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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca
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dimanche 8 février 2015

Bonne fête Princesse Tupperware!

Ce weekend, nous avons célebré ton anniversaire. Comme tu grandis vite!

Comme si le temps venait de me rattraper d'un seul coup, j'ai réalisé que tu n'es plus la petite fille que j'ai connue.

Tu m'épates. Pour vrai! Je suis tellement fière de toi. 

Tu es brillante, allumée, enjouée et pleine d'énergie. Certes, tu as quelques défauts, mais rien qui ne soit inquiétant pour mon coeur de maman. 

Je te regarde aller du coin de l'oeil depuis quelques temps et ce que je vois me renverse chaque fois. Tu es indépendante et autonome. Tu cherches sans cesse de nouveaux défis, de nouvelles façons de gérer ta vie. Tu veux être grande, aidante et qu'on te traite avec respect et attention. Tu t'affirmes positivement, me rappelant à l'ordre quand je veux décider pour toi ou contrôler ta vie. 

Tu as 7 ans. Tu me parles en grande fille, passant d'un sujet intéressant à un autre. Tu as des projets, des idées et des espérances. Et tous les jours, tu partages avec moi un petit bout de toi, me faisant une place de choix dans ton coeur et dans ta tête d'enfant. 

Cette année, pour ta fête, je te souhaites de toujours rester toi-même. De continuer à croire en toi et en toutes tes capacités. À continuer de t'affirmer, de prendre ta place et de ne jamais laisser quiconque se mettre sur ta route ou t'empêcher d'avancer. 

Bonne fête ma belle Princesse Tupperware! Et merci d'illuminer mes journées comme tu le fais depuis 7 belles années. Tu fais de moi une mère comblée et fière. 

Je t'aime. 


jeudi 20 novembre 2014

Ces yeux...

Princesse Tupperware a les yeux bleus. Elle est la seule de nos enfants qui a hérité du gêne récessif. Elle est celle que les gens remarquent en premier parce que son teint de lait rend ses yeux encore plus clairs et plus beaux. 

Princesse aurait aimé avoir les yeux bruns. Comme ses frères. Comme son père. Comme sa soeur. Comme moi.

Je lui répète chaque fois que ses yeux sont merveilleux, uniques et pleins de belles promesses. Et qu'elle n'a rien à envier à ceux des autres, peu importe leurs couleurs. 

Il m'arrive parfois de demander à ma fille de me regarder, de me laisser me perdre dans la beauté de son regard et d'y voir tout ce qui la définie : une couleur vive, distincte et souvent surprenante. 

Et c'est dans son regard que je découvre tout l'amour qu'il peut exister entre une fille et sa mère. Entre elle et moi.




vendredi 7 novembre 2014

Petit bonheur du vendredi :: Bravo Princesse Tupperware!

L'année scolaire de Princesse Tupperware a débutée sur une note plutôt sombre. Pas facile de faire comprendre à tous les intervenants qu'une enfant avec un diagnostic de TDAH a besoin d'outils pour bien fonctionner et ce, bien avant de penser à la médicamenter. 

Alors ce soir, quand j'ai trouvé ce certificat dans son petit facteur, j'étais plutôt fière de ma grande énergique!

Bravo ma fille! Papa et Maman sont vraiment fiers de toi! :)

jeudi 2 octobre 2014

Pourquoi j'ai des devoirs MOI?

Depuis qu'il est en classe de soutien émotif, Fiston n'a pas de devoir. En fait, il en avait la première année où il a intégré le programme d'adaptation scolaire, mais depuis qu'il est en classe avec des enfants plus vieux, il n'en a pas.

La raison est simple : les devoirs, avec un enfant opposant qui ne collabore pas facilement, peuvent devenir une guerre entre lui et son parent.

Suis-je d'accord avec le fait que notre fils n'ait pas de devoirs? Non. Est-ce que je comprends et profite pleinement de la raison pour laquelle l'enseignante a décidé de ne pas donner de devoir aux élèves? Oui.

Ceci étant dit, j'ai tout de même une enfant qui chemine au régulier à l'école qui, elle, a des devoirs.

Le jour que je redoutais un peu est donc arrivé : Princesse veut qu'on lui explique pourquoi diable elle a une période de devoirs et de leçons quotidienne alors que son grand frère (qu'elle adore! Hum hum!) n'en a pas.

Cette semaine, alors que la période d'étude s'éternisait parce qu'elle préférait regarder par la fenêtre et chanter des chansons plutôt que de se concentrer, elle m'a dit que pour elle aussi c'était déplaisant les devoirs et (donc!) qu'elle ne voulait plus en faire. Point.

Malheureusement pour elle, les choses ne se passeraient pas ainsi.

J'ai pris le temps d'expliquer à notre grande que je comprenais le sentiment d'injustice qu'elle vivait, mais qu'elle devrait s'y faire et (surtout!) se considérer chanceuse de pouvoir cheminer au régulier comme ses amis. Je lui ai fait valoir que son frère lui, ne pouvait pas sortir dehors jouer avec ses copains de classe parce que ceux-ci habitent trop loin. Qu'il était seul en fin d'après-midi, alors que tous les petits voisins étaient à l'école.

J'ai aussi mis l'emphase sur tous les progrès qu'elle faisait et sur le plaisir qu'elle avait d'apprendre de nouvelles choses : de nouveaux mots, de nouvelles lettres, de plus grands nombres... Bref, j'ai sorti mon plus beau sourire et je lui ai raconté quelques bobards.

Je ne connais pas d'enfant qui aime faire des devoirs ou des leçons et je sais que pour certains parents, c'est parfois un moment frustrant de la journée. Mais pour être honnête, voir ma fille faire des devoirs et des leçons et apprendre de nouvelles choses tant à la maison qu'à l'école me fait plaisir.

Probablement que ça calme mes angoisses de mère qui a peur qu'un autre de ses enfants se retrouve en adaptation scolaire. Probablement aussi que de la voir suivre un parcours standard me réconforte dans mon rôle de parent et me convainc que je fais une « pas pire » job. 
 
En espérant que mes explications suffiront encore quelques... années! :-)


Comment se passe la période de devoirs chez vous? Facile? Ardue? Guerre mondiale?

jeudi 24 juillet 2014

Le diagnostic de Princesse Tupperware

La semaine passée, nous avons appris quelque chose que nous savions déjà. Princesse Tupperware, qui était suivi au centre de développement du CHU Ste-Justine depuis l'âge de 5 ans (après 2 ans d'attente), a eu son diagnostique : TDAH. Toutefois, son pronostic est meilleur que celui de son frère.

Princesse Tupperware fait partie des enfants qui bougent SANS ARRÊT. À table, elle arrive à se retrouver au sol sans savoir pourquoi. Dans ses jeux, elle est intense et téméraire. En quelques semaines, elle a eu un arrachement osseux de la malléole, une plaie frontale suite à une collision avec un punching bag et une sérieuse commotion cérébrale qui nous a valu une visite à l'urgence de Ste-Justine.

En classe, son enseignante avait dû mettre en place quelques outils afin de garder l'Attention de notre fille. Brillante, Princesse Tupperware s'ennuyait rapidement. Elle se levait constamment, coupait la parole à répétition et n'arrivait pas à rester calme dans les moments où elle le devait.

Malgré une feuille de route, un siège spécial fournit par l'ergothérapeute et un encadrement serrés, le drapeau rouge a été levé en fin d'année.

Quand nous avons eu les multiples diagnostics de Fiston, je savais que nos autres enfants seraient à surveiller. Les médecins nous avaient déjà parlé de l'hérédité du TDAH. Je m'étais promise de ne jamais faire l'Autruche et de toujours m'assurer que ma fille, qui fonctionnait bien à la garderie et ailleurs, ait tous les outils à sa disposition et de ne jamais me réfugier derrière le « Bah, c'est tellement moins pire que son frère, ça doit pas être grave! ».

Parce que non, Princesse ne fait pas de crise, elle n'est pas anxieuse et elle arrive à fonctionner en classe régulière. Parce que oui, on arrive à canaliser son énergie avec l'activité physique. Mais parce qu'on ne veut jamais compromettre sa réussite scolaire ET ses relations sociales, on a décidé de poursuivre et finaliser les évaluations. (En fin d'année, elle dérangeait beaucoup les amis qui l'entouraient.)

Princesse ne commencera pas l'année scolaire sous médication. Nous avons décidé de la laisser commencer son année en informant son enseignante de son diagnostic et des outils utilisés l'année précédente. Nous voulons lui donner la chance de développer ses propres outils et de voir si elle aura suffisamment mûri (ou pas!).

De plus, en changeant d'école, elle ne sera plus la sœur de l'autre et nous croyons que cela aura un impact sur ses relations et sur sa façon de vivre sa scolarisation. (Princesse nous a demandé de changer d'école en fin d'année scolaire pour prendre l'autobus scolaire comme les autres et se faire des amies dans notre quartier. Demande que nous lui avons accordée par respect pour celle qu'elle est.)

Bref, nous déciderons à la fin du mois de septembre ce qui sera mis en place et si nous débuterons une molécule pour traiter son TDAH. D'un côté, j'espère qu'elle aura une enseignante ouverte d'esprit et avec de l'expérience avec le TDAH afin d'éviter la médication. Et de l'autre, je me dis que si nous devons la médicamenter pour l'aider à réussir, nous n'hésiterons pas.

Seul l'avenir nous le dira. D'ici là, on profites de l'été! ;)




dimanche 8 juin 2014

Le vélo à deux roues (ou comment accompagner son enfant dans la sauvegarde de son estime de soi!)


Fiston Tupperware est dyspraxique. Il coordonne donc plutôt mal les mouvements de son corps. Ça a toujours été ainsi.

Par chance, Papa Tupperware est un homme patient. Vraiment patient. Il a donc toujours accompagné noter garçon dans l'apprentissage des trucs qui étaient difficiles pour lui de faire. Au parc, il a passé plusieurs heures à le tenir dans ses bras pour que Fiston apprenne à avancer aux barres de singe. Ça a été ainsi pour les fois où il a voulu grimper dans les grosses toiles d'araignées en cordes ou sur les murs d'escalades qu'on retrouve dans certains parcs.

Quand est venu le temps de lui apprendre à faire du vélo sans ses petites roues, je n'y croyais pas trop. J'avais déjà fait mon deuil avant même qu'on ait essayé de le lui apprendre. Puis, à ma grande surprise, il a réussit en quelques heures. Il était vraiment fier et nous aussi. Depuis ce jour, il part presque quotidiennement à vélo pendant des heures.

Princesse Tupperware quant à elle a toujours été très motrice. Elle patinait seule à 2 ans, se balançait dans les barres de singe et nageait seule à 3! Elle aime quand les choses bougent et quand ça va vite. Son seul obstacle? Ça maladroitesse. Elle est ce type d'enfant qui bouge SANS ARRÊT. Elle reste difficilement assise et revient régulièrement à la maison couverte d’ecchymose et de plaies de tout type!

Princesse Tupperware a eu 6 ans. Cet été, c'est à son tour d'apprendre à faire du vélo à deux roues. Nous avions tenté de lui apprendre l'an passé sans succès. Elle manquait d’équilibre et se laissait distraire trop facilement.

Nous sommes donc allés ce weekend sur une piste cyclable située tout près de la maison. Princesse a tenté avec beaucoup de persévérance de faire du vélo seule. Ça n'a pas été facile. Après plusieurs chutes et quelques rougeurs un peu partout sur ses petites jambes, elle a demandé une pause. Elle était déçue de ne pas avoir réussi du premier coup. Elle m'a dit avoir peur que ses amies se moquent d'elle parce qu'elle n'arrivait pas à faire du vélo sans aide. Elle a même demandé à ce que l'on ferme la porte du garage pour ne pas que ses amies sachent qu'elle avait encore besoin de petites roues!

J'ai rassuré et consolé ma fille. Mais j'ai surtout essayé d'apaiser son égo.
 
Je ne me souviens pas de ce que c'est que d'apprendre à faire du vélo à deux roues, mais je sais ce que ça fait de se sentir gênée de ne pas être capable de faire quelque chose que les autres sont capables de faire. Je sais ce que ça fait de n'avoir pas confiance en soi et de se sentir moins belle et moins bonne que les autres.

J'ai (presque) 33 ans et je travaille encore très fort pour construire ma confiance en moi. Je me suis donc toujours promis que lorsque mes enfants se sentiraient moins bien avec eux-mêmes, je m'assurerais de panser leurs blessures et de les guider vers une estime positive d'eux-mêmes.

Princesse Tupperware, après plusieurs chutes et quelques larmes, réussit à pédaler seule sur une courte distance. Nous continuerons son apprentissage dans les prochains jours. Mais surtout, nous ne manquerons pas de lui dire qu'elle est bonne, qu'elle est belle, qu'elle y arrivera et que ce sera ainsi chaque fois qu'elle entreprendra quelque chose de nouveau. 


mardi 1 avril 2014

À la conquête d'Olaf (ou comment préparer Princesse Tupperware pour sa chirurgie)


Depuis qu'elle est toute petite, Princesse Tupperware est suivi en ORL. Avant l'âge de 18 mois, elle avait déjà plus d'une quinzaine d'otites à son actif et 3 installations de tubes dans les deux oreilles. Elle a donc toujours été suivie étroitement par son médecin à raison de 2 à 3 fois par an.

Il y a 18 mois, son médecin nous a posé plusieurs questions sur la respiration nocturne de notre fille. Comme je ne suis pas de celle qui s’assoit pendant des heures au chevet de ses enfants pendant la nuit (mère indigne, j'en conviens! #not) je ne savais trop quoi répondre. Mise à part peut-être la présence de ronflement nocturne et une haleine matinale plutôt horrible, je ne voyais pas ce qui aurait pu m'inquiéter.

Elle a donc porté à notre attention que notre fille présentait des amygdales gigantesques et cryptées. Un examen par caméra a aussi démontré la présence d'une petite masse au niveau de l’œsophage qui devrait être retiré. C'est suite à cet examen que nous avons convenu avec le médecin de faire subir une amygdalectomie à notre grande fille. Selon le médecin, la chirurgie aurait lieu dans les 6 mois suivants.

Erreur.

Après 6 mois sans nouvelle, j'ai contacté l'hôpital pour savoir ce qui était advenu du dossier de notre fille. Résultat? Dossier mal classé. Il a dû être retrouvé. Entre-temps, nous avions pris un rendez-vous avec la spécialiste pour un suivi. Cette dernière était plutôt surprise de ne pas avoir déjà opéré notre Princesse. Toutefois, après un autre examen, la masse semblait avoir diminué. Nous pouvions donc attendre (encore!) pour faire opérer notre fille.

Après 18 mois d'attente, demain sera le grand jour.

Notre grande fille subira une amygdalectomie et le retrait de la masse présente dans son œsophage. Comme toute chirurgie, celle-ci comporte certains risques : saignement et enflure des voies respiratoires en font partie. Malgré tout, comme nous devons absolument faire subir la procédure à notre fille, nous souhaitons simplement que les complications restent dans le livret qui nous a été remis!

Afin de mettre un baume sur le cœur de notre Princesse, nous lui avons demandé ce qui lui ferait plaisir lors de la chirurgie. Elle nous a demandé une peluche du personnage Olaf du film de la Reine des Neiges.

Après 3 séances de magasinages infructueuses, un appel à tous sur Twitter et un autre sur Facebook, je n'ai pas réussi à trouver ce que ma fille demandait. Toutefois, son enseignante lui a offert un ourson en peluche qui lui tiendra compagnie lors de sa chirurgie.

Demain matin, comme bien des parents l'on fait avant nous, nous accompagnerons notre fille à Ste-Justine. Et si comme tout ira bien, nous la ramèneront le soir même à la maison, où nous la gaverons de pudding, de Jell-O et de crème glacée!


Photo


Vous désirez aider notre fille à surmonter cette épreuve? Laissez-lui un commentaire ici ou sur la page Facebook Maman Tupperware! Si vous êtes audacieux, laissez-lui votre plus beau sourire en photo sur Facebook! (Elle adore Olaf, laissez donc aller votre imagination!)

mardi 18 mars 2014

Solidarité fraternelle


J'ai grandi sans frère et sœur. (Sans père non plus!) Je ne sais donc pas ce que cela implique de devoir partager ses parents, son espace, ses jouets, sa vie. Je ne sais pas non plus jusqu'à quel point on peut aimer un être qui est génétiquement constitué comme soi et qui nous emmerde 75 % pour du temps.

Fiston, Princesse et Bébé Tupperware sont le trio typique. Quand ils ne sont que deux, tout va bien. Quand ils sont tous les trois, c'est plus... compliqué. Souvent, c’est Princesse qui écope. Seule fille entre deux garçons, elle doit (souvent) défendre ses goûts et ses intérêts. C'est à ce moment que les conflits commencent.

Il y a aussi une certaine rivalité entre Fiston et sa sœur. Ils se disputent pour des banalités qui, souvent, nous dépassent. C'est continuellement la guerre pour savoir lequel des deux sera assis près de moi au souper, lequel des deux sera assis près de Papa dans le salon, lequel des deux choisira le film du vendredi soir, lequel des deux s’assoira au centre dans la voiture, lequel des deux m'aidera pour donner le bain de Minnie ou encore lequel des deux videra le lave-vaisselle pour obtenir un jeton! Parfois, je me dis qu'ils finiront par se détester tellement ils se disputent souvent.

Hier soir, ils m'ont prouvé que mes craintes n'étaient pas fondées.

Princesse Tupperware est difficile. À l'heure du souper, elle lève régulièrement le nez sur ce qu'on lui sert à manger. Hier soir ne fit pas exception.

« J'aime pas le riz, j'aime pas le poulet et j'aime pas les choux-fleurs cuits. »

Papa Tupperware en a eu assez. Ça fait plusieurs fois que nous avisons notre fille qu'un jour elle aura dans son assiette une tranche de pain avec du beurre et un verre d'eau en guise de repas. Ce qui devait arriver arriva!

Bien sûr, Princesse a fondu en larmes, réclamant un souper plus... consistant. Puis, Fiston s'est fâché! Il a pris son assiette et l'a échangé avec celle de sa sœur. Papa tupperware a refait l'échange, expliquant à notre garçon que sa sœur ne mourrait pas de faim et qu'elle devrait apprendre à arrêter de lever le nez sur ce qu'on lui sert à manger. Fiston n'était pas d'accord. Il s'est levé et est descendu dans sa chambre en pleurant. Il est ensuite revenu pour dire à Papa Tupperware : « C'est quoi cette punition-là??? Hein? C'est quoi? » Puis, il est allé serrer sa sœur dans ses bras.

La réaction de Fiston m'a tellement surprise que j'ai... éclatée de rire. J'ai même dû sortir de la pièce pour ne pas saboter l'intervention de Papa Tupperware. Une fois calmée, je suis revenue à table pour terminer mon repas.

Fiston était assis à côté de moi, les yeux rougis et le regard pleins de larmes. Princesse, devant ses tranches de pain, ne disait rien.

J'ai regardé notre fils et lui ai dit : « Je ne pense pas que tu sois fâché. Je pense que tu as de la peine de savoir que ta sœur a un repas moins complet que le tien et tu as peur qu'elle ait faim. Je me trompe? » Il a hoché de la tête.

Papa Tupperware et moi nous sommes regardé, émus de la réaction de notre garçon. D'un commun accord, nous avons donné une assiette de notre repas à notre fille en soulignant que, pour cette fois, elle y avait droit, mais que c'était notre dernier avertissement. Nous avons aussi dit à Fiston que nous étions émus de la démonstration d'amour qu'il venait de faire à sa sœur, mais que la prochaine fois, nous ne reviendrions pas sur notre décision.

J'ai parfois douté de la capacité de Fiston à éprouver de l'empathie pour autrui. Aujourd'hui, je sais qu'il en est capable.

Et pour ce qui est de la constance parentale... ce sera pour une prochaine fois!

Photo

dimanche 9 février 2014

::: Bonne fête Princesse Tupperware! :::

Déjà 6 ans que tu es avec nous!

Ton sourire et ton regard ont mille fois fait fondre mon cœur!

Je manque parfois de mot pour te dire à quel point je suis fière d'être la maman d'un grande (petite) fille aussi belle et intelligente que toi!

Bonne fête ma belle amour!

xxx

Photo : Bonne fête Princesse Tupperware! :)

dimanche 22 décembre 2013

Hospitalisation de Minnie ::: Jour 16


Jour 16.

J'ai quitté l'hôpital jeudi dernier, laissant Minnie aux bons soins des infirmières de l'unité néonatale. J'avais besoin de retourner à la maison. Fiston, Princesse et Bébé Tupperware avaient besoin de moi. J'avais aussi besoin d'eux. Ajouter à cela que Fiston Tupperware fait une otite et un influenza et vous comprendrez que je devais reprendre ma place à la maison. Par chance, le pédiatre de Fiston (qui est aussi le néonatalogiste de Minnie!) a pu voir notre garçon rapidement pour une consultation. En plus de prescrire les antibiotiques, il a pris plus de 30 minutes pour expliquer à Fiston l'état de sa petite sœur.

Fiston est anxieux. Il n'apprécie pas le sentiment d'inquiétude qui l'habite depuis la naissance de sa sœur. Il verbalise par contre bien son anxiété. Il a expliqué à son pédiatre qu'il n'arrivait pas à comprendre ce que les médecins faisaient à sa sœur et si c'était de bons médecins qui prenaient soin d'elle. Quand son pédiatre lui a dit qu'il s'occupait personnellement de Minnie, Fiston fût soulagé. Depuis ce rendez-vous, Fiston est calme et collabore bien. Le fait d'être à la maison depuis plus d'une semaine l'a aussi beaucoup aidé. Il a toutefois pu revoir ses amis et son enseignante avant les vacances de Noël, lors du spectacle organisé la dernière journée de classe et auquel il a été convié. Il a même eu droit à un déjeuner en tête à tête avec son enseignante et la TES avant le spectacle. Tranquillement, ils réussiront peut-être à retisser les liens brisés avant les fêtes.

Princesse Tupperware de son côté démontre des signes d'irritabilité. Elle est moins patiente et moins tolérante à la frustration. Je crois même qu'elle en veut un peu à Minnie. Elle a dit à Bébé Tupperware que Minnie n'était pas encore leur sœur, car elle n'était pas encore revenue à la maison. J'ai donc du faire quelques clarifications avec elle. Tranquillement, elle redeviendra elle-même.

Bébé Tupperware, quant à lui, a bien hâte que je ramène Minnie. Il dit qu'il s'en ennuie et qu'il a hâte de changer ses couches et de lui donner son bain. Comme il le dit si bien : il est grand maintenant! :)

Aujourd'hui, Minnie termine son respirogramme. Nous saurons donc en début de semaine si ses désaturations et ses bradycardies sont inquiétantes. J'essaie de me convaincre que nous sommes encore ici pour quelques jours, voir encore une semaine... mais mon cœur de maman souhaite secrètement qu'un respirogramme normal permettra notre congé des soins intensifs pour le 24 décembre.

L'espoir fait vivre n'est-ce pas?
 

Trouvez Minnie!
;)

mardi 26 novembre 2013

Le cadeau de Noël de Princesse Tupperware


Dans la même lignée que mes autres billets sur le magasinage de Noël, je vais partager avec vous une belle expérience qui m'a été offerte cette année.

Comme vous le savez, Princesse Tupperware est notre enfant la plus difficile à gâter. Elle ne demande jamais rien alors on doit faire preuve de beaucoup d'imagination pour lui trouver un cadeau qui lui plaise.

Cette année, elle n'avait qu'une seule demande : une poupée Monster High. Papa Tupperware et moi ne connaissions pas le produit comme tel, mais étions prêt à faire quelques recherches pour le trouver. Selon Princesse, ces poupées vampires sont très populaires auprès de ses petites amies de classes. Nous nous attendions donc à avoir un peu de difficulté à en trouver si nous ne nous dépêchions pas.

Puis, grâce à mon blogue, j'ai reçu une offre qu'il m'aurait été bien difficile de refuser! En effet, la compagnie MattelMD m'a offert de tester un de leur super jouet de Noël. Dans la liste des choix offerts, une poupée Monster High! Vous devinez bien que je ne pouvais pas refuser leur offre.

Bien sûr, MattelMD offre plusieurs jouets vraiment intéressants pour nos enfants. En naviguant sur leur site internet (mattel.ca), j'ai découvert plusieurs produits qui plairaient certainement à Fiston, Bébé et même Minnie Tupperware! J'ai donc, par le fait même, découvert le magasinage en ligne, chose que je n'ai pas encore tentée, mais que je risque d'essayer l'an prochain!

Bien sûr, les doigts me brûlent de lui donner tout de suite sa poupée, mais comme nous sommes une famille nombreuse, je me vois bien mal expliquer à nos deux garçons pourquoi leur sœur reçoit un cadeau de Noël avant Noël.

C'est ainsi que la monstrueusement jolie Draculaura a pris le même chemin que les autres cadeaux de Noël : elle est déjà soigneusement enveloppée et cachée jusqu'au 24 décembre.


Cette année, alors que je craignais de ne pas survivre au magasinage des fêtes (à lire ici), tout s'est bien passé (à lire ici) et nous avons aussi réussi à respecter les quelques règles que nous nous étions fixées (à lire ici).

Minnie Tupperware peut maintenant arriver. Nous sommes prêts pour un Noël en famille, entouré de nos 4 descendants!

« Divulgation : je participe à la campagne des Fêtes de Mattel organisée par Mom Central Canada et j'en retire des avantages. Les opinions exprimées sur ce blogue sont les miennes »

dimanche 3 novembre 2013

Les stratégies de la fratrie


Pas facile de gérer les crises d'un enfant, que ce soit à 2 ans ou à 8 ans. Comme adulte, nos coffres à outils de solution se remplissent tranquillement avec l'expérience. Malgré cela, il faut parfois faire preuve de beaucoup de patience pour ne pas sauter les plombs.

Mais qu'en est-il de la fratrie qui doit subir les crises d'un frère aîné ou d'une sœur cadette?

Ici, Princesse Tupperware a développé ses propres stratégies. Quand elle sent que la tension monte, elle se retire dans sa chambre. Elle allume sa radio, y insère un CD et écoute de la musique avec ses écouteurs. Elle accompagne habituellement ce moment d'une période de lecture ou de dessin.

Souvent, Bébé Tupperware vient la rejoindre sur la pointe des pieds. Il grimpe dans le lit de sa sœur avec un livre et se blottit contre elle. Ensemble, ils lisent des livres, écoutent de la musique et se réconfortent mutuellement.

Une fois la crise terminée, ils sortent de la chambre et viennent me voir. Quelques câlins plus tard, le temps est au beau fixe et la journée se poursuit... jusqu'à la prochaine crise (s'il y a lieu bien sûr!).

D'un côté, je suis contente que mes enfants aient trouvé une façon sécuritaire et positive d'échapper aux crises de leur grand frère. Aucun des deux ne semble anxieux ou perturbé outre mesure par les comportements de Fiston. Bien sûr, ils aimeraient certainement que leur frère la mette un peu en sourdine, mais bon... Ils se sont adaptés de façon plutôt adéquate.

Le plus triste est qu'après la crise, Princesse se sent investie d'une mission : celle de me rassurer sur ma qualité de mère et sur l'amour qu'elle me porte. Dans les 30 minutes qui suivent la tempête, elle vient me voir à plusieurs reprises pour me dire que je suis la meilleure mère du monde et qu'elle m'aime à l'infinie. Après une dizaine de câlins, elle se dépêche de ranger sa chambre ou de trouver une activité calme à faire avec Bébé Tupperware. Elle cherche mon approbation, tente de me plaire au maximum.

Je me suis déjà assise avec ma fille pour discuter de ces comportements. Son explication est claire : elle déteste que Fiston me disent des choses méchantes. Elle ne comprend pas comment il peut devenir aussi méchant. Elle dit comprendre qu'il est différent, qu'il n'arrive pas à se contrôler... mais ne trouve pas que de telles méchancetés soient justifiées. Je n'ai rien trouvé à lui répondre.

Je suis une maman comme les autres. J'aime chacun de mes enfants intensément. Je les protège du mieux que je peux, avec les outils que j'ai en mains. Malheureusement, je ne pourrai jamais les protéger des perceptions qu'ils ont les uns des autres. La seule chose que je puisse faire est de les rassurer relativement à mon amour pour eux et à mon désir de toujours prendre des décisions qui sont dans le meilleur de leur intérêt. Je facilite du mieux que je peux leur relation en les accompagnant dans leurs conflits et en les félicitant pour leurs périodes d'harmonie, mais mon travail s'arrête là. Alors pour ce qui est de la qualité de leurs relations dans les années futures, ils devront apprendre à la développer au meilleur de leurs capacités.

jeudi 26 septembre 2013

Le grand coeur de Princesse Tupperware



  • Maman, tu sais ce que j'ai fait aujourd'hui à l'école?
  • Non ma poulette. Quoi?
  • Ben, mon ami S. était en crise alors je lui ai fait un massage pour l'aider. Après, il était calme... presque endormi!
  • C'est très gentil ça ma puce.
  • Les autres amis s'en vont quand il fait des crises parce qu'il lance des choses.
  • Et toi? Tu ne t'en vas pas?
  • Ben non maman. Mme Sandra dit que S. est différent. Je suis habituée à ça.
  • Habituée?
  • Ben là, Maman! S. il est comme Alex. Il explose. Ça arrive. C'est pas sa faute.
  • Et ça ne te dérange pas?
  • Ben au début oui. Surtout que K. aussi il est différent. J'ai deux amis différents dans ma classe. Les deux ont des lézards lourds, les deux ont des pictos et les deux, quand ils se fâchent, ils explosent. Pis au début, j'étais fâchée parce que tsé, moi j'ai déjà Alex à la maison qui fait des crises, pis là ben j'avais K et S qui en faisaient à l'école.. J'étais tannée là..
  • Mmmm... tu trouves ça difficile des fois hein?
  • Oui, mais je comprends maman. Ils sont différents. C'est tout. Moi aussi je voudrais être différente des fois...
  • Pourquoi?
  • Ben... (regard gêné)... Ils sont vraiment beaux les lézards de K. Et S. J'aimerais ça en avoir un moi aussi. Tsé, juste pour moi.
  • Ah ah! Je comprends ma puce. Je comprends.

Ma belle princesse Tupperware n'a que 5 ans, mais comprend bien la réalité dans laquelle elle vit. Elle comprend la différence et s'y adapte. Ce n'est pas toujours facile pour elle, ni pour Bébé Tupperware d'ailleurs, mais ça fait partie de sa réalité, de son quotidien, de sa vie.
 
Aujourd'hui, elle m'a rassurée. En me parlant ouvertement de comment elle vivait le fait d'avoir des enfants à défis dans sa classe, elle m'a prouvé qu'elle avait un grand cœur et qu'elle faisait la différence entre ce qu'elle pouvait changer, et ce qu'elle devait accepter.
 
Malgré les défis qu'apporte avec lui l'enfant différent, il apporte aussi de belles leçons de vie. Tenez-vous-le pour dit!



Lézards lourds
fdmt.ca

dimanche 22 septembre 2013

Le temps d'une croustade


Le temps se rafraîchit. Le soleil se lève plus tard et se couche plus tôt. Les routines sont en place et les enfants s'adaptent, mais pas tous de la même façon...

La rentrée aura été difficile pour Princesse Tupperware. Contre toutes attentes, elle ne s'adapte pas aussi rapidement que nous l'aurions cru. Habituellement de tempérament enjoué et rieur, notre fille a drastiquement changé dans les dernières semaines. Elle est opposante, rarement contente et fait des choix de comportements plutôt étranges.

La semaine dernière, elle a voulu s'enfuir de l'école. L'éducatrice du service de garde l'a surprise en train de se faufiler SOUS la clôture de la cour d'école. Au début, notre fille m'a fait croire qu'elle avait réussi à se rendre dans le stationnement, où une passante l'avait trouvé pour ensuite la ramener dans la cour. Dans les faits, elle s'est fait prendre avant même d'avoir fini de se faufiler. J'étais donc très perplexe face à la situation. Pourquoi m'avait-elle menti? Que voulait-elle me dire?

En classe, son comportement s'améliore, mais elle respecte difficilement les consignes. Surtout celles en liens avec les déplacements silencieux dans les corridors et celles qui entourent la période de détente en classe. Elle avoue d'elle-même ses écarts et nous répète qu'elle n'aime pas l'école. Pendant le weekend, elle me demande régulièrement si elle a de l'école le lendemain. Au moment de se coucher le dimanche, elle peine à s'endormir, redoutant les cauchemars et les disputes matinales entourant sa difficulté à se lever rapidement.

Je ne sais pas trop ce qui se passe avec ma fille. Je ne suis pas inquiète outre mesure, mais j'espère sincèrement que les choses se placeront rapidement. Pour nous, mais surtout pour elle. Elle est triste et s'ennuie de son CPE. Elle s'ennuie aussi de moi, sa maman. Elle trouve qu'on ne se voit plus aussi souvent (et pourtant!).

Ce weekend, j'ai demandé à Princesse Tupperware ce qui lui ferait vraiment plaisir. Elle a demandé de cuisiner avec moi. (Surprenant si l'on considère que je suis une piètre cuisinière!!)

Nous avons donc cuisiné une belle croustade aux pommes. J'en ai profité pour discuter tranquillement avec ma fille, pour échanger avec elle sur tout et sur rien. En terminant, elle m'a serrée fort (très fort!) dans ses bras et m'a dit ceci : « Je me sens tellement bien quand je fais de la croustade aux pommes avec toi maman. On peut en refaire une autre demain? »

Le message est clair. Un enfant n'a pas besoin de grand-chose pour être heureux. Juste qu'on prenne le temps d'une croustade aux pommes pour être avec lui.

Je sens que ça va sentir bon dans la maison prochainement!

 

 



Et vous? Que faites-vous avec vos enfants pour passer du temps de qualité avec eux?

lundi 9 septembre 2013

Pauvre Princesse Tupperware


Il est 19 h 30 et les enfants sont couchés. Leurs journées sont longues, alors pas question de les coucher plus tard. Et demain matin, ce sera infernal.

Princesse Tupperware ira d'une complainte poignante sur l'injustice dont elle est victime chaque jour et sur la torture qu'on lui inflige lorsqu'on la réveille avant même que le soleil ait pointé le bout de son nez. Elle versera quelques larmes, poussera quelques gémissements et finira tant bien que mal à se traîner jusqu'à la table de la cuisine où son petit déjeuner l'attend déjà depuis 10 bonnes minutes. Elle en ajoutera en regardant son assiette d'un air dégouté et en m'avisant qu'elle ne mangera pas une miette de son repas.

Finalement, après quelques remontrances, elle mangera son déjeuner pour ensuite aller dans sa chambre s'habiller. Elle est ressortira avec un pantalon détaché et un chandail passé par-dessus la tête, mais dont les bras son pendant de chaque côté de son corps. Elle m'apprendra en lyrant que « c'est ben trop difficile » à mettre ces vêtements-là et qu'elle a besoin d'aide.

Une fois Princesse habillée, elle passera à la salle de bain et demandera à Papa Tupperware de lui passer sa brosse à dents et le dentifrice. Si, comble de son malheur, Papa est dans la douche, ses demandes demeurent sans réponse et elle doit patienter jusqu'à ce qu'il soit en position de lui donner ses trucs. (Sachez que Papa Tupperware donne beaucoup de chances à sa fille avant de définitivement verrouiller la porte de la salle de bain, mais comme elle prend un temps fou à se préparer, elle rate souvent l'occasion de pouvoir mettre la main sur ses trucs avant que Papa ne soit dans la douche!)

Une fois (enfin!) coiffée et les dents propres, elle est habituellement de bonne humeur et le reste de la routine se passe plutôt bien.

Bien sûr, nous levons nos enfants très tôt le matin : 5 h 30, pas une minute de plus! Bien sûr, nous les conduisons au service de garde à l'ouverture : 6 h 30, pas une seconde de retard! Bien sûr, nous savons que leurs journées sont longues et c'est pourquoi nous nous efforçons d'aller les chercher le plus tôt possible : 15 h 30 est habituellement est l'heure à laquelle ils quittent le service de garde en fin de journée. Bien sûr, nous ne leur imposons pas ce rythme de vie par plaisir, mais bien par obligation.

Il est 20 h 12 et je termine de rédiger ce billet. Les lunchs sont prêts pour demain, le lavage est fait et (presque) tout plié et rangé et la maison est dans un état acceptable. Le lave-vaisselle est plein de vaisselle propre et il me reste un chaudron à récurer, mais tout cela attendra à demain. Parce que demain je me lève avant mes enfants pour être fraîche et dispose et prête à affronter ma journée du bon pied. Et parce que demain, à 5 h 30, il y aura une pauvre enfant de 5 ans qui aura besoin de toute ma patience pour bien commencer la sienne! ;)



Pssst! Je dis pauvre enfant parce que c'est le commentaire reçu de son éducatrice du service de garde qui trouve notre fille bien fatiguée à la fin de ses journées... Je sais... sans commentaire! ;)

jeudi 29 août 2013

Dossier de Maman ::: La rentrée 2013-2014


Qu'on se dise les vraies choses! La rentrée, c'est stressant!

Que ce soit la première ou la dixième que l'on vît, il y a toujours un facteur stress qui se pointe le bout du nez vers la fin août et qui nous tient en alerte jusqu'à la première semaine de septembre. On doit faire l'achat des articles scolaires, celui des vêtements et des chaussures et s'assurer que tout est prêt pour le jour du début des classes.

Ici, j'ai commencé les achats en juillet, nous étions donc prêts depuis longtemps. Certains trouvent que je commence tôt, mais cela m'a permis de préparer tranquillement la rentrée de Princesse Tupperware qui faisait son entrée au préscolaire cette semaine.

Ce fut pour elle une rentrée sans heurt. Notre fille était prête et avait très hâte de quitter la garderie pour rejoindre le monde des grands. N'étant pas du tout de nature anxieuse, je n'ai pas eu à calmer d'angoisse nocturne ou de craintes farfelues.

Pour ce qui est de Fiston, les choses se sont bien déroulées aussi. Il avait hâte de retrouver son enseignante et ses collègues de classes. Comme il connaissait déjà le fonctionnement de sa classe, il n'était pas anxieux. Fébrile oui, mais pas anxieux.

Alors voilà! Après quelques journées de rentrée progressive, j'ai déposé ce matin pour la première fois mes deux enfants à l'école pour la journée. Je croyais que j'aurais un pincement au cœur, mais... pas tout. Je les avais bien préparés et je m'étais bien préparée. Tout s'est fait dans la gaieté.

Quand je suis allée les chercher ce soir au service de garde (oui oui! Les 2!!!), c'est le sourire aux lèvres que je les ai retrouvés. Tous les deux étaient bien contents de leur journée et en avaient beaucoup à me raconter!

C'est sans aucun doute cette année que nous avons eu la plus belle rentrée!

Premier pas vers la maternelle pour Princesse Tupperware!

Fiston Tupperware bien fier de sa nouvelle chemise! :)
 
Et vous? Tout s'est bien passé?

mardi 26 mars 2013

Fabrique-lui un souvenir


 
Mardi soir. Papa Tupperware travaille. Je suis seule avec mes trois descendants. Ces soirées sont épuisantes. Elles le sont pour tous les parents de 3 enfants qui ont un conjoint qui travaille le soir.

Avec Fiston Tupperware, nous ne sommes jamais trop de deux pour gérer les soirées. Pendant qu'un s’affaire à la cuisine, l'autre demeure disponible pour répondre aux besoins des enfants, régler de petits (ou de gros) conflits ou pour superviser le rangement des millions de trucs qui ont été sortis de leur boîte en un temps record.

Ce soir, rien d'inhabituel. Fiston est d'humeur massacrante et tolère difficilement la présence de sa sœur. En moins d'une heure, j'ai dû les séparer une demi-douzaine de fois. En même temps, je cuisine le repas parce que s'il n'est pas servi avant 18 h, ce sera la pagaille générale. J'ai chaud, je suis fatiguée et j'ai (moi aussi!) j'ai faim!

Au moment où j'ai un peu de calme dans la maison, Princesse Tupperware vient me voir avec un dessin.

« Maman, mon dessin c'est une histoire. Je peux te la raconter? »

« Bien sûr » (Fiston Tupperware n'est pas loin et écoute attentivement.

« Mon dessin c'est moi et Bébé Tupperware. On joue dehors pendant que Fiston se fait disputer. Il a crié fort et m'a frappée alors tu n'es pas contente et il doit entrer dans la maison. Nous, on continue de jouer dehors avec papa! »

« …........... »

Fiston Tupperware éclate en sanglots. Évidemment, l'histoire de sa sœur ne lui fait pas plaisir. Entre deux sanglots, il déplore le fait que sa sœur utilise ses mauvais comportements pour créer des histoires. Il se sent blessé.

De son côté, Princesse Tupperware ne dit rien. Puis, en voyant la peine de son frère, elle lui promet d'essayer de dessiner une histoire amusante. Malheureusement, Fiston n'est pas dupe. Il sait que sa sœur devra faire travailler ses méninges pour créer un portrait positif de sa relation avec lui. Ses comportements agressifs font de lui le méchant des histoires de sa sœur et ça le fait pleurer.

Tranquillement, j'ai expliqué à Fiston qu'il n'y avait qu'une seule façon de régler le problème. Il doit s'organiser pour que sa sœur ait de beaux souvenirs de lui.

« Fiston, fabrique-lui un souvenir. Joue avec elle. Sois doux. Parle-lui doucement. Accepte de partager. Rigole. Amuse-toi avec elle. Ensuite, elle pourra dessiner son souvenir et te raconter l'histoire qu'il lui rappelle. Tu comprends? »

Fiston a compris.

La fin de soirée fut calme. Fiston a relever le défi haut la main. Il a partagé ses crayons de couleur spéciaux avec sa sœur, l'a encensé lorsqu'elle lui a demandé si son dessin était beau et lui a même offert de lui prêter son lit pour la nuit.

Je sais pertinemment que demain est un autre jour, mais je savoure chacun des moments où mes enfants s'entendent et où ils se créent des souvenirs qui ne les quitteront jamais.


Et vous? Quel est votre meilleur souvenir d'enfance avec vos frères et sœurs?

mercredi 6 février 2013

Ce que Princesse veut...


Grandir avec un enfant différent, ce n’est pas toujours facile. C’est difficile pour les parents, mais aussi pour la fratrie.  Ici, les difficultés ainsi que leurs répercussions se font de plus en plus évidentes. Et pour une maman, ce n’est pas toujours évident.

Avec les années, nous avons appris à fonctionner « au jour le jour » parce que tenter de voir au-delà de ça n’a jamais porté fruit et parce que chaque comportement difficile nous ramène souvent à la question de départ : faisons-nous ce qu’il y a de mieux? Pas uniquement pour Fiston mais aussi pour sa sœur et son frère.

Jusqu’à maintenant, Princesse Tupperware ne s’était jamais plainte des comportements de son frère aîné. Elle avait plutôt tendance à s’éloigner physiquement du lieu de la crise ou de simplement se réfugier dans son havre à elle : sa chambre. Puis, depuis quelques temps, quand la situation avec son frère devient explosive, elle continue à s’isoler le temps que la tempête passe, mais s’assure que Bébé Tupperware reste auprès d’elle. Elle l’entraîne avec elle dans sa chambre et s’occupe de le divertir. Elle lui lit des histoires, lui propose des jeux calmes et tolère même qu’il mette un peu le bordel dans ce lieu qu’elle entretien avec rigueur. Elle prend soin de lui, le temps que Maman ou Papa gère le grand frère.

Ce grand frère, Princesse Tupperware l’aime, mais elle le trouve souvent très (trop?) accaparent. Elle aimerait qu’il lui laisse un peu de place à elle aussi, parce qu’elle aussi, elle a le droit d’avoir l’attention de ses parents. Par chance, notre fille s’exprime très bien et nous le fait savoir quand nous lui devons du temps. Elle s’assure que nous ne l’oublions pas.

Le plus triste est que de vivre dans un contexte comme le nôtre a forcé notre petite princesse à devenir grande rapidement. Elle est clairement la plus autonome de nos enfants. Elle fait tout, toute seule, et sait exactement quoi faire au moment où elle doit le faire. Je n’ai souvent qu’à valider que tout est fait et à la féliciter pour toute l’aide qu’elle m’apporte.  Malgré cela, je trouve injuste la situation dans laquelle elle se trouve. En plus d’être l’enfant sandwich, elle est celle sur qui l’on compte déjà un peu (trop?).

Elle est celle à qui je demande d’être raisonnable et de comprendre que je voudrais faire mieux mais que j’en suis incapable. Elle est celle à qui, lorsqu’elle est en colère, je demande de se contenir un peu et de l’exprimer… calmement. Elle est aussi celle dont j’ignore parfois la colère…parce qu’elle n’est pas suffisamment explosive. Paradoxal non?

Notre princesse aura cinq ans dans quelques jours. En septembre prochain, elle entrera au préscolaire. Encore une fois, nous avons dû lui faire part d’une problématique qu’elle ne devrait pas avoir à gérer : le choix de son école. Avec elle, nous avons discuté de la possibilité d’intégrer l’école de Fiston, qui offre aussi un programme régulier. Elle en a semblé réjouit. Nous avons cru le dossier classé.

Puis, aujourd’hui, son éducatrice de garderie m’a annoncé que ma princesse lui avait exprimé le désir d’aller à son école de quartier. Elle veut rester avec ses amies. Légitime non?

Vivre avec un enfant différent, ce n’est pas toujours évident pour les parents, mais une chose est certaine, jamais je ne prendrai de décision allant à l’encontre des besoins de mes autres enfants. L’an prochain, nos matins demanderont beaucoup d’organisation, mais notre fille ira là où elle le désire. Parce qu’elle n’a pas à payer le prix de la différence de son frère.
 
 
 

Et vous? Auriez-vous pris la même décision que nous?

jeudi 27 septembre 2012

Ma petite chinoise


La semaine dernière, Princesse Tupperware devait apporter des photos d'elle alors qu'elle n'était qu'un bébé. Comme j'avais oublié de préparer les photos, elle s'est empressée de me rappeler à l'ordre avant que l'activité spéciale ait lieu.

Pendant le weekend, j'ai donc retrouvé une photo d'elle alors qu'elle n'avait que quelques jours ainsi qu'une photo d'elle à l'âge de 18 mois. Nous avons remis les photos le lundi matin.

Avec les photos des enfants, les éducatrices ont fait des cartons colorés sur lesquels toutes les frimousses étaient affichées. Le but du jeu? Devinez qui est ce bébé!

Vous savez comme moi que les enfants changent rapidement, qu'en l'espace de quelques semaines ils sont complètement transformés. Les traits se définissent, ils perdent parfois leurs cheveux et la couleur des yeux peut changer. Parfois, ils sont méconnaissables. C'est le cas pour Princesse Tupperware.

Alors que j'allais la reconduire le matin, une éducatrice et une maman de la garderie m'ont interpellée. Elles cherchaient ma fille sur l'affiche, se demandant même si j'avais apporté une photo. Le sourire en coin, je leur ai montré la photo de notre fille...
 

Le soir venu, ma fille était triste. Plusieurs amis s'étaient moqués de sa photo, la traitant de « bébé chinois ». Elle ne comprenait pas comment elle avait pu changer autant entre le moment de sa naissance et maintenant. Que pouvais-je lui répondre? Elle est la seule fille que nous ayons. Elle aurait un nez dans le front que nous la trouverions merveilleuse! Je ne savais pas quoi lui dire...

Une fois à la maison, j'ai regardé avec elle les albums de photos de bébé afin qu'elle constate que ses frères aussi avaient beaucoup changé. J'ai aussi mis l'accent sur les photos où elle est dans mes bras ou ceux de son papa.
 
Malgré son jeune âge, elle a compris. Chinoise ou pas, nous l'aimons. Un point c'est tout!

mercredi 27 juin 2012

Justin


Princesse Tupperware n'a jamais aimé le rose.

Puis, est arrivé dans sa vie un châtain aux yeux noisette du type séducteur. Le genre qui se retrouve dans le cœur de bien des filles en même temps... et sur bien des murs de chambre.

Princesse Tupperware est en amour. Il s'appelle Justin. Justin Bieber!

Dans la voiture, elle me fait changer de chaînes à répétition dans l'espoir de l'entendre chanter. Quand son dernier succès est en onde, je la vois se trémousser, les paupières closes, sur la banquette arrière de la voiture. Elle chante en souriant et est bien déçue quand la chanson se termine.

Elle aime Justin d'amour!

Toutes les nuits, elle dort avec lui. Elle se blottit tous les soirs contre un coussin en forme de cœur reçu par Mamie Tupperware le weekend dernier et sur lequel est imprimé le visage du jeune homme. Le matin, elle replace soigneusement le coussin sur sa housse de couette, l'embrasse et souhaite une bonne journée à son amoureux duveteux.

Princesse Tupperware n'a jamais aimé le rose. Elle n'aimait pas coiffer ses cheveux ou porter des robes... jusqu'à ce qu'il y ait Justin!

Et bien... Merci Justin!