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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca
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vendredi 8 novembre 2013

Le plan d'intervention


Certaines semaines sont plus longues que d'autres. Cette semaine le fut plus particulièrement.

Ce matin, c'était le plan d'intervention pour Fiston Tupperware. Nous étions nombreux et avions beaucoup de choses à discuter. Il serait bien difficile pour moi de vous faire une synthèse de cette rencontre, mais disons que les principes fondamentaux des interventions ont été revus.

Comme parents, nous avons pu nous exprimer face aux interventions qui étaient déjà en place et face à celles qui seront mises en place dans les prochaines semaines.

Nous avons pu entendre exactement ce que les intervenants observaient de notre fils et l'analyse qu'ils faisaient de ses comportements. Ensuite, la ligne directrice a pu être tracée afin de guider nos interventions et de permettre une cohérence entre le milieu scolaire et le milieu familial.

Ce type de rencontre n'est jamais facile. Nous nous retrouvons assis autour d'une table où plusieurs intervenants nous font part de leurs observations et où nous nous sentons souvent démunis. Comme parents, il devient souvent difficile de rester objectif. Nos perceptions sont souvent erronées, car elles sont influencées par le lien affectif qui nous lie à notre enfant.

Ce que je retiens de cette rencontre est important : tous les gens présents aujourd'hui ont le bien-être de notre fils à cœur. Ils désirent tous que la situation s'améliore et surtout que notre garçon se sente mieux. Chacun est prêt à mettre l'énergie nécessaire pour que les interventions soient positives et afin que Fiston en vienne à vaincre ses démons intérieurs.

Le chemin à parcourir sera long. Il sera aussi parsemé d’embûches, d'obstacles et de moments de découragement. Par contre, nous avons senti que tout serait mis en œuvre pour passer au travers ces moments difficiles.

En ce moment, Fiston ne sait pas ce qui l'attend à son retour à l'école lundi prochain. Il ne sait pas encore qu'il devra travailler en parallèle pendant 2 jours et qu'il devra revenir sur certains événements avec son enseignante et sa TES. Papa Tupperware et moi, de concert avec la psychoéducatrice de pédopsychiatrie, avons convenus d'attendre dimanche avant de lui en parler. Nous avons décidé de passer les prochaines 48h dans la joie et l'allégresse (autant que faire se peut!). Au menu, la finition de la chambre de Minnie Tupperware, des jeux de société en famille, ainsi que pleins de petits trucs qui font sourire.

Dimanche, nous serons transparents. Nous expliquerons à Fiston que son retour ne sera pas facile, mais que nous croyons qu'il réussira à passer au travers cette épreuve parce que nous serons avec lui, à chaque pas.

D'ici là, place aux jeux et au plaisir! (Et au cumul de cubes de matière grise!)

mercredi 6 novembre 2013

La cassure


Mardi, j'avais beaucoup de choses à faire. Un rendez-vous pour des prises de sang, une visite chez un ami puis une dernière visite chez une autre amie pour aller chercher des trucs de bébés pour l'arrivée prochaine de Minnie Tupperware. (Que voulez-vous, à 31 semaines de grossesse, rien n'est prêt encore!)

C'est vers 11 h dans l'avant-midi que j'ai réussi à m'asseoir devant un excellent latte. Puis, au moment de prendre la première gorgée de mon succulent breuvage, mon cellulaire a sonné. Le temps que j'agrippe mon appareil, l'interlocuteur avait déjà raccroché. Malheureusement, j'ai le service d'afficheur d'appel. J'ai donc su immédiatement qu'il était fort probable que je ne termine pas mon café. C'était l'école.

Puis, la sonnerie a à nouveau retenti. C'était Papa Tupperware qui me demandait si je pouvais aller chercher notre fils à l'école. Étant au boulot, il ne pouvait pas se libérer. Fiston ne collaborait pas et il était impossible de le garder en classe ou même à l'école.

Bien sûr, j'allais y aller.

Sur le coup, j'étais très (trop?) en colère. Quand j'ai réussi à parler à une intervenante, j'ai été plutôt cinglante : je serais à l'école dans 30 minutes et je m'attendais à être accueillie par la psychoéducatrice et la direction. J'ajoutai que je voulais aussi que l'on mette tous les effets personnels de Fiston dans son sac à dos, car il ne retournerait pas à l'école avant la rencontre du plan d'intervention prévue à la fin de la semaine.

En arrivant à l'école, j'ai pu m'entretenir avec la psychoéducatrice. Je ne fus pas surprise des faits relatés. Fiston ne voulait pas collaborer et refusait de reprendre ses étapes (processus visant à réparer des gestes posés et étendus sur plusieurs journées). En résumé, Fiston devait travailler en parallèle pendant 3 jours et semblait cumulé de la colère. Au moment de sortir de classe il s'est mis à crier et à refuser tous les moyens mis à sa disposition pour gérer sa colère. À ce jour, je n'ai pas encore tous les détails, mais nous prévoyons éclaircir le tout vendredi prochain.

J'ai ensuite expliqué à la psychoéducatrice que je ne voyais pas la pertinence de laisser Fiston à l'école s'il n'en tirait aucun bénéfice et que les intervenants n'arrivaient plus à l'aider. J'ai ajouté que je prenais la décision de le garder à la maison jusqu'à la semaine suivante, le temps que tout le monde arrive à respirer un peu et à voir plus clair. Elle était d'accord avec moi, soulignant qu'une cassure entre le milieu scolaire et mon fils pouvait être bénéfique.

C'est donc avec un petit garçon triste et en colère que je suis revenue à la maison. Bien sûr, lui n'était pas content (et ne l'est toujours pas). Et moi... bien moi je ne sais pas trop.

D'un côté, je ne veux pas discréditer les interventions de l'école et de l'autre, j'ai besoin de savoir que mon fils est en sécurité au niveau psychologique. Il m'est inconcevable qu'on puisse laisser une enfant dans cet état et ne pas intervenir et comme j'ai ressenti que mes valeurs étaient ébranlées, j'ai préféré le retirer.

Je ne sais pas comment nous serons reçus à l'école vendredi prochain. Je ne sais pas si les intervenants nous jugent ou nous en veulent. Je ne sais pas non plus quel sera le plan pour réintégrer Fiston dans sa classe. Et pour être honnête, en ce moment, cela m'importe peu. Fiston est calme, il fait les travaux que je lui demande de faire (je découvre l'école à la maison!) et il n'a pas fait de colère depuis 24 h

Alors comme je le dis souvent : Un jour la fois, rien ne sert de vouloir aller plus vite.




*Le travail en parallèle consiste a pouvoir réintégrer la classe, mais à travailler dans sa bulle (entre deux paravents) et à ne pas pouvoir intégrer le groupe. Cette méthode a pour but de permettre aux autres enfants d'apprivoiser l'enfant qui a eu un comportement perturbateur et qui a provoqué de la peur chez les autres camarades de classe.

dimanche 6 octobre 2013

Dossier de Maman ::: Créativité et flexibilité


Je ne me souviens pas très clairement de mon parcours scolaire primaire. Je ne me souviens pas précisément avoir déjà fait des devoirs ou des leçons. Comme Fiston, je retenais l'information à la vitesse de l'éclair et donc je n'avais pas besoin de travailler très fort pour obtenir de bons résultats.

Puis, une fois au secondaire, j'ai poursuivi mes apprentissages sans effort majeur. Les choses se sont un tantinet corsées une fois en cinquième secondaire. J'ai dû retrousser mes manches et bûcher comme une démone pour maintenir ma moyenne générale au-dessus de 90 %. Puis, il y eu le CÉGEP où j'ai vécu un échec retentissant dès la première session. Comme toute-bonne TDA-H, j'avais mis tous mes espoirs sur ma capacité à faire mes travaux à la dernière minute. Malheureusement pour moi, on ne peut pas résumer un cours de physique ET de chimie en une seule nuit et sans faire les travaux pratiques. J'ai fini par me reprendre en mains, mais je suis définitivement passée à côté de mon parcours scolaire. Je n'ai pas terminé mes études en sciences comme je l'aurais tant souhaité.

Si je retiens une chose de tout cela, c'est que dans la vie, rien ne nous est donné sans effort. Je m'efforce donc d'inculquer cette leçon à mes enfants, surtout à Fiston Tupperware qui a évidemment le même profil que moi. Il n'a pas hérité que de la facilité, mais aussi de la loi du moindre effort qui vient avec.

Jusqu'à récemment, la période des devoirs n'était pas (trop) pénible. Cette année par contre, c'est un vrai combat! Les tâches papiers crayons ne l'intéressent absolument pas. Il refuse de s'appliquer et remet des travaux de qualité plutôt médiocre. Malheureusement pour lui, cela ne fonctionne pas du tout avec moi. Nous entrons donc souvent en conflit, et ce, plusieurs heures par semaines.

Ce weekend, j'en ai eu assez. Je l'ai laissé faire ses devoirs seul. Si vous aviez vu le résultat!! J'étais outrée! J'ai dû me ressaisir et essayer de comprendre ce que cela me faisait vivre à MOI quand mon garçon agissait ainsi.

J'ai réalisé que j'étais déçue que mon enfant ne reconnaisse pas l'importance de s'appliquer dans ce qu'il fait. Fiston n'a pas de trouble d'apprentissage, il est même très doué, alors pourquoi refuse-t-il de s'appliquer et de remettre des travaux bien fait?

Après réflexion, j'ai donc décidé d'élaborer une stratégie gagnante AVEC mon garçon. Je lui ai offert de planifier avec moi des périodes d'études et de devoirs qui LUI conviennent. Bien sûr, je préférerais que nous finissions tous les devoirs en une seule période, mais il semble bien que cela soit impossible pour lui. Nous avons donc élaboré un plan complet, que nous avons imprimé et affiché. J'ai aussi proposé à Fiston d'intégrer l'ordinateur à la période de leçons afin de combiner l'écriture à la main et le traitement de texte. Ainsi, il continue de progresser en calligraphie tout en acquérant de nouvelles connaissances en lien avec l'utilisation des outils technologiques.

Ne me demandez pas si notre entente fonctionnera sur tous les points, mais une chose est sûre, je continuerai d'accompagner mon fils dans son parcours scolaire, et ce, même si je dois faire preuve de beaucoup de créativité et de flexibilité afin de maintenir son intérêt et à susciter ses efforts.


Et vous? Comment se passe l'heure des devoirs et leçons à la maison? Avez-vous des stratégies gagnantes à partager?


lundi 6 mai 2013

Abandonner... au figuré.


J'étais assise dans le bureau de la travailleuse sociale. Je lui relatais les dernières frasques de Fiston Tupperware ainsi que mes choix d'interventions. Puis, calmement, je l'ai regardé et lui ai dit que c'était terminé, qu'était venu le moment pour moi d'abandonner.

Quelques jours avant cette rencontre, ma limite avait été atteinte. Tel un éclair, j'ai réalisé que peu importe ce que je pouvais lui dire, Fiston ne m'écoutait pas. Dès que je dis noir, il répond blanc. Quand je dis gauche, il dit droite. Quand je dis non, il dit qu'il s'en fout! Alors, à quoi bon continuer à perdre mes énergies à me battre avec lui? Peut-être est-ce le moment de lui laisser le contrôle de sa petite vie, en lui expliquant bien qu'il devra vivre avec les conséquences de ses actes?

Après un (autre) conflit sur la pertinence de prendre un bain et de se brosser les dents avant l'heure du coucher, j'ai annoncé ma décision à Fiston : « Chéri! j'abandonne! Je suis fatiguée, et je suis blasée de tous ces conflits qui reviennent en boucle jour après jour. Dorénavant, tu t'organises mon homme! Tu sais où sont les serviettes, les débarbouillettes, le savon et tout ce qu'il faut pour sentir le neuf. Arrange-toi! »

Évidemment, Fiston a été surpris. Avec un doute dans le regard, il s'est dirigé dans la salle de bain et a procédé. Après 15 minutes, il m'a appelée pour me dire qu'il avait terminé. Je n'ai rien répondu. J'étais occupée à lire avec Princesse Tupperware. (Chose que je n'ai jamais le temps de faire parce que son frère accapare toute mon attention en fin de soirée.)

Après son bain, Fiston a brossé ses dents et rangé ses trucs. Puis il est venu s'asseoir avec nous. Après m'avoir signalé sa GRANDE autonomie, il m'a demandé si ça allait être ainsi pour tous les jours de toutes sa vie. Et bien... oui! Du moins, pour tout ce qui est des tâches qui sont exécutables seul à l'âge de 7 ans.

Ce sera donc ainsi pour son hygiène, ses devoirs et l'organisation de ses temps libres. Exit la maman-géo qui organise chaque seconde de sa petite existence.

Après mon récit, la travailleuse sociale a souligné le fait que j'arrivais peut-être enfin vers une sorte de « lâcher-prise »... mais que je devais faire attention de ne pas trop laisser Fiston à lui-même. Que le risque était grand d'abandonner au sens propre plutôt qu'au figuré. Qu'à 7 ans, il avait quand même encore besoin de sa maman.

Bien sûr, selon elle, la méthode fonctionnera quelque temps, mais pas pour les bonnes raisons. Elle fonctionnera uniquement parce que Fiston aura peur de perdre sa relation avec moi. Il voudra me plaire et me montrer qu'il est capable.

Je ne veux pas perdre ma relation avec mon garçon. Je veux avoir du plaisir à être avec lui, à être en relation avec lui. Je veux qu'il obtempère un tantinet pour les choses plates du quotidien afin de libérer un peu de temps pour faire autre chose de plus intéressant. Je veux qu'il sache qu'il peut compter sur moi, que je serai là, mais que pour cela il doit me prouver que je peux moi aussi lui faire confiance.

Depuis ma rencontre avec la travailleuse sociale, je n'ai pas encore trouvé le moyen d'entrer un peu plus en relation avec Fiston. Les fois où j'ai tenté « d'être avec lui », les choses ne se sont pas passées comme je l'aurais souhaité.

Il semble que lui et moi ayons encore du travail à faire... mais vous auriez bien compris qu'ici « abandonné » ce n'est pas au sens propre, mais bien au figuré.

lundi 4 février 2013

Je ne me souviens pas de toi


Le jour où tu es né, j'ai promis à qui voulait l'entendre que je serais toujours là pour toi, que tu pourrais compter sur moi.
J'ai juré à qui voulait l'entendre que tu serais un enfant spécial, plein de vigueur et un peu moqueur.
J'ai chanté à ton oreille toutes les louanges qu'une mère peut porter dans sa voix, même si tu ne m'écoutais pas.
J'ai écrit chaque jour de ta vie dans un livre spécialement conçu pour toi, pour que tu saches que je n'avais rien manqué de toi.

Et malgré cela, je ne me souviens pas de toi.

Je t'ai nourri moi-même à chacun de tes repas, pour que tu grandisses vite et que tu ne manques de rien.
J'ai accouru vers toi chaque fois où je t'ai entendu m'appeler... même si ce n'était pas pour te sauver d'un éventuel danger.
J'ai pansé tes blessures imaginaires, celles-là mêmes qui n'ont jamais bleuies ou même saignées.
J'ai pourchassé les monstres sous ton lit, armé d'un balai et d'une passoire, pour que tu n'aies pas peur du noir.
J'ai laissé la porte de ta chambre ouverte chaque soir, pour que tu puisses m'entendre encore un peu avant de t'endormir.
Je t'ai bercé des heures pour te réconforter, pour t'apaiser alors qu'au fond, parfois, c'est moi qui avais le plus besoin de toi.

Et malgré cela, je ne me souviens pas de toi.

Je t'ai acheté de beaux habits pour que tu puisses être fier et souriant en allant voir tes grands-parents.
Je t'ai offert toutes les activités possibles, pour t'aider à rester fier et souriant, pour que tu te sentes toujours un peu plus grand.
Je t'ai accordé tout mon temps pour dessiner, bricoler et cuisiner parce que tu voulais tellement toujours faire comme les grands.

Et malgré cela, je ne me souviens pas de toi.

Je me souviens de tes grands yeux noirs, de tes cheveux bouclés et de ta moue qui me faisait craquer.
Je me souviens de tes éclats de rire lorsque je m'amusais à déposer des bisous dans ton cou en te retenant contre moi.
Je me souviens de tes yeux rieurs quand, avec ton papa, tu jouais à qui m'aimait le plus... Jeu auquel tu gagnais haut la main d'ailleurs!

Je me souviens de tout... et malgré cela, je ne me souviens pas de toi.

Je t'ai perdu le jour où j'ai oublié que j'avais juré que tu serais un enfant spécial... Le jour où je me suis laissé convaincre que tu étais spécial au point où je devais prendre les choses en mains et cacher l'essence même de ta personnalité.
Je t'ai oublié le jour où j'ai trop pensé à ce qui pouvait t'arriver si je ne t'aidais pas à tempérer tes éclats, qu'ils soient de rire ou de fracas.

Deux ans déjà que notre monde à changé de couleur, qu'il a perdu de sa saveur.
Et avec tout cela, toi, te souviens-tu de moi?

dimanche 6 janvier 2013

Quand Fiston Tupperware trouve les mots...


Depuis 20 h ce soir, c'est officiel! Notre famille a survécu aux vacances des Fêtes. Je serai très honnête avec vous : j'ai définitivement douté de notre capacité à passer au travers de ces deux semaines de semi-festivités!

Avec des enfants, la période des fêtes en est une de désorganisation. Les changements multiples viennent parfois à bout de leur énergie sans fin... ainsi que de la nôtre (qui à la base n'était PAS sans fin!)

Ici, par chance, la garderie nous a un peu sauvés de la catastrophe. Comme j'ai dû travailler pendant le congé scolaire, il n'y avait que pour Fiston Tupperware qu'il fallait trouver du gardiennage. Malheureusement, les journées auront été pour lui très longues et frustrantes. Il est devenu très anxieux et plutôt agressif. Il est devenu totalement intolérant à la frustration et nous l'a clairement fait savoir.

Nous savons habituellement bien composer avec ses colères et ses désorganisations, mais cette fois, nous avons dû admettre que ses comportements étaient plus problématiques qu'à l'habitude. Nous l'avons donc observé plusieurs journées en tentant de mettre le doigt sur ce qui le rendait aussi anxieux et colérique. Mis à part la présence de l'ado de Papa Tupperware, rien ne nous permettait de croire que le changement était extrinsèque. J'ai donc consulté le pharmacien qui nous a rapidement pistés sur les raisons des changements de comportements de Fiston.

Depuis quelques mois, notre garçon est traité avec un antidépresseur visant à faciliter son sommeil et diminuer son anxiété. L'agitation que nous avions notée était, semble-t-il, causée par une dose trop élevée de médicaments... Vous connaissez la suite n'est-ce pas? Sevrage et changement de médication. Par chance, Fiston a pu voir son médecin le 4 janvier!

Bien sûr, depuis le changement de dosage, nous n'avons pas vu d'énormes changements. Seul le temps nous dira si les modifications au traitement auront un effet positif sur notre garçon.

Le plus difficile, je crois, est qu'en plus d'être difficile pour nous, ce type de désorganisation est souffrante pour mon fils. J'ai vu une détresse dans ses yeux qui m'a ramenée près de 2 ans en arrière... Je l'ai revu, du haut de ses 5 ans, me demander de le tuer pour que les médecins puissent ouvrir son cerveau et comprendre ce qu'il lui arrivait. Je le revoyais, les yeux rivés sur les miens, m'implorer de l'aider, de le soulager de tant de souffrance.

Puis, j'ai réalisé que, contrairement a il y a deux ans, il a été capable de mettre en mots sa souffrance. Il a été capable de nous dire qu'il n'arrivait plus à se contrôler, à se contenir, qu'il trouvait les vacances difficiles et ses relations avec les autres problématiques.

Alors au-delà des troubles de santé mentale et de la médication... il y a un petit garçon de 7 ans qui chemine. Et ça, c'est réconfortant pour un cœur de maman!


Bon retour aux routines pour vous et vos marmots! :)


lundi 3 septembre 2012

Ce qu'une mère ne veut pas entendre...


Quand les bébés grandissent, on a hâte de les entendre parler. On porte attention à chacun de leurs babillages et tentons d'y déceler les premiers mots, aussi mal prononcés soient-ils! Puis, vient le premier « maman », le premier « papa », le premier « encore », le premier « NON! »... Bref, quand le bébé parle, on est content.

Graduellement, les babillages sont devenus des mots et ensuite des phrases. Le premier « Je t'aime » demeure à mon avis le moment le plus émouvant de ma carrière de maman!

Malheureusement, viennent aussi des mots que l'on préfèrerait ne pas entendre. Des mots, des phrases que l'on n’aurait jamais pu croire entendre de la bouche de l'enfant qui, autrefois, n'était encore qu'un bébé.

Fiston Tupperware est agile avec les mots. Ils parlent depuis l'âge de 6 mois (Difficile à croire mais totalement véridique!). De fil en aiguille, il a découvert le pouvoir des belles paroles, ainsi que celui des plus horribles.

La semaine passée, après un retour de l'école plutôt mouvementé, j'ai demandé à mon garçon d'effectuer sa tâche, c'est-à-dire sortir le recyclage. Habituellement, il le fait avec le sourire sachant bien qu'il sera rémunéré pour avoir effectué ladite tâche, mais pas ce soir-là!

C'est avec force qu'il a refusé de s'exécuter, prétextant que j'abusais de lui, que je ne demandais rien à sa sœur et à son frère. En colère, il m'a regardée droit dans les yeux et m'a dit : « Dans le fond, tu m'aimes pas! Tu me demandes toujours des services! T'es toujours fâché après moi! Tu me détestes! T'aurais jamais dû me mettre au monde!!!! »

Fiston Tupperware a un trouble d'opposition avec provocation en plus de son TDA/H et de ses troubles anxieux. Une fois en colère, rien ne l'arrête. Il nous tiendra tête jusqu'à l'épuisement. Bien sûr, je suis l'adulte et je comprends bien ses différents troubles. Je sais qu'il faut ignorer ce type de comportements et attendre que la tempête se calme avant d'intervenir. Je sais que si je réponds à ce genre de propos, nous serons tous les deux en escalades de colère et que cela n'est pas souhaitable. Mais même si je sais tout ça, mon cœur de maman se tord chaque fois où les mots qui sortent de sa bouche deviennent plus tranchants qu'une lame de rasoir.

Et même si ses excuses sont directement proportionnelles à la blessure, je me dis qu'une mère ne devrait pas entendre ce genre de chose. Je me dis parfois que je préférais ses babillages de bébés à ses colères d'enfant différent.
 

lundi 4 juin 2012

Qu'as-tu lu Maman Tupperware?


Depuis la création de mon blogue il y a bientôt un an, bien des parents se sont adressés à moi avec une question bien simple : que pourrais-je donc bien lire pour apprendre à vivre avec mon enfant différent?

Cette question n'est pas simple. La seule chose que je puisse faire est de vous suggérer les ouvrages que j'ai moi-même pris le temps de lire (soit en entier, soit en diagonale!)

Comprenez ici que Fiston Tupperware souffre d'un TDA-H sévère de type mixte, d'un trouble d'anxiété généralisée et du trouble de provocation avec opposition. J'ai donc bien sûr concentré mes recherches sur ces troubles afin de dénicher des outils, des trucs et des astuces qui puissent faciliter son quotidien et le nôtre.

Ma première lecture fût « Mon cerveau a besoin de lunettes » écrit par la Dre Annick Vincent, psychiatre spécialisée en trouble du déficit de l'attention chez l'enfant et l'adulte. J'en ai aussi profité pour lire « Mon cerveau a encore besoin de lunettes », écrit par la même auteure et qui traite du TDA-H chez l'adulte. Fiston Tupperware a lu le premier ouvrage à quelques reprises et cela semble avoir facilité sa compréhension du TDA-H. Un langage clair, des explications simples et des images qui représentent bien ce qui se passe dans la tête de l'enfant.


Ensuite, j'ai lu « C'est parents à bout de souffle » de Suzanne Lavigueur, qui est la suite logique du livre « C'est enfant qui bouge trop » de Claude Desjardins. Le livre de Mme Lavigueur vise à conseiller les parents sur les stratégies à mettre en place afin de faciliter la relation avec l'enfant qui souffre de TDA-H et son parent. D'un chapitre à l'autre, je me suis facilement reconnue dans les exemples énoncés et j'ai pu rapidement utiliser les solutions présenter pour obtenir un changement dans ma relation avec mon fils. C'est dans ce livre que vous trouverez la technique du 1-2-3 qui permet d'amener l'enfant à cesser rapidement un comportement dérangeant. Écrit clairement, ce livre permet d'accepter que de vivre avec un enfant souffrant de TDA-H demande un investissement important du parent, et déculpabilise ce dernier par rapport aux émotions qu'il vit face à son enfant. C'est de loin le livre que je recommande le plus aux parents qui vivent des difficultés et qui cherchent des solutions.



Finalement, j'ai lu « Mon enfant s'oppose. Que dire? Que faire? » de Gisèle George. Cet ouvrage m'a été très utile pour développer des stratégies visant à diminuer les épisodes d'opposition entre Fiston Tupperware et moi. Il m'a aussi permis de découvrir le jeu des points bleus qui, une fois bien maîtrisé, devient un outil ultra-efficace pour diminuer les conflits et amener l'enfant à développer sa propre autonomie face aux tâches à accomplir.



Bien sûr, ces livres sont utiles pour les parents d'enfants qui souffrent des différentes problématiques énoncées. Par contre, ils peuvent aussi très bien servir aux parents qui cherchent simplement à instaurer une discipline constante, claire et aimante.

Bonne lecture!