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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca
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dimanche 10 novembre 2013

Préparer le retour de Fiston


C'est demain que Fiston retourne à l'école. Nous n'en avons pas parlé du weekend. Nous avons dû en parler aujourd'hui.

Avant d'entrer dans le vif du sujet avec lui, j'ai tenté de faire le bilan des 5 dernières journées. Je voulais qu'il réalise à quel point son état était différent depuis mardi dernier.

À force de dialogue et de patience, Fiston est passé d'agressif à colérique. Puis, tranquillement, sa colère s'est transformée en tristesse.

Fiston n'est pas le type d'enfant qui pleure, mais à force d'arriver à nommer ses inquiétudes et ses peurs, il a commencé à vivre sa tristesse et à s'autoriser à pleurer. Nous avons laissé place à ses larmes, les avons accueillies et séché une à une.

Aujourd'hui, Fiston était d'un calme que je ne lui connaissais plus. Il a fait une journée hors du commun, acceptant même calmement que je refuse de le laisser jouer à ses jeux vidéo et s'offrant gentiment pour m'aider dans certaines tâches qu'il a pourtant horreur d'accomplir.

Aujourd'hui, j'ai eu l'impression que mon fils avait grandi.

Alors que le souper était en cours de préparation, je me suis assise avec lui à la table de la cuisine. Nous devions discuter de ses attentes face à son retour en classe demain. Fiston à fondu en larmes.

« Maman, j'ai peur. J'ai peur de ce qui m'attend. J'ai peur que Madame A. soit encore fâchée et que Madame J. aussi. J'ai peur que les amis n'acceptent pas mes excuses et m'obligent à réparer mes torts en me demandant des tâches comme nettoyer leur bureau. J'ai peur qu'on s'attende à plus que ce que je suis capable d'offrir. »

En effet, les amis de sa classe auront des choses à lui dire. Certains accepteront son retour sans heurt, d'autres pas. Je n'ai pas pu le rassurer face à cela. Tout ce que j'ai pu faire est de lui rappeler que madame A. et Madame J. étaient là pour l'aider et qu'il devrait leur faire confiance. Je lui ai rappelé que personne à l'école ne lui voulait de mal.

J'ai aussi dû lui annoncer qu'il devrait terminer la période de « parallèle » qui n'avait pas été terminée en début de semaine passée. Je lui ai expliqué qu'il devait s'accorder ces deux journées pour renouer avec ses pairs et son environnement. Il n'était pas content, mais a consenti à se conformé. Deux jours, c'est vite passé.

À l'heure du coucher, je n'ai rien trouvé de bien rassurant à lui dire, mis à part que nous serions avec lui à chaque étape de son retour. J'ai été transparente en lui disant que ce serait difficile, mais que nous avions confiance, son père et moi, qu'il serait capable de surmonter l'épreuve qui l'attendait.

Pour la suite, il faudra attendre les prochains jours pour savoir comment Fiston s'en sera tiré...

dimanche 22 septembre 2013

Le temps d'une croustade


Le temps se rafraîchit. Le soleil se lève plus tard et se couche plus tôt. Les routines sont en place et les enfants s'adaptent, mais pas tous de la même façon...

La rentrée aura été difficile pour Princesse Tupperware. Contre toutes attentes, elle ne s'adapte pas aussi rapidement que nous l'aurions cru. Habituellement de tempérament enjoué et rieur, notre fille a drastiquement changé dans les dernières semaines. Elle est opposante, rarement contente et fait des choix de comportements plutôt étranges.

La semaine dernière, elle a voulu s'enfuir de l'école. L'éducatrice du service de garde l'a surprise en train de se faufiler SOUS la clôture de la cour d'école. Au début, notre fille m'a fait croire qu'elle avait réussi à se rendre dans le stationnement, où une passante l'avait trouvé pour ensuite la ramener dans la cour. Dans les faits, elle s'est fait prendre avant même d'avoir fini de se faufiler. J'étais donc très perplexe face à la situation. Pourquoi m'avait-elle menti? Que voulait-elle me dire?

En classe, son comportement s'améliore, mais elle respecte difficilement les consignes. Surtout celles en liens avec les déplacements silencieux dans les corridors et celles qui entourent la période de détente en classe. Elle avoue d'elle-même ses écarts et nous répète qu'elle n'aime pas l'école. Pendant le weekend, elle me demande régulièrement si elle a de l'école le lendemain. Au moment de se coucher le dimanche, elle peine à s'endormir, redoutant les cauchemars et les disputes matinales entourant sa difficulté à se lever rapidement.

Je ne sais pas trop ce qui se passe avec ma fille. Je ne suis pas inquiète outre mesure, mais j'espère sincèrement que les choses se placeront rapidement. Pour nous, mais surtout pour elle. Elle est triste et s'ennuie de son CPE. Elle s'ennuie aussi de moi, sa maman. Elle trouve qu'on ne se voit plus aussi souvent (et pourtant!).

Ce weekend, j'ai demandé à Princesse Tupperware ce qui lui ferait vraiment plaisir. Elle a demandé de cuisiner avec moi. (Surprenant si l'on considère que je suis une piètre cuisinière!!)

Nous avons donc cuisiné une belle croustade aux pommes. J'en ai profité pour discuter tranquillement avec ma fille, pour échanger avec elle sur tout et sur rien. En terminant, elle m'a serrée fort (très fort!) dans ses bras et m'a dit ceci : « Je me sens tellement bien quand je fais de la croustade aux pommes avec toi maman. On peut en refaire une autre demain? »

Le message est clair. Un enfant n'a pas besoin de grand-chose pour être heureux. Juste qu'on prenne le temps d'une croustade aux pommes pour être avec lui.

Je sens que ça va sentir bon dans la maison prochainement!

 

 



Et vous? Que faites-vous avec vos enfants pour passer du temps de qualité avec eux?

jeudi 12 septembre 2013

Prendre sa place


Si j'ai appris quelque chose dans la vie, c'est bien que rien n'est jamais gagné d'avance. Notre place, on ne nous la donne pas sans effort, il faut la gagner.

Ce soir, j'ai gagné une place, une vraie place.

C'était la rencontre de parents ainsi que la première assemblée générale de l'école de Fiston et de Princesse Tupperware. À l'ordre du jour : élire 2 nouveaux membres au conseil d'établissement. La nouveauté? Créer deux postes, sur le conseil d'établissement, qui seraient réservées pour les parents d'enfants qui fréquentent le programme d'adaptation scolaire de l'école.

Comme 4 des membres déjà en place n'avaient pas terminé leurs mandats respectifs, il ne restait que deux places disponibles sur le conseil. La directrice devait donc faire approuver par les parents présents l'octroi de ces places aux parents des classes d'adaptation scolaire.

À la période de questions, une mère s'est opposée en demandant que le nombre de postes soit limité à un seul. Selon elle, réserver deux postes était trop par rapport à la proportion d'élèves en adaptation scolaire versus ceux du régulier. Elle demandait donc que la proposition soit modifiée.

C'est à ce moment où je me suis levée.

Après m'être présentée devant l'assemblée, j'ai fait valoir la légitimité de notre place, comme parents, sur le conseil d'établissement. Mon discours (en résumé) allait comme ceci :

« Je suis un parent d'enfant en adaptation scolaire. Mon enfant est différent du vôtre, certes, mais cela ne fait pas de lui une nuisance. Les enfants d'adaptation scolaire ne sont pas des terroristes. Ils ont intégré le programme de soutien émotif, car le cheminement scolaire régulier ne leur convenait pas. Les maintenir dans un cadre régulier aurait certainement nui aux apprentissages de votre enfant, mais aussi aux leurs. Le cheminement de nos enfants est différent, mais ils demeurent néanmoins que ce sont des enfants. Il est temps de briser l'isolement et de faciliter le contact entre vos enfants et les nôtres parce qu'ils font aussi partie de cette école, au même titre que n'importe quel enfant du régulier. »

J'ai ajouté des trucs concernant la représentativité des enfants et qu'à mon sens, être deux parents d'adaptation scolaire permettrait une vraie défense de leurs droits et de leurs besoins. Bref, j'ai tenté de leur faire comprendre que ma présence sur le conseil d'établissement n'avait pas pour but de nuire aux enfants du régulier, mais bien de mieux représenter les enfants d'adaptation scolaire.

Suite à mon allocution, un père s'est levé. Voici ce qu'il avait à dire : « Je voulais voter contre la proposition de réserver une place pour les parents d'adaptation scolaire, mais si j'avais à voter pour quelqu'un maintenant, je voterais pour elle. » Il a poursuivi en disant que ce n'était pas le fait que je sois un parent d'adaptation scolaire qui me ferait obtenir une place sur le conseil, mais simplement ma façon de me présenter, de m'exprimer.

Au moment de passer au vote concernant la répartition du nombre de places sur le conseil d'établissement (1 ou 0 – parce que 0 était aussi une possibilité et que 2 ne semblait pas retenue), j'ai eu toute une surprise. Une dame s'est levée et a demandé pourquoi l'option de maintenir deux parents n'était pas maintenue. Elle jugeait que la demande était acceptable et que d'autres semblaient avoir le même avis. Une 3e proposition fût donc rédigée... et la majorité s'est prononcée : 2 places seraient réservées aux parents d'adaptation scolaire. (Advenant qu'il n'y ait pas deux candidats, la place serait attribuée à un parent du régulier.)

Je criais intérieurement victoire. Enfin, nous aurions notre place!

Bien sûr, au moment de présenter les candidatures, je me suis levée. Nous étions deux. Nous avons obtenu nos postes.

En quittant, un père est venu me voir pour me dire que ce que j'avais dit l'avait touché et que j'avais eu raison de prendre la parole. Il a même dit que si je me présentais à la présidence, il voterait pour moi. (Ça ne fait pas du tout partie de mes plans par contre.)

Aujourd'hui, j'ai gagné ma place sur le conseil d'établissement. Mais au-delà de cela, j'ai gagné une place pour ces enfants aux besoins particuliers qui méritent d'être représentés, d'être entendus.

Maintenant, allons changer les choses un peu!
 
 
Différent, mais aussi comme les autres...
Fiston Tupperware

lundi 9 septembre 2013

Pauvre Princesse Tupperware


Il est 19 h 30 et les enfants sont couchés. Leurs journées sont longues, alors pas question de les coucher plus tard. Et demain matin, ce sera infernal.

Princesse Tupperware ira d'une complainte poignante sur l'injustice dont elle est victime chaque jour et sur la torture qu'on lui inflige lorsqu'on la réveille avant même que le soleil ait pointé le bout de son nez. Elle versera quelques larmes, poussera quelques gémissements et finira tant bien que mal à se traîner jusqu'à la table de la cuisine où son petit déjeuner l'attend déjà depuis 10 bonnes minutes. Elle en ajoutera en regardant son assiette d'un air dégouté et en m'avisant qu'elle ne mangera pas une miette de son repas.

Finalement, après quelques remontrances, elle mangera son déjeuner pour ensuite aller dans sa chambre s'habiller. Elle est ressortira avec un pantalon détaché et un chandail passé par-dessus la tête, mais dont les bras son pendant de chaque côté de son corps. Elle m'apprendra en lyrant que « c'est ben trop difficile » à mettre ces vêtements-là et qu'elle a besoin d'aide.

Une fois Princesse habillée, elle passera à la salle de bain et demandera à Papa Tupperware de lui passer sa brosse à dents et le dentifrice. Si, comble de son malheur, Papa est dans la douche, ses demandes demeurent sans réponse et elle doit patienter jusqu'à ce qu'il soit en position de lui donner ses trucs. (Sachez que Papa Tupperware donne beaucoup de chances à sa fille avant de définitivement verrouiller la porte de la salle de bain, mais comme elle prend un temps fou à se préparer, elle rate souvent l'occasion de pouvoir mettre la main sur ses trucs avant que Papa ne soit dans la douche!)

Une fois (enfin!) coiffée et les dents propres, elle est habituellement de bonne humeur et le reste de la routine se passe plutôt bien.

Bien sûr, nous levons nos enfants très tôt le matin : 5 h 30, pas une minute de plus! Bien sûr, nous les conduisons au service de garde à l'ouverture : 6 h 30, pas une seconde de retard! Bien sûr, nous savons que leurs journées sont longues et c'est pourquoi nous nous efforçons d'aller les chercher le plus tôt possible : 15 h 30 est habituellement est l'heure à laquelle ils quittent le service de garde en fin de journée. Bien sûr, nous ne leur imposons pas ce rythme de vie par plaisir, mais bien par obligation.

Il est 20 h 12 et je termine de rédiger ce billet. Les lunchs sont prêts pour demain, le lavage est fait et (presque) tout plié et rangé et la maison est dans un état acceptable. Le lave-vaisselle est plein de vaisselle propre et il me reste un chaudron à récurer, mais tout cela attendra à demain. Parce que demain je me lève avant mes enfants pour être fraîche et dispose et prête à affronter ma journée du bon pied. Et parce que demain, à 5 h 30, il y aura une pauvre enfant de 5 ans qui aura besoin de toute ma patience pour bien commencer la sienne! ;)



Pssst! Je dis pauvre enfant parce que c'est le commentaire reçu de son éducatrice du service de garde qui trouve notre fille bien fatiguée à la fin de ses journées... Je sais... sans commentaire! ;)

jeudi 29 août 2013

Dossier de Maman ::: La rentrée 2013-2014


Qu'on se dise les vraies choses! La rentrée, c'est stressant!

Que ce soit la première ou la dixième que l'on vît, il y a toujours un facteur stress qui se pointe le bout du nez vers la fin août et qui nous tient en alerte jusqu'à la première semaine de septembre. On doit faire l'achat des articles scolaires, celui des vêtements et des chaussures et s'assurer que tout est prêt pour le jour du début des classes.

Ici, j'ai commencé les achats en juillet, nous étions donc prêts depuis longtemps. Certains trouvent que je commence tôt, mais cela m'a permis de préparer tranquillement la rentrée de Princesse Tupperware qui faisait son entrée au préscolaire cette semaine.

Ce fut pour elle une rentrée sans heurt. Notre fille était prête et avait très hâte de quitter la garderie pour rejoindre le monde des grands. N'étant pas du tout de nature anxieuse, je n'ai pas eu à calmer d'angoisse nocturne ou de craintes farfelues.

Pour ce qui est de Fiston, les choses se sont bien déroulées aussi. Il avait hâte de retrouver son enseignante et ses collègues de classes. Comme il connaissait déjà le fonctionnement de sa classe, il n'était pas anxieux. Fébrile oui, mais pas anxieux.

Alors voilà! Après quelques journées de rentrée progressive, j'ai déposé ce matin pour la première fois mes deux enfants à l'école pour la journée. Je croyais que j'aurais un pincement au cœur, mais... pas tout. Je les avais bien préparés et je m'étais bien préparée. Tout s'est fait dans la gaieté.

Quand je suis allée les chercher ce soir au service de garde (oui oui! Les 2!!!), c'est le sourire aux lèvres que je les ai retrouvés. Tous les deux étaient bien contents de leur journée et en avaient beaucoup à me raconter!

C'est sans aucun doute cette année que nous avons eu la plus belle rentrée!

Premier pas vers la maternelle pour Princesse Tupperware!

Fiston Tupperware bien fier de sa nouvelle chemise! :)
 
Et vous? Tout s'est bien passé?