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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca
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lundi 6 avril 2015

Les stratégies de Fiston pour diminuer son anxiété

Fiston est anxieux. Il le sait et nous le savons. 

Depuis les événements de décembre dernier, nous travaillons d'arrache pied pour l'aider à gérer ce mal qui le ronge quotidiennement. 

Nous avons restructuré les routines de vie (les repas, l'heure de la douche et celle du coucher), instauré un (autre!) tableau d'émulation et essayons d'être encore plus attentifs aux signaux d'anxiété que nous envoie notre garçon. 

Nous avons aussi élaborer des stratégies AVEC lui afin qu'il puisse s'apaiser lorsqu'il sent la tempête gronder. 

Fiston adore la lecture. C'est un moyen pour lui de se couper de son environnement et de se retrouver seul avec lui-même. J'ai donc convenu avec lui que nous irions à la bibliothèque chercher de nouveaux livres une fois (bien souvent 2!) par semaine. Nous revenons  chaque fois avec une vingtaine de livres que Fiston lit à tout moment, par plaisir ou pour retrouver son calme. 

Quand les livres sont tous lu ou que son coeur n'y est plus, on sent bien que Fiston peine à rester en place. Il n'arrive pas à occuper par lui-même son temps libre et a besoin de notre support pour se trouver des trucs (positifs!) à faire. Nous travaillons donc très fort pour l'aider à se choisir des activités qui lui plaisent et qui lui permettent de ne PAS laisser l'angoisse l'envahir. 

Parfois il dessine, d'autre fois il joue avec Minnie. Il arrive aussi qu'il sorte marcher. Bien souvent, lorsqu'il revient, il tourne en rond autour de Papa Tupperware et moi pendant de longues minutes, puis finit par retourner lire ou se trouver une activité. 

Tranquillement, il apprend à occuper son temps et nous le sentons fier d'arriver à le faire. 

L'anxiété n'est pas un truc simple à gérer. Je le sais parce que j'en souffre aussi. Toutefois, je suis heureuse que nous soyons capable d'aider notre fils à y faire face maintenant. 

Car il est beaucoup plus facile d'outiller un enfant pour le futur, que de réparer un adulte brisé par le passé. 

vendredi 24 janvier 2014

Le sommeil, le nerf de la guerre!


Il y a deux ans, je vous parlais (ici) même des troubles du sommeil de nos garçons. Fiston Tupperware faisait de l'insomnie et Bébé Tupperware aussi.

Tranquillement, les choses se sont replacées. Bébé Tupperware a finalement fini par faire ses nuits et Fiston aussi. Nous avions retrouvé un minimum d'équilibre de sommeil Papa Tupperware et moi.

Puis, est arrivée Minnie.

Depuis retour de l'hôpital de Minnie, les nuits sont difficiles. Bien ŝsûr, j'étais prête à me lever aux 2-3h pour allaiter notre fille. Je savais que je serais sans doute fatiguée, mais je vivais bien avec cela. Le hic... et bien le hic c'est que Fiston a recommencer à faire de l'insomnie.

En effet, il se pointe le bout du nez dans le salon ou dans notre chambre 2 ou 3 fois par nuit sous prétexte qu'il n'est plus fatigué! Et comme il est anxieux et qu'il vit encore avec plusieurs peurs, il réveille Bébé Tupperware chaque fois. Il entraîne son frère avec lui dans la maison aux petites heures du matin.

Résultat? Un Bébé Tupperware fatigué et irritable, un Fiston Tupperware encore plus fatigué et encore plus irritable et une Maman Tupperware... qui ne sait plus trop quoi faire!

Le pire dans tout cela est que ça fait plusieurs semaines que le manège dure. La différence est qu'avant, Fiston réveillait Bébé Tupperware, mais ils restaient tous les deux en bas, dans leur chambre! Nous ne savions donc pas pourquoi nos deux garçons étaient si fatigués.

Fiston Tupperware est anxieux. Il déteste être seul dans sa chambre et réquisitionne toujours de l'accompagnement pour aller y chercher quelque chose ou pour y rester. Son anxiété est à son apogée en ce moment, engendrant ainsi encore plus de peurs et de situation de panique.

Afin d'éviter que Bébé Tupperware ne s'épuise, j'ai donc installé Fiston dans la chambre de Princesse Tupperware la nuit dernière, envoyant ainsi notre fille aînée dormir au sous-sol avec son frère cadet. Résultat : Bébé Tupperware a dormi toute la nuit et est d'humeur joyeuse, Fiston Tupperware ne s'est réveillé qu'une seule fois et a pu se rendormir à mes côtés de 5 h à 6 h 30 et Minnie... Bien Minnie a continué à boire aux deux ou trois heures toute la nuit (à mes côtés, car il semble que sa couchette soit pleine d'épines!!).

Nous attendons sous peu un retour d'appel de la clinique de pédopsychiatrie afin de débuter une médication temporaire et ponctuelle afin de faciliter les nuits de notre grand garçon. D'ici là, nous tentons de faire tranquillement diminuer son anxiété et d'être présents quand ses peurs s'installent et ne le quittent plus.

Comme le dirait bien des mères : Le sommeil, c'est le nerf de la guerre!

                              

dimanche 12 janvier 2014

Tics et panique!


Comme parent, il faut parfois (lire souvent!) faire preuve de beaucoup de patience.

Lorsque nos tout-petits développent leur autonomie, on doit les laisser faire, même si faire les choses nous-mêmes prend (définitivement) beaucoup moins de temps. Lorsqu'ils commencent l'école, on doit les accompagner dans leurs apprentissages et tenter de leur expliquer les notions plus difficiles à intégrer. Dans leur relation avec les pairs, on doit les laisser expérimenter et vivre des conflits pour ensuite leur (ré)expliquer patiemment qu'il faut parfois mettre de l'eau dans son vin afin de préserver un minimum d'harmonie dans nos relations.

Avoir des enfants, c'est accepter qu'il faille les encadrer et souvent répéter les mêmes consignes et les mêmes concepts (ad vitam æternam si vous voulez mon avis!). C'est ainsi pour tous les parents! Jusqu'à présent, je crois que nous avons su faire preuve de patience avec nos enfants. Jusqu'à présent...

Récemment, Fiston à développer un tic plutôt agaçant. Il se racle la gorge de façon très excessivement bruyante, et ce aux 2 minutes. Au début, c'était plutôt léger, mais le tic s'est graduellement intensifié au point où cela perturbe le climat de classe et parfois celui de la maison.

Nous avons tenté de lui en parler subtilement, de lui offrir des pastilles, des sirops ainsi que des boissons afin d'apaiser sa toux, mais sans succès. Puis, comme son tic est très sonore et qu'il dérange les gens autour de lui, Fiston a commencé à angoisser. Ne sachant pas comment arrêter de tousser, il se met à hyperventiler au point de croire qu'il est sur le point de perdre conscience. En langage clair, son tic l'amène a faire des crises de panique.

À ce jour, il en fait deux. Deux dans la même semaine. Deux qui m'ont laissée sans mot, sans intervention, sans solution.

Une fois à la maison, j'ai réalisé que le tic de Fiston nous rendait tous un peu impatients, intolérants, ce qui n'aide en rien à faire diminuer son anxiété. Lors de sa crise de panique, j'ai senti que j'étais impatiente avec lui. Je ne savais pas quoi faire ou quoi lui dire pour l'apaiser. Je n'ai pas su être douce et compréhensive. J'ai plutôt été froide et distante, enchaînant les « inspire par le nez, expire par la bouche » de façon mécanique. Une fois la crise passée, je me suis dit que je ne saurais pas gérer cela, que si cela devait arriver souvent, je ne saurais pas rester calme et patiente, que je finirais par me fâcher parce que cela m'agacerait.

Il n'y a pas eu de récidive de crise de panique depuis la semaine dernière. Je ne sais pas s'il y en aura d'autre, mais une chose est certaine, nous devrons encore une fois faire preuve de beaucoup de créativité pour arriver à gérer ce type de situation qui, je vous le dis en toute honnêteté, me mets mal à l'aise au plus haut point. J'espère réussir à trouver en moi la force et la patience nécessaire pour aider mon fils à faire diminuer son anxiété et à gérer cette nouvelle différence qui, disons-le, est maintenant audible par tous ceux qui l'entourent.