour eux. »

Fiston Tupperware a entendu de ce que sa sœur disait. Sa réaction m'a un peu surprise. Il a répondu à sa sœur qu'en effet, ça aurait été difficile pour lui et ses amis, que ça les aurait excités et que ce n'était pas souhaitable.

D'un côté j'étais contente que Fiston et Princesse puissent en discuter ouvertement, sans que cela ne crée de tension. Par contre, j'ai senti le besoin d'ajouter que la différence en soi n'était pas quelque chose de mal, mais plutôt quelque chose de quoi l'on doit tenir compte afin que tout le monde soit en zone de confort.

Notre grand garçon sait qu'il est différent, que ses besoins ne sont pas les mêmes que ceux des autres enfants. Malgré cela, il n'aime pas être marginalisé. Il veut qu'on le traite comme les autres enfants, surtout lorsqu'il est avec les autres enfants de sa classe. Pourtant, aujourd'hui il a su reconnaître que certaines choses peuvent le stresser et l'amener à déraper.

Aujourd'hui, sa reconnaissance de ses limites et sa capacité à en parler calmement m'ont impressionnée. Aujourd'hui, on a enfin brisé le mur du silence et l'on a enfin parlé franchement de la différence.

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lundi 6 janvier 2014

La fin du congé ::: Le retour en classe de Fiston Tupperware


Les vacances sont (ENFIN!!!) terminées. Demain, Princesse et Fiston Tupperware retournent en classe et Bébé Tupperware à la garderie. Demain, j'aurai ma première vraie journée en tête à tête avec ma Minnie.

D'un côté, j'angoisse. De l'autre, je me réjouis.

J'angoisse parce que Fiston retourne à l'école. Depuis que nous l'avons retiré de l'école en décembre, il va mieux. Il reste toutefois fragile. Il n'a pas fait de crise majeure pendant la période des fêtes, il collabore somme toute plutôt bien à la maison et est certainement moins anxieux qu'il y a quelques semaines. Malgré tout, on sent sa fragilité, ses craintes, ses appréhensions.

Aujourd'hui, j'ai eu la chance de parler avec la directrice de l'école de nos enfants. Nous devions discuter de la façon de procéder demain afin que le retour se fasse dans la joie et l'allégresse. (Vous sentez l'ironie n'est-ce pas?) Par chance, la directrice de l'école de Fiston fait partie de ces gens qui sont passionnés par leur travail et par le bien-être des enfants (en difficulté ou pas!), faisant d'elle une intervenante avec qui il est constructif de travailler. Nous avons donc convenu que Fiston revenait en classe. Point final. Pas de conséquences, pas de parallèle, pas de sermons qui ne finissent plus, pas d'exclusion de notre garçon. Il retourne en classe comme les autres, le cœur et la tête remplis de choses à raconter sur ses vacances de Noël.

Après notre discussion, la directrice a pris le temps de parler quelques minutes avec Fiston, le rassurant sur son retour prévu le lendemain. Quand ils eurent terminé, Fiston m'a remis le téléphone avec un grand sourire. Je ne lui ai pas posé de question. J'ai rangé le combiné et j'ai attendu. Quelques heures plus tard, Fiston m'a dit ceci : « Tu sais Maman... Madame A. et Madame J. ont hâte de me revoir. J'ai hâte d'aller à l'école demain. » Pas un mot de plus.

Demain, Fiston retourne en classe. Pour lui, ce sera un nouveau départ, la chance de prouver qu'il va mieux et qu'il est prêt à fournir les efforts nécessaires pour être maintenus en classe comme les autres élèves. Demain, je retourne à l'école un enfant qui va mieux, un enfant disponible pour apprendre, un enfant presque comme les autres.

Et demain, je me réjouis parce que je pourrai tranquillement profiter de ma Minnie pendant que mes plus grands vaquent à leur vie d'enfant.





mercredi 13 novembre 2013

Le retour au calme de Fiston Tupperware


C'est fait. Fiston est de retour à l'école depuis lundi. Sa période de parallèle est terminée. Au départ, il s'est un peu opposé, mais a vite compris qu'il n'avait pas intérêt à ne pas collaborer. C'est ainsi que lundi et mardi, il a réintégré sa classe en douceur, un peu à l'écart des autres.

Je ne saurais vous dire exactement comment les choses se sont déroulées pendant ces deux journées puisque je n'y étais pas, mais Fiston semble avoir compris que l'école n'était pas la place pour exploser et perdre le contrôle.

Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que les 5 journées passées avec moi lui auront été bénéfiques. Ensemble, nous avons beaucoup discuté de ses émotions et de celles que nous vivions comme parents. Nous avons aussi réglé un dossier important : celui de la DPJ (que Fiston appelle la « PDJ »).

En effet, nous avons eu une rencontre avec notre travailleuse sociale la semaine dernière et avons abordé avec elle le sujet du placement temporaire soulevé par la pédopsychiatre. Rapidement, Fiston s'est exprimé. Il a dit à la travailleuse sociale qu'il lui en voulait d'avoir parlé de la possibilité de le sortir de chez lui. Il lui a dit qu'il savait ce qu'était la « PDJ » : une prison pour enfant où la nourriture n'est pas bonne et que selon lui, ce n'était pas pertinent de l'envoyer là. Il a aussi ajouté que la dernière rencontre avec la pédopsychiatre l'avait vraiment beaucoup inquiété et qu'il jugeait qu'il n'avait pas besoin de soucis de plus pour le moment dans sa vie.

Il faut toutefois comprendre une chose bien importante : la travailleuse sociale n'a jamais parlé elle-même de placement à Fiston, mais parce qu'elle était présente lors du rendez-vous, Fiston l'associait aux propos du médecin, assumant qu'elle était d'accord avec elle.

C'est ainsi que lors de cette rencontre, les pendules ont été remises à l'heure et que nous avons pu expliquer à Fiston qu'aucun placement n'était prévu et que le médecin avait probablement voulu lui signifier son inquiétude face à ses comportements. Bref... avec le recul, ce n'était pas pertinent.

En réglant ce dossier dans la tête de Fiston, il est rapidement devenu plus calme et collaborant. Comme si l'on venait de lui enlever un poids énorme de sur les épaules.

Aujourd'hui, Fiston a repris sa petite vie. Le parallèle est fini, il est de nouveau avec ses amis et a pu être réintégré au service de garde régulier en fin de journée (le parallèle s'applique au service de garde aussi). Les choses ne sont pas parfaites. Il argumente encore beaucoup, peine à se coucher le soir sans tester les limites de notre patience, mais somme toute, nous avons retrouvé le petit garçon souriant et vif d'il y a quelques mois.

La vie avec un enfant différent n'est PAS un long fleuve tranquille, mais sachez que nous profitons pleinement des moments où les eaux sont plus calmes.
 

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dimanche 10 novembre 2013

Préparer le retour de Fiston


C'est demain que Fiston retourne à l'école. Nous n'en avons pas parlé du weekend. Nous avons dû en parler aujourd'hui.

Avant d'entrer dans le vif du sujet avec lui, j'ai tenté de faire le bilan des 5 dernières journées. Je voulais qu'il réalise à quel point son état était différent depuis mardi dernier.

À force de dialogue et de patience, Fiston est passé d'agressif à colérique. Puis, tranquillement, sa colère s'est transformée en tristesse.

Fiston n'est pas le type d'enfant qui pleure, mais à force d'arriver à nommer ses inquiétudes et ses peurs, il a commencé à vivre sa tristesse et à s'autoriser à pleurer. Nous avons laissé place à ses larmes, les avons accueillies et séché une à une.

Aujourd'hui, Fiston était d'un calme que je ne lui connaissais plus. Il a fait une journée hors du commun, acceptant même calmement que je refuse de le laisser jouer à ses jeux vidéo et s'offrant gentiment pour m'aider dans certaines tâches qu'il a pourtant horreur d'accomplir.

Aujourd'hui, j'ai eu l'impression que mon fils avait grandi.

Alors que le souper était en cours de préparation, je me suis assise avec lui à la table de la cuisine. Nous devions discuter de ses attentes face à son retour en classe demain. Fiston à fondu en larmes.

« Maman, j'ai peur. J'ai peur de ce qui m'attend. J'ai peur que Madame A. soit encore fâchée et que Madame J. aussi. J'ai peur que les amis n'acceptent pas mes excuses et m'obligent à réparer mes torts en me demandant des tâches comme nettoyer leur bureau. J'ai peur qu'on s'attende à plus que ce que je suis capable d'offrir. »

En effet, les amis de sa classe auront des choses à lui dire. Certains accepteront son retour sans heurt, d'autres pas. Je n'ai pas pu le rassurer face à cela. Tout ce que j'ai pu faire est de lui rappeler que madame A. et Madame J. étaient là pour l'aider et qu'il devrait leur faire confiance. Je lui ai rappelé que personne à l'école ne lui voulait de mal.

J'ai aussi dû lui annoncer qu'il devrait terminer la période de « parallèle » qui n'avait pas été terminée en début de semaine passée. Je lui ai expliqué qu'il devait s'accorder ces deux journées pour renouer avec ses pairs et son environnement. Il n'était pas content, mais a consenti à se conformé. Deux jours, c'est vite passé.

À l'heure du coucher, je n'ai rien trouvé de bien rassurant à lui dire, mis à part que nous serions avec lui à chaque étape de son retour. J'ai été transparente en lui disant que ce serait difficile, mais que nous avions confiance, son père et moi, qu'il serait capable de surmonter l'épreuve qui l'attendait.

Pour la suite, il faudra attendre les prochains jours pour savoir comment Fiston s'en sera tiré...

vendredi 8 novembre 2013

Le plan d'intervention


Certaines semaines sont plus longues que d'autres. Cette semaine le fut plus particulièrement.

Ce matin, c'était le plan d'intervention pour Fiston Tupperware. Nous étions nombreux et avions beaucoup de choses à discuter. Il serait bien difficile pour moi de vous faire une synthèse de cette rencontre, mais disons que les principes fondamentaux des interventions ont été revus.

Comme parents, nous avons pu nous exprimer face aux interventions qui étaient déjà en place et face à celles qui seront mises en place dans les prochaines semaines.

Nous avons pu entendre exactement ce que les intervenants observaient de notre fils et l'analyse qu'ils faisaient de ses comportements. Ensuite, la ligne directrice a pu être tracée afin de guider nos interventions et de permettre une cohérence entre le milieu scolaire et le milieu familial.

Ce type de rencontre n'est jamais facile. Nous nous retrouvons assis autour d'une table où plusieurs intervenants nous font part de leurs observations et où nous nous sentons souvent démunis. Comme parents, il devient souvent difficile de rester objectif. Nos perceptions sont souvent erronées, car elles sont influencées par le lien affectif qui nous lie à notre enfant.

Ce que je retiens de cette rencontre est important : tous les gens présents aujourd'hui ont le bien-être de notre fils à cœur. Ils désirent tous que la situation s'améliore et surtout que notre garçon se sente mieux. Chacun est prêt à mettre l'énergie nécessaire pour que les interventions soient positives et afin que Fiston en vienne à vaincre ses démons intérieurs.

Le chemin à parcourir sera long. Il sera aussi parsemé d’embûches, d'obstacles et de moments de découragement. Par contre, nous avons senti que tout serait mis en œuvre pour passer au travers ces moments difficiles.

En ce moment, Fiston ne sait pas ce qui l'attend à son retour à l'école lundi prochain. Il ne sait pas encore qu'il devra travailler en parallèle pendant 2 jours et qu'il devra revenir sur certains événements avec son enseignante et sa TES. Papa Tupperware et moi, de concert avec la psychoéducatrice de pédopsychiatrie, avons convenus d'attendre dimanche avant de lui en parler. Nous avons décidé de passer les prochaines 48h dans la joie et l'allégresse (autant que faire se peut!). Au menu, la finition de la chambre de Minnie Tupperware, des jeux de société en famille, ainsi que pleins de petits trucs qui font sourire.

Dimanche, nous serons transparents. Nous expliquerons à Fiston que son retour ne sera pas facile, mais que nous croyons qu'il réussira à passer au travers cette épreuve parce que nous serons avec lui, à chaque pas.

D'ici là, place aux jeux et au plaisir! (Et au cumul de cubes de matière grise!)

mercredi 6 novembre 2013

La cassure


Mardi, j'avais beaucoup de choses à faire. Un rendez-vous pour des prises de sang, une visite chez un ami puis une dernière visite chez une autre amie pour aller chercher des trucs de bébés pour l'arrivée prochaine de Minnie Tupperware. (Que voulez-vous, à 31 semaines de grossesse, rien n'est prêt encore!)

C'est vers 11 h dans l'avant-midi que j'ai réussi à m'asseoir devant un excellent latte. Puis, au moment de prendre la première gorgée de mon succulent breuvage, mon cellulaire a sonné. Le temps que j'agrippe mon appareil, l'interlocuteur avait déjà raccroché. Malheureusement, j'ai le service d'afficheur d'appel. J'ai donc su immédiatement qu'il était fort probable que je ne termine pas mon café. C'était l'école.

Puis, la sonnerie a à nouveau retenti. C'était Papa Tupperware qui me demandait si je pouvais aller chercher notre fils à l'école. Étant au boulot, il ne pouvait pas se libérer. Fiston ne collaborait pas et il était impossible de le garder en classe ou même à l'école.

Bien sûr, j'allais y aller.

Sur le coup, j'étais très (trop?) en colère. Quand j'ai réussi à parler à une intervenante, j'ai été plutôt cinglante : je serais à l'école dans 30 minutes et je m'attendais à être accueillie par la psychoéducatrice et la direction. J'ajoutai que je voulais aussi que l'on mette tous les effets personnels de Fiston dans son sac à dos, car il ne retournerait pas à l'école avant la rencontre du plan d'intervention prévue à la fin de la semaine.

En arrivant à l'école, j'ai pu m'entretenir avec la psychoéducatrice. Je ne fus pas surprise des faits relatés. Fiston ne voulait pas collaborer et refusait de reprendre ses étapes (processus visant à réparer des gestes posés et étendus sur plusieurs journées). En résumé, Fiston devait travailler en parallèle pendant 3 jours et semblait cumulé de la colère. Au moment de sortir de classe il s'est mis à crier et à refuser tous les moyens mis à sa disposition pour gérer sa colère. À ce jour, je n'ai pas encore tous les détails, mais nous prévoyons éclaircir le tout vendredi prochain.

J'ai ensuite expliqué à la psychoéducatrice que je ne voyais pas la pertinence de laisser Fiston à l'école s'il n'en tirait aucun bénéfice et que les intervenants n'arrivaient plus à l'aider. J'ai ajouté que je prenais la décision de le garder à la maison jusqu'à la semaine suivante, le temps que tout le monde arrive à respirer un peu et à voir plus clair. Elle était d'accord avec moi, soulignant qu'une cassure entre le milieu scolaire et mon fils pouvait être bénéfique.

C'est donc avec un petit garçon triste et en colère que je suis revenue à la maison. Bien sûr, lui n'était pas content (et ne l'est toujours pas). Et moi... bien moi je ne sais pas trop.

D'un côté, je ne veux pas discréditer les interventions de l'école et de l'autre, j'ai besoin de savoir que mon fils est en sécurité au niveau psychologique. Il m'est inconcevable qu'on puisse laisser une enfant dans cet état et ne pas intervenir et comme j'ai ressenti que mes valeurs étaient ébranlées, j'ai préféré le retirer.

Je ne sais pas comment nous serons reçus à l'école vendredi prochain. Je ne sais pas si les intervenants nous jugent ou nous en veulent. Je ne sais pas non plus quel sera le plan pour réintégrer Fiston dans sa classe. Et pour être honnête, en ce moment, cela m'importe peu. Fiston est calme, il fait les travaux que je lui demande de faire (je découvre l'école à la maison!) et il n'a pas fait de colère depuis 24 h

Alors comme je le dis souvent : Un jour la fois, rien ne sert de vouloir aller plus vite.




*Le travail en parallèle consiste a pouvoir réintégrer la classe, mais à travailler dans sa bulle (entre deux paravents) et à ne pas pouvoir intégrer le groupe. Cette méthode a pour but de permettre aux autres enfants d'apprivoiser l'enfant qui a eu un comportement perturbateur et qui a provoqué de la peur chez les autres camarades de classe.

dimanche 6 octobre 2013

Dossier de Maman ::: Créativité et flexibilité


Je ne me souviens pas très clairement de mon parcours scolaire primaire. Je ne me souviens pas précisément avoir déjà fait des devoirs ou des leçons. Comme Fiston, je retenais l'information à la vitesse de l'éclair et donc je n'avais pas besoin de travailler très fort pour obtenir de bons résultats.

Puis, une fois au secondaire, j'ai poursuivi mes apprentissages sans effort majeur. Les choses se sont un tantinet corsées une fois en cinquième secondaire. J'ai dû retrousser mes manches et bûcher comme une démone pour maintenir ma moyenne générale au-dessus de 90 %. Puis, il y eu le CÉGEP où j'ai vécu un échec retentissant dès la première session. Comme toute-bonne TDA-H, j'avais mis tous mes espoirs sur ma capacité à faire mes travaux à la dernière minute. Malheureusement pour moi, on ne peut pas résumer un cours de physique ET de chimie en une seule nuit et sans faire les travaux pratiques. J'ai fini par me reprendre en mains, mais je suis définitivement passée à côté de mon parcours scolaire. Je n'ai pas terminé mes études en sciences comme je l'aurais tant souhaité.

Si je retiens une chose de tout cela, c'est que dans la vie, rien ne nous est donné sans effort. Je m'efforce donc d'inculquer cette leçon à mes enfants, surtout à Fiston Tupperware qui a évidemment le même profil que moi. Il n'a pas hérité que de la facilité, mais aussi de la loi du moindre effort qui vient avec.

Jusqu'à récemment, la période des devoirs n'était pas (trop) pénible. Cette année par contre, c'est un vrai combat! Les tâches papiers crayons ne l'intéressent absolument pas. Il refuse de s'appliquer et remet des travaux de qualité plutôt médiocre. Malheureusement pour lui, cela ne fonctionne pas du tout avec moi. Nous entrons donc souvent en conflit, et ce, plusieurs heures par semaines.

Ce weekend, j'en ai eu assez. Je l'ai laissé faire ses devoirs seul. Si vous aviez vu le résultat!! J'étais outrée! J'ai dû me ressaisir et essayer de comprendre ce que cela me faisait vivre à MOI quand mon garçon agissait ainsi.

J'ai réalisé que j'étais déçue que mon enfant ne reconnaisse pas l'importance de s'appliquer dans ce qu'il fait. Fiston n'a pas de trouble d'apprentissage, il est même très doué, alors pourquoi refuse-t-il de s'appliquer et de remettre des travaux bien fait?

Après réflexion, j'ai donc décidé d'élaborer une stratégie gagnante AVEC mon garçon. Je lui ai offert de planifier avec moi des périodes d'études et de devoirs qui LUI conviennent. Bien sûr, je préférerais que nous finissions tous les devoirs en une seule période, mais il semble bien que cela soit impossible pour lui. Nous avons donc élaboré un plan complet, que nous avons imprimé et affiché. J'ai aussi proposé à Fiston d'intégrer l'ordinateur à la période de leçons afin de combiner l'écriture à la main et le traitement de texte. Ainsi, il continue de progresser en calligraphie tout en acquérant de nouvelles connaissances en lien avec l'utilisation des outils technologiques.

Ne me demandez pas si notre entente fonctionnera sur tous les points, mais une chose est sûre, je continuerai d'accompagner mon fils dans son parcours scolaire, et ce, même si je dois faire preuve de beaucoup de créativité et de flexibilité afin de maintenir son intérêt et à susciter ses efforts.


Et vous? Comment se passe l'heure des devoirs et leçons à la maison? Avez-vous des stratégies gagnantes à partager?


jeudi 12 septembre 2013

Prendre sa place


Si j'ai appris quelque chose dans la vie, c'est bien que rien n'est jamais gagné d'avance. Notre place, on ne nous la donne pas sans effort, il faut la gagner.

Ce soir, j'ai gagné une place, une vraie place.

C'était la rencontre de parents ainsi que la première assemblée générale de l'école de Fiston et de Princesse Tupperware. À l'ordre du jour : élire 2 nouveaux membres au conseil d'établissement. La nouveauté? Créer deux postes, sur le conseil d'établissement, qui seraient réservées pour les parents d'enfants qui fréquentent le programme d'adaptation scolaire de l'école.

Comme 4 des membres déjà en place n'avaient pas terminé leurs mandats respectifs, il ne restait que deux places disponibles sur le conseil. La directrice devait donc faire approuver par les parents présents l'octroi de ces places aux parents des classes d'adaptation scolaire.

À la période de questions, une mère s'est opposée en demandant que le nombre de postes soit limité à un seul. Selon elle, réserver deux postes était trop par rapport à la proportion d'élèves en adaptation scolaire versus ceux du régulier. Elle demandait donc que la proposition soit modifiée.

C'est à ce moment où je me suis levée.

Après m'être présentée devant l'assemblée, j'ai fait valoir la légitimité de notre place, comme parents, sur le conseil d'établissement. Mon discours (en résumé) allait comme ceci :

« Je suis un parent d'enfant en adaptation scolaire. Mon enfant est différent du vôtre, certes, mais cela ne fait pas de lui une nuisance. Les enfants d'adaptation scolaire ne sont pas des terroristes. Ils ont intégré le programme de soutien émotif, car le cheminement scolaire régulier ne leur convenait pas. Les maintenir dans un cadre régulier aurait certainement nui aux apprentissages de votre enfant, mais aussi aux leurs. Le cheminement de nos enfants est différent, mais ils demeurent néanmoins que ce sont des enfants. Il est temps de briser l'isolement et de faciliter le contact entre vos enfants et les nôtres parce qu'ils font aussi partie de cette école, au même titre que n'importe quel enfant du régulier. »

J'ai ajouté des trucs concernant la représentativité des enfants et qu'à mon sens, être deux parents d'adaptation scolaire permettrait une vraie défense de leurs droits et de leurs besoins. Bref, j'ai tenté de leur faire comprendre que ma présence sur le conseil d'établissement n'avait pas pour but de nuire aux enfants du régulier, mais bien de mieux représenter les enfants d'adaptation scolaire.

Suite à mon allocution, un père s'est levé. Voici ce qu'il avait à dire : « Je voulais voter contre la proposition de réserver une place pour les parents d'adaptation scolaire, mais si j'avais à voter pour quelqu'un maintenant, je voterais pour elle. » Il a poursuivi en disant que ce n'était pas le fait que je sois un parent d'adaptation scolaire qui me ferait obtenir une place sur le conseil, mais simplement ma façon de me présenter, de m'exprimer.

Au moment de passer au vote concernant la répartition du nombre de places sur le conseil d'établissement (1 ou 0 – parce que 0 était aussi une possibilité et que 2 ne semblait pas retenue), j'ai eu toute une surprise. Une dame s'est levée et a demandé pourquoi l'option de maintenir deux parents n'était pas maintenue. Elle jugeait que la demande était acceptable et que d'autres semblaient avoir le même avis. Une 3e proposition fût donc rédigée... et la majorité s'est prononcée : 2 places seraient réservées aux parents d'adaptation scolaire. (Advenant qu'il n'y ait pas deux candidats, la place serait attribuée à un parent du régulier.)

Je criais intérieurement victoire. Enfin, nous aurions notre place!

Bien sûr, au moment de présenter les candidatures, je me suis levée. Nous étions deux. Nous avons obtenu nos postes.

En quittant, un père est venu me voir pour me dire que ce que j'avais dit l'avait touché et que j'avais eu raison de prendre la parole. Il a même dit que si je me présentais à la présidence, il voterait pour moi. (Ça ne fait pas du tout partie de mes plans par contre.)

Aujourd'hui, j'ai gagné ma place sur le conseil d'établissement. Mais au-delà de cela, j'ai gagné une place pour ces enfants aux besoins particuliers qui méritent d'être représentés, d'être entendus.

Maintenant, allons changer les choses un peu!
 
 
Différent, mais aussi comme les autres...
Fiston Tupperware

jeudi 29 août 2013

Dossier de Maman ::: La rentrée 2013-2014


Qu'on se dise les vraies choses! La rentrée, c'est stressant!

Que ce soit la première ou la dixième que l'on vît, il y a toujours un facteur stress qui se pointe le bout du nez vers la fin août et qui nous tient en alerte jusqu'à la première semaine de septembre. On doit faire l'achat des articles scolaires, celui des vêtements et des chaussures et s'assurer que tout est prêt pour le jour du début des classes.

Ici, j'ai commencé les achats en juillet, nous étions donc prêts depuis longtemps. Certains trouvent que je commence tôt, mais cela m'a permis de préparer tranquillement la rentrée de Princesse Tupperware qui faisait son entrée au préscolaire cette semaine.

Ce fut pour elle une rentrée sans heurt. Notre fille était prête et avait très hâte de quitter la garderie pour rejoindre le monde des grands. N'étant pas du tout de nature anxieuse, je n'ai pas eu à calmer d'angoisse nocturne ou de craintes farfelues.

Pour ce qui est de Fiston, les choses se sont bien déroulées aussi. Il avait hâte de retrouver son enseignante et ses collègues de classes. Comme il connaissait déjà le fonctionnement de sa classe, il n'était pas anxieux. Fébrile oui, mais pas anxieux.

Alors voilà! Après quelques journées de rentrée progressive, j'ai déposé ce matin pour la première fois mes deux enfants à l'école pour la journée. Je croyais que j'aurais un pincement au cœur, mais... pas tout. Je les avais bien préparés et je m'étais bien préparée. Tout s'est fait dans la gaieté.

Quand je suis allée les chercher ce soir au service de garde (oui oui! Les 2!!!), c'est le sourire aux lèvres que je les ai retrouvés. Tous les deux étaient bien contents de leur journée et en avaient beaucoup à me raconter!

C'est sans aucun doute cette année que nous avons eu la plus belle rentrée!

Premier pas vers la maternelle pour Princesse Tupperware!

Fiston Tupperware bien fier de sa nouvelle chemise! :)
 
Et vous? Tout s'est bien passé?

jeudi 15 août 2013

Euphorie chez les Tupperware!


Il y a de ces moments dans la vie où l'on vient à croire que rien de bon ne nous attend à la croisée des chemins. Que nos efforts ne valent rien, que la persévérance n'est qu'une utopie inventée pour ne pas perdre espoir et mourir.

Puis, vient une de ces journées qui vous redonne espoir et vous laisse croire que le meilleur est à venir, que l'avenir vous appartient et que plus jamais vous ne laisserez la noirceur vous envahir.

Aujourd'hui fût une de ces journées.

Ce matin, alors que j'étais au travail, j'ai reçu un appel que nous attendions avec impatience (et beaucoup d'espoir!). La nouvelle directrice de Fiston m'a contactée afin de m'annoncer qu'elle accordait une place au service de garde à notre garçon, et ce, sans restriction. Elle m'a aussi annoncé qu'elle se chargeait de mettre en place des services pour les enfants des classes de TRP. Elle a parlé d'équité.

Quand j'ai raccroché, j'avais les jambes molles et le cœur qui battait la chamade. J'ai tout de suite annoncé la nouvelle à Papa Tupperware qui était bien content de la tournure des événements. Je crois qui espérait que les choses se règlent sans scandale. Me connaissant, il savait que je n'accepterais pas un refus sans livrer une dernière bataille!

Une fois l'euphorie passée, j'ai eu envie de pleurer, mais je n'y suis pas arrivée.

Ensuite, j'ai quitté le bureau pour me rendre à mon rendez-vous le plus important de la journée : mon échographie de morphologie pour Mini Tupperware. J’ai rejoint Papa Tupperware à l'hôpital où nous avons encore une fois pu voir notre bébé. Malgré le fait que ce soit la quatrième fois que nous vivons l'expérience, nous demeurons chaque fois fébriles.

Ma grossesse va bien, je me porte bien (bon, malgré un diabète de type 1 à contrôler et une vésicule biliaire qui devra peut-être être retirée avant ma 28e semaine de grossesse!) et Mini va bien. Par contre, nous devrons changer son nom. Ce ne sera plus Mini, mais bien Minnie Tupperware puisque nous avons eu la confirmation d'une belle fille en santé! Ai-je besoin de vous dire que Princesse Tupperware est très heureuse de la nouvelle?;)

Alors voilà.

Parfois, la vie nous fait vivre des épreuves que l'ont croit insurmontables et qui nous poussent dans les zones les plus sombres de notre être. Puis, vient la résilience et la capacité à vivre les choses une à la fois et à accepter qu'il y aura toujours quelques journées sombres, mais que se sont elles qui nous font le plus apprécier celles remplies de lumière!

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mercredi 14 août 2013

Une rencontre remplie d'espoir


Les vacances ne sont pas finies. Encore quelques jours de répits pour nos enfants qui retrouveront les bancs d'école sous peu.

Alors que Fiston Tupperware ne pense qu'à s'amuser, moi, je travaille fort. Depuis une semaine, je m’affaire à contacter mes « partenaires » à la Commission scolaire afin d'obtenir un accès au service de garde pour Fiston. À ce jour, j'ai probablement laissé beaucoup plus de messages que j'ai eu de vraies conversations. Bien sûr, je ne suis pas dupe. Je sais bien que tout le monde ne revient pas travailler aux mêmes dates. C'est pourquoi j'ai laissé de beaux messages détaillés à tous ceux à qui je désirais parler.

Le premier qui a retourné mon appel est celui qui remplace la dame au service des plaintes et qui ne sera pas de retour de vacances avant encore quelques jours. Il a bien répondu à mes demandes et m'a fait savoir que les directions d'école étaient de retour au boulot, et donc que la nouvelle directrice de l'école de Fiston devait s'y trouver pendant la journée. J'ai donc décidé d'aller à sa rencontre.

Je me suis donc présenté à l'école de notre garçon lundi après-midi, armée de tout mon courage et de tous mes arguments afin de défendre becs et ongles mes positions. Elle a gentiment accepté de me recevoir.



Après quelques minutes de conversation, quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre me dire qu'elle comprenait ma situation ET qu’elle ne comprenait pas comment notre dossier avait été géré! Elle m'a expliqué son parcours de directrice, ainsi que quelques-unes de ses réalisations, dont la mise en place d'un service de garde pour les enfants TED d'une école primaire de notre secteur!
 
Je lui ai donc expliqué que nous demandions le service de garde le matin et en fin de journée pour Fiston, exactement comme nous le demandions pour notre fille. Je lui ai expliqué que notre garçon avait passé l'été au camp de jour (sans accompagnement!) et que les choses s'étaient bien passées. Je ne lui ai pas menti. Je lui ai expliqué que certaines journées étaient plus difficiles que d'autres, tout en soulignant que même les enfants du régulier pouvaient avoir de mauvaises journées. Elle semblait approuver ce dernier point.

 
En 3 ans, je crois que c'était la première fois où j'étais bouche bée! Elle ne m'a pas fait de promesse ni donné de garantie, mais elle a su me convaincre qu'il y avait des façons de faire qui méritaient d'être changé et des adaptations qui devaient être mises en place afin d'accueillir pleinement les enfants différents qui fréquentent les classes de TRP (soutien émotif) de l'école.

Je suis sortie de son bureau le cœur un peu plus léger et avec l'espoir qu'il y avait enfin quelqu'un qui comprenait un peu ce que nous vivions comme parents d'enfants différents.

Maintenant, il ne nous reste plus qu'à attendre et espérer que le vent tourne et qu'enfin Fiston puisse intégrer le service de garde avec sa petite sœur, et ce, dès la rentrée scolaire!


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jeudi 20 juin 2013

Saga chez les Tupperware (Deuxième partie)


Donc....

Comme je vous l'expliquais hier, notre vrai combat pour obtenir une place en service de garde pour Fiston s'est corsé à la fin mai, lors de l'inscription de Princesse Tupperware au dit service.

En effet, afin d'assurer une logistique familiale plus zen, nous avons inscrit Princesse à la même école que son frère. Les autres écoles de notre secteur étant pleines, nous n'avions pas d'autres choix de toute façon.

En remplissant le formulaire d'inscription, j'ai coché que notre fille utiliserait le service de garde matin et soir et j'ai avisé que je demanderais la même fréquentation pour Fiston. À notre avis, il avait fait la preuve qu'il était capable de demeurer à l'école en fin de journée et nous ne voyions pas pourquoi ça ne pourrait pas être ainsi le matin. J'attendais une réponse de la direction.

Entre-temps, j'ai contacté la dame responsable du transport scolaire à la commission scolaire afin de faire une demande d'accommodement de transport pour notre cocotte en prévision de mon congé de maternité qui commencerait avant la période des fêtes. Les heures de fréquentation de l'adaptation scolaire étant les mêmes que celles de l'adaptation scolaire, je ne voyais pas comment ma demande pouvait être refusée.

Et bien... elle fût refusée. La gentille dame du transport m'a expliqué que la règle était claire : pas de mélange de clientèle. « Vous savez Madame, on ne sait jamais comment ces enfants peuvent réagir. Nous ne voudrions pas que votre fille soit blessée. » Elle nous a tout de même offert de voir ce qu'elle pouvait faire pour nous, s'il y avait d'autres options.

Comme la dame était plutôt gentille, elle a pris quelques instants pour me poser quelques questions sur ma logistique familiale et les services auxquels j'avais droit. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je l'ai entendue me dire : « Ça pas d'allure! Laissez-moi contacter la direction afin que vous ayez accès au service de garde le matin pour vos deux enfants. »

Quelques jours plus tard, je recevais un appel m'avisant que notre demande avait été acceptée. La dame avait dû y aller d'un bel argumentaire, mais la direction acceptait de nous offrir le service... à partir de 7 h 30.

Malheureusement, notre demande stipulait que nous avions besoin du service dès 7 h. La dame de la commission scolaire a donc rappelé la direction. La réponse fut catégorique : hors de question!

Vous savez ce que la dame nous a dit? « Faites une plainte! Je vous donne le numéro de la dame qui se charge des plaintes et je lui transmets vos informations »

Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés en processus de plainte pour 30 minutes de service de garde!

Certains trouveront peut-être que c'est excessif, mais voici ce que j'ai à leur répondre :

Nous n'avons pas choisi que notre fils soit en adaptation scolaire.

Nous n'avons pas choisi l'école où serait offert le programme.

Nous n'avons pas d'autres ressources pour prendre soin de nos enfants le matin et en fin de journée

Nous considérons que notre enfant handicapé (parce qu'il est reconnu comme handicapé au sens de la loi!) ne devrait en aucun temps être exclu d'un service en raison de son handicap.

Et finalement... 30 minutes peuvent facilement faire la différence entre « être à l'heure » et « être en retard » au boulot.

Ceci étant dit, nous savons très bien que Fiston aura besoin d'une période d'adaptation. Nous ne pouvons garantir que son comportement sera celui d'un enfant qui n'a pas de défis, mais n'ayant pas d'autres options, nous devrons lui faire confiance et le laisser prouver aux intervenants scolaires qu'ils ont eu tort de vouer l'expérience à l'échec avant même de l'avoir tentée.

Nous avons gagné notre cause auprès de la direction. L'accès dès 7 h est autorisé, mais conditionnel au bon fonctionnement de notre garçon. Comme il ne sert à rien de mettre la charrue devant les bœufs, nous verrons en septembre comment les choses se dérouleront.

D'ici là, les vacances arrivent et nous comptons bien en profiter!
 

En espérant ne pas devoir remettre les gants en septembre!
:)

mercredi 19 juin 2013

Saga chez les Tupperware (Première partie)


Il y a quelques mois déjà, je vous parlais d'un combat que je n'étais pas certaine de vouloir mener : celui qui ferait en sorte d'obtenir une place pour Fiston Tupperware au service de garde de son école.

Pour les parents d'enfants qui ont un cheminement scolaire régulier, la fréquentation dudit service en début et fin de journée va de soi (si les parents en ont besoin bien sûr!). Pour les parents d'enfants qui sont scolarisés en cheminement particulier, ce n'est pas un service acquis. En fait, c'est à la discrétion de la direction et des intervenants qui gravitent autour de l'enfant.

Dans notre cas, il était hors de question que Fiston ait un quelconque accès au service. Selon la direction, il était trop fragile et il n'y arriverait pas. Nous avions donc fait preuve de créativité afin de trouver des ressources pour que Fiston n'ait pas à rester à l'école en dehors des heures de scolarisation.

Au départ, ma mère s'occupait de lui le matin et en fin de journée si je n'étais pas rentrée du boulot. Malheureusement, les comportements de Fiston étant ce qu'ils sont, ma mère a fini par rendre son tablier de grand-maman-gardienne-à-tous-les-jours et nous avons du trouver une autre solution. J'ai d'abord fait modifier mon horaire de travail afin de commencer à travailler une heure plus tard, mais en terminant toujours à 13 h afin d'être revenue à la maison avant le retour de notre garçon. Par chance, mes patrons sont accommodants et ont accepté ma demande sans trop d'explications. Bien sûr, l'arrangement ne pouvant pas durer éternellement, je devais songer à un plan à plus long terme.

J'ai donc fait une demande à la direction afin que Fiston puisse fréquenter le service de garde en fin de journée, pendant 60 minutes, afin que je puisse récupérer l'heure perdue et ainsi assurer une présence au travail qui corresponde au poste dont je suis titulaire. Après plusieurs pourparlers, la direction a accepté de nous accommoder à raison de deux jours par semaine. Nous avons accepté leur offre en les avisant que nous ferions sous peu une demande visant à augmenter la fréquentation.

Les premières semaines, les choses se passaient plutôt bien. Fiston acceptait bien la transition et n'en semblait pas trop incommodé. Malheureusement, des événements à la maison (inondation du sous-sol et début des travaux de reconstruction!) sont venus perturber notre équilibre familial (et Fiston par le fait même!). Les choses se sont donc corsées à l'école (et à la maison!). Malgré tout, Fiston terminait ses journées au service de garde, mais devait être ramené à l'ordre par l'éducatrice spécialisée. Jugeant la situation stable, nous avons demandé une augmentation de la fréquentation.

Et c'est là que les choses se sont corsées...

C'est à ce moment où j'ai compris que l'école que fréquente notre garçon ne nous devait rien en terme de service en dehors des périodes de scolarisation. Que le fait d'être un enfant en adaptation scolaire retirait les droits d'accès automatique au service de garde, et que la responsabilité de la garde de l'enfant en dehors des heures de classe incombait aux parents.

Comprenez que je n'ai aucun problème à être responsable de mon enfant quand il n'est pas à l'école, mais entre vous et moi, comment devient-il possible de travailler si votre enfant fréquente l'école de 8 h à 14 h? Sans les disponibilités de ma mère, comment allais-je pouvoir être présente au bureau ET m'occuper de mon fils au même moment?

Ne pouvant pas accepter cette décision totalement discriminatoire, j'ai contacté la direction qui a fini par accepter de nous accorder deux fins de journée supplémentaires. L'entente nous convenait... jusqu'au jour où nous avons voulu planifier la rentrée scolaire 2013-2014, année où Princesse Tupperware fera son entrée au préscolaire, où je devrai reprendre mon horaire de travail régulier et où j'aurai besoin du service de garde en début et fin de journée...

C'est à ce moment que le vrai combat a commencé...


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dimanche 14 avril 2013

La peur de Fiston Tupperware


On parle beaucoup d'intimidation dans les écoles. Comme parent, mon premier réflexe est de souhaiter que cela n'arrive pas à mes enfants, qu'ils ne soient jamais victimes de leurs pairs et qu'ils aient un parcours scolaire sans heurt.

Avec Fiston Tupperware, nous ne pouvons pas dire que le parcours scolaire ait été simple. Par contre, depuis son arrivée en adaptation scolaire, nous constatons des changements. Fiston aime l'école et s'entend plutôt bien avec ses 5 camarades de classe. Il est bien encadré par les intervenants en ce qui a trait à ses comportements et performe bien au niveau académique.

Suite à une demande que nous avions faite à la direction, Fiston a débuté le service de garde il y a 3 semaines. Il y passe quelques heures deux fois par semaine, afin d'alléger notre horaire familial, mais surtout afin de pouvoir être avec d'autres enfants et de pouvoir socialiser.

Les choses semblaient aller rondement... jusqu'à jeudi dernier.

En effet, Papa Tupperware a reçu un appel de la psychoéducatrice qui trouvait que Fiston était plus anxieux, plus agité depuis quelques jours. Il a eu une journée très difficile et n'a pu être maintenu en classe en raison de ses comportements perturbateurs. Il y avait longtemps qu'il ne s'était pas comporté de la sorte. La psychoéducatrice a donc investigué la cause sous-jacente à ce comportement.

Après avoir questionné habilement Fiston, la psychoéducatrice du programme d'adaptation scolaire a obtenu réponse à ses questions.

Nous étions jeudi, Fiston devait aller au service de garde, mais ne voulait pas y aller : il avait peur. Peur d'un plus grand qui le menaçait dans la cour d'école chaque soir où il devait aller au service de garde. Peur de ce garçon qui le narguait et le bousculait en raison de son teint basané. Peur du plus grand qui lui promettait chaque jour toute une raclée.

Heureusement, Fiston a su en parler à son intervenante avant que les choses ne dérapent. Une intervention aura lieu cette semaine visant à faire cesser le manège. La situation sera prise en charge.

Sur le moment, j'ai voulu retirer Fiston du service de garde, me maudissant moi-même d'avoir fait la demande pour qu'il y soit intégré. Puis, après avoir laissé Papa Tupperware placé deux mots, j'ai compris que je ne l'aiderais pas si je le sortais de son milieu. Il devra faire face à la situation pour apprendre à s'en sortir. Il sera accompagné dans le processus et, bien sûr, Papa Tupperware et moi ne seront jamais bien loin pour intervenir si les choses s’enveniment.

Ce que je trouve le plus triste de cette situation est que Fiston n'avait pas besoin de ça. Je suis attristée par les défis qui se mettent sur son chemin continuellement et qui lui rappelle que la vie n'est pas toujours facile. Il se sent déjà suffisamment exclu du monde régulier depuis qu'il est en adaptation scolaire, qu'il n'avait pas besoin en plus d'être intimidé et menacé deux après-midi par semaine.

Je sais que mon fils se sortira de cette situation désagréable et qu'il sera accompagné par des intervenants compétents...

Mais évidemment, j'aurais préféré que tout cela ne lui arrive pas!


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Site du SPVM


**Cliquez (ici) pour visiter le site du SPVM. Vous-y trouverez une zone pour enfant bien intéressante qui vous donne de l'information sur l'intimidation et sur les mesures à prendre si l'on est vicitime ou témoin d'intimidation.**

jeudi 21 mars 2013

David et Goliath... ou le combat que je n'ai pas la force de mener.


Postulat : Si les parents ne travaillaient pas, le service de garde n'existerait pas.

N'est-ce pas? Du moins, à mon sens.

Lors du dernier plan d'intervention pour Fiston Tupperware, j'ai demandé la présence de la travailleuse sociale qui s'occupe de notre famille. J'ai demandé qu'elle nous accompagne parce que j'ai souvent tendance à retenir que l'information que je veux retenir et à en faire l'interprétation que j'en veux. En fait, j'avais besoin d'elle pour m'aider à faire le tri des informations reçues lors de la rencontre.

Lors de cette rencontre, nous avons discuté du cheminement de notre garçon. J'avais des inquiétudes importantes concernant ses apprentissages académiques. J'avais même débuté de l'enseignement à la maison afin de m'assurer qu'il ne prenne pas de retard par rapport aux enfants du régulier. Heureusement, Fiston progresse très bien et ses capacités intellectuelles font de lui un élève très doué. Je peux donc maintenant cesser de jouer à la maman-enseignante. (YEAH!)

Lors de cette même rencontre, nous avons mis en lumière certains aspects de la personnalité de Fiston. Outre son TDA-H, notre fils a de grands défis à relever. Il doit apprendre à « être », parce que ce qui lui manque c'est le « savoir-être ». Nous travaillons donc maintenant tous en ce sens afin de faciliter ses relations avec les autres (moi en particulier!).

La rencontre allait bon train. J'en ai donc profité pour faire une demande que j'avais déjà formulée par le passé, mais qui avait été refusée. J'ai demandé que Fiston Tupperware soit intégré au service de garde de l'école qu'il fréquente.

Anodin me direz-vous? Eh bien non. Les enfants qui doivent fréquenter une école d'un autre secteur afin de bénéficier de service d'adaptation scolaire ne fréquentent habituellement pas le service de garde de leur nouvelle école. Ils fréquentent celui de l'ancienne, de celle de leur quartier. Donc, les parents déposent leur enfant au service de garde de l'école du voisinage où une berline scolaire vient les chercher plus tard en matinée et les y reconduire à la fin des classes. Bref, l'enfant fréquente deux écoles dans la même journée. Pour certains, cela est probablement plus simple. Pas pour nous.

L'an dernier, Fiston fréquentait une école qui n'était pas celle de notre quartier. Nous avions demandé un transfert parce que l'école de notre secteur se trouve au village de notre ville et demande un détour d'environ 40 minutes le matin. Nous avions demandé le transfert parce qu'il est impossible pour Papa Tupperware et moi d'être à l'heure au boulot si nous devons nous rendre au village pour ensuite passer au CPE des petits et prendre enfin la route vers Montréal.

Nous nous retrouvons donc avec un problème majeur. Fiston n'a pas accès au service de garde de sa nouvelle école, ni à celui de celle qu'il a déjà fréquentée. Comme il n'a jamais mis les pieds à notre école de quartier, nous n'envisagions pas de l'y envoyer. Nous devions donc demander à la direction un « accommodement » afin de pouvoir alléger le niveau de stress qu'occasionne l'horaire de fréquentation scolaire atypique de notre enfant.

Et bien c'est lors du plan d'intervention que je me suis risquée. Je n'ai bien sûr pas eu de réponse immédiate. Il fallait attendre que la direction s'entretienne avec les intervenants qui gravitent quotidiennement autour de Fiston et vérifier si les ressources en place pouvaient l'accueillir convenablement.

Aujourd'hui, j'ai eu ma réponse. Fiston peut avoir accès au service de garde de son école. Deux jours par semaine jusqu'à 15 h.

Maintenant dites-moi... si les parents ne travaillaient pas, le service de garde n'existerait pas. Alors que font les parents comme nous qui doivent concilier famille-travail-et-horaires-atypique-de-fréquentation-scolaire sans service de garde? Que devons-nous faire de nos enfants en début et fin de journée?

Le pire dans tout cela, c'est la déception. La mienne, mais aussi celle de Fiston Tupperware qui espérait beaucoup être intégré au service de garde pour faire de « vraies activités, des activités normales, avec des enfants comme les autres » (ce sont ses propres mots!)

Je n'ai plus la force de me battre contre le système scolaire. Je voulais être David, mais clairement Goliath a revu sa méthode de combat. Mon espoir d'une vie un peu plus normale s'envole en fumée... comme bien d'autre projet d'ailleurs. Parce qu'à heure de travail réduite s'additionne un revenu réduit. Il semble que pour nous, ainsi sera la vie!


dimanche 25 novembre 2012

La beauté de l'être humain


La beauté de l'être humain est qu'il finit habituellement par s'adapter aux situations difficiles et aux changements. Alors que je n'y croyais pas vraiment, les choses ont beaucoup évolué dans la dernière année.

La nouvelle classe de Soutien émotif de Fiston tupperware lui convient parfaitement. Le fonctionnement respecte son rythme et ne néglige pas ses apprentissages académiques. Il s'y est fait des amis et apprend à mieux vivre avec ses difficultés puisque ses copains de classe en ont aussi. Ses résultats scolaires sont plus que satisfaisants, ses comportements s'améliorent en classe et son anxiété est mieux contrôlée.

Ceci étant dit, les défis ne sont pas plus petits. À la maison, nous devons maintenir la ligne directrice établie par les intervenants et demeurer cohérents dans nos interventions. Le plus difficile à mon avis reste à faire... et ce n'est pas Fiston qui aura à le faire, c'est moi!

Maintenant que tout est en place pour lui venir en aide, je réalise que mes attentes étaient encore une fois trop élevées. Je m'attendais à ce qu'un encadrement serré et l'évaluation précise des difficultés de Fiston le guérissent un peu de ses troubles. Aussi bête que cela puisse paraître, je m'attendais à me faire dire que le cas de mon garçon n'était pas si problématique et que nous préparerions son retour en classe régulière après moins d'une année en classe d'adaptation scolaire. Ce ne sera pas le cas.

Papa Tupperware m'a récemment confié qu'il préférait mille fois savoir notre fils heureux dans une classe de soutien émotif pendant encore quelques années plutôt que malheureux en classe régulière. Pour lui, il ne fait aucun doute que Fiston a les capacités intellectuelles pour être en classe régulière, mais il sait reconnaître qu'il est préférable qu'il soit bien préparé à affronter le régulier avant d'y être intégrer et que cela passait obligatoirement par un cheminement en adaptation.

Ma tête est d'accord avec Papa Tupperware... mais mon cœur l'est moins. Le cheminement scolaire que suit mon fils ne correspond pas à ce à quoi je m'attendais et je devrai donc redoubler d'effort pour faire mon deuil de l'enfant parfait, de celui que je voulais au-dessus de la mêlée.

Mais comme je le disais au départ, la beauté de l'être humain est qu'il finit habituellement par s'adapter aux situations difficiles, aux situations imprévues et aux changements. Mon amour pour mon fils me guidera donc vers l'acceptation de la situation et fera en sorte que je changerai ma vision de la situation. D'ici là... vaut mieux prendre les choses une à la fois!

lundi 24 septembre 2012

Promesse tenue!


L'école est bel et bien commencée. Les devoirs, les leçons et la routine!

Depuis le début des classes, les choses se passent bien pour Fiston Tupperware. Il semble bien s'adapter à son nouvel environnement. Il ne se plaint de rien... enfin presque : ses amis lui manquent. Il s'ennuie des copains de « son » école (de celle qu'il fréquentait l'an passé, mais qui demeure dans son esprit « son » école).

Il n'aime pas non plus finir l'école tôt. Il se retrouve seul à la maison avec sa maman qui, malgré plusieurs tentatives, n'arrive pas à lui changer les idées.

Bref, il s’ennuie ce pauvre enfant!

Il y a quelque temps, je lui avais suggéré d'en parler à la psychoéducatrice du programme de soutien émotif, lui rappelant qu'elle lui avait promis d'organiser des visites à son ancienne école s'il en ressentait le besoin. Il lui en a donc glissé un mot et nous l'avions secondé lors de la rencontre de parents il y a 10 jours.

Résultat : Fiston est allé dîner avec les amis de « son » école aujourd'hui. Il a revu ceux qui lui manquaient ainsi que son enseignante de première année. En prime, la psychoéducatrice lui a payé un beigne chez Tim Hortons au moment du retour. La cerise sur le sundae quoi!

La morale? Promesse faite, promesse tenue. Le bonheur des élèves avant tout!
 

lundi 17 septembre 2012

Dossier de Maman ::: Je dois / Je peux


La beauté des rencontres entre le prof et les parents est certainement de pouvoir tirer profits des trucs et astuces de gens qualifiés pour gérer des choses qu'il nous est parfois (souvent?) difficile à gérer comme parents.

La semaine dernière, Papa Tupperware et moi avons rencontré l'enseignante et la TES de Fiston. Le but de la rencontre était de comprendre le fonctionnement de la classe ainsi que le fonctionnement académique. J'avais très hâte à cette rencontre, car j'avais l'impression que le côté académique demeurait encore flou en classe d'adaptation scolaire.

Assis autour d'une toute petite table, sur de toutes petites chaises, nous avons découvert un milieu stimulant et correspondant parfaitement au profil de notre fils. Des « bulles » (ou cubicules) où les enfants travaillent en solo, un coin « de moyens » ou l'enfant peut piger dans un coffre à moyens pour retrouver son calme ou évacuer son trop-plein d'émotions, un coin technologique où chaque enfant (du moins il me semble...) a un poste informatique pour travailler, une table centrale pour les causeries.... Bref, plusieurs endroits bien définis où les enfants peuvent se diriger (ou être dirigé) afin de poursuivre leurs travaux ou gérer leurs émotions.

Aux murs, des affiches de toutes sortes qui rappellent aux enfants les travaux à faire, les étapes de résolutions de conflits ou la progression de leur M.Patate qui leur permettra de gagner un privilège. Il y a aussi un système de jetons qui permet aux enfants de bien vivre chacune de leur réussite quotidienne.

Un tableau parmi ceux affichés a particulièrement attiré mon attention. Celui des « Je dois/je peux ». Je vous explique...

Chaque enfant a un tableau de « Je dois/je peux ». Dans la colonne des « je dois » se trouve les travaux que les enfants ont à accomplir dans la journée. Une fois la colonne vidée de son contenu, l'enfant peut choisir une activité de la colonne « Je peux ». Par exemple : je peux jouer avec mon jouet de la maison une fois les tâches inscrites dans les « je dois » sont complétées. Facile vous ne trouvez pas? Vous me voyez venir n'est-ce pas?

Eh bien oui, j'ai repris l'idée à la maison! (Comprendre ici: les dollars sourires ont fonctionné un certain temps... mais plus maintenant!)

Donc, comme certains moments de la journée sont particulièrement difficiles tant avec Fiston qu'avec Princesse Tupperware, je leur ai fait une liste simple de leurs « je dois » à accomplir afin d'obtenir un « je peux »! Ainsi, une fois la routine du matin terminée ( déjeuner, habillage, brossage de dents, faisage de lit et ramassage de sac!), Fiston et sa sœur pourront se choisir un « je peux » applicable dès que les tâches sont exécutées. Demain matin, Fiston prévoit jouer 10 minutes à l'ordinateur et Princesse prévoit écouter les dessins animés.

Habituellement, ils n'ont pas le temps de relaxer le matin parce qu'ils mettent trop de temps à se préparer... ou à se disputer! Demain, mon petit doigt me dit que ce sera plus rapide!

Ce qui me plaît de cette méthode? Pas de comptage de points ou de dollars, le privilège est immédiat et donc la motivation tend à rester. De plus, ça fait une belle suite logique avec l'école non?

Sur ce, « je dois » vraiment aller me coucher... si je veux « pouvoir » me lever tôt demain matin!:0)