Qui êtes-vous ?

Ma photo
Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca
Affichage des articles dont le libellé est Maman Tupperware. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maman Tupperware. Afficher tous les articles

mardi 16 septembre 2014

L'intervention de Maman Tupperware

Il était près de midi. Je terminais de mettre de l'essence dans ma voiture. Je sortais Minnie de l'auto quand la scène a débuté. Un ado hurlait et blasphémait après un garçon plus jeune. Les oreilles me frisaient.

Puis, une mère est sortie. Elle avait le regard noir et se dirigeait vers les deux garçons d'un pas décidé et les poings fermés. Elle blasphémait autant que le plus vieux des garçons.

J'ai d'abord cru qu'elle punirait le plus vieux pour avoir usé d'un langage aussi grossier, mais tel ne fût pas le cas. À ma (plus) grande surprise, elle a empoigné le plus jeune et l'a envoyé valser dans la voiture en le frappant. Ça s’est passé tellement vite que c’en est flou dans ma tête.

J'étais sous le choc. Sans même réfléchir, je me suis approchée d'elle et je lui ai hurlé un truc horrible : on devrait t'enlever tes enfants. Tu ne les mérites PAS!

Stupéfaite, elle m'a regardée droit dans les yeux. Elle m'a dit que je ne comprenais pas, qu'elle était à bout, que son garçon courait partout, qu'il n'écoutait rien et qu'il s'était presque fait frapper 3 fois depuis le matin.

J'ai (tellement!!) ressenti sa détresse.

Je lui ai répondu « Écoute! T'as pas idée à quel point JE COMPRENDS! J'en ai 4 des enfants. Des crises, j'en ai géré des tonnes de copies! Mais là, t'es en train de perdre le contrôle. Calme-toi. L'adulte c'est toi! Tu gagnes rien à lui taper dessus. Tu lui fais peur et la peur, ça mène nulle part! »

Elle a respiré un bon coup et a fini d'installer son garçon dans l'auto. Je suis partie de mon côté, espérant que la tempête soit terminée.

Plusieurs heures plus tard, j'ai encore le cœur dans la bouette. D'un côté, je me dis que quelqu'un devait intervenir, que la violence faite aux enfants est inacceptable. Toutefois, je me sens vraiment nulle de lui avoir crié qu'on devrait lui enlever ses enfants. Je me sens nulle parce que j'ai déjà été cette maman en détresse (la violence en moins).

Bien sûr, mon intervention a eu l'effet escompté : faire cesser le comportement inacceptable. Toutefois, je reste avec la crainte que les choses aient dérapé après leur départ, que cette maman n'ait pas trouvé l'aide dont elle avait vraiment besoin pour ventiler, faire baisser la pression.

Ce soir, je ne peux qu'espérer qu'elle ait compris que je voulais seulement lui faire comprendre qu'elle n'était pas seule et qu'elle était capable de faire les bons choix. 

Image internet
 

samedi 7 juin 2014

Bienvenue chez Maman Tupperware


Il y a deux raisons possibles pour lesquelles vous êtes en train de lire ceci.

La première : vous êtes un lecteur de ce blogue depuis plusieurs années, plusieurs mois ou quelques jours. Si c'est le cas, merci d'être encore là!

La deuxième : vous m'avez découverte grâce à mon texte paru aujourd'hui sur TPL Moms.

Peu importe ce qui vous a conduit ici : BIENVENUE!

Je suis Maman Tupperware, maman de 4 enfants qui vit dans un bungalow sur une rive près de chez vous. La vie m'a donné de bien belles choses à chérir : un conjoint (Papa Tupperware) et 4 descendants (Fiston, Princesse, Bébé et Minnie Tupperware).

Ici, vous ne trouverez pas votre inspiration pour vos soupers de semaine, ni de trucs pour (enfin) utiliser votre gun à colle chaude. Je ne fais pas de scrapbooking, je ne redécore pas votre intérieur et je ne saute pas ma coche 3 fois par semaine sur l'actualité.

Ici, c'est la vie dans sa façon la plus simple. La vie d'une famille nombreuse dont un des enfants souffre de problème de santé mentale. Ici, TDAH et anxiété sont souvent abordés. On parle aussi de linge propre pas plié qui s'accumule dans la salle de lavage, de comment on peut manger un post-partum (ici) et de comment un balai peut mettre du sang partout (ici)!

Mais au-delà de ça, ici, vous vivrez des émotions. Vous rirez, vous pleurerez, mais surtout, vous serez les témoins privilégiés de ce que c'est que d'apprendre à vivre avec un enfant différent (et tous les intervenants qui viennent avec!).

En espérant que vous continuerez de venir nous voir, que vous soyez un lecteur déjà conquis... ou à conquérir!

À bientôt!

Maman Tupperware







mercredi 12 février 2014

Qu'est-ce qu'on mange pour souper?


- Maman? On mange quoi pour souper?

Il est 14 h 10. Le dîner n'est pas encore complètement digéré que Princesse Tupperware veut savoir! Quand je sais déjà ce qu'il y a au menu et que je sais que ça lui plaira, je réponds sans hésiter. Mais quand je ne sais pas ce que je servirai ou que je sais très bien qu'elle se mettra à rouspéter, j'ignore la question ou je réponds quelque chose de plate. Comme aujourd'hui!

- De la nourriture!

- Argggg! Tu réponds toujours ça quand ce sera pas bon!

Et bien Princesse a souvent raison. Ça fait maintenant des années que j'essaie de cuisiner des petits plats qui plairont à tout le monde... sans succès!

Chaque jour amène donc le même combat : on mange quoi?

Si je reste dans la lignée des classiques, je m'en sors! Pâté chinois, macaroni chinois, riz chinois, fajitas ou tacos (kit en boîte bien sûr!) et crêpes ont la cote. Pour le reste, je suis nulle! Je dois certainement être la seule personne au monde qui n'arrive jamais à cuire une viande parfaitement. Ici, la semelle de botte est régulièrement servie avec beaucoup beaucoup de ketchup!

Pourtant, je suis pleine de bonne volonté! J'ai plein de livres de recettes, des plus simples aux plus compliquées, mais je dois avoir un mauvais karma, car je n'y arrive pas. Et comme je me fais un point d'honneur de ne pas servir de plats du commerce bien, je me retrouve souvent assise à table avec 3 enfants bien malheureux devant leur repas!

Par chance, Papa Tupperware a beaucoup de talent en cuisine. Il invente des recettes délicieuses et est capable de préparer plusieurs repas à en un seul après-midi, ce à quoi il s'affaire régulièrement lors de sa journée de congé. Ainsi, mes enfants mangent quand même à leur faim et selon leurs goûts.

Ce soir, Papa n'était pas là et je n'avais rien de préparé. J'ai encore une fois tenté ma chance et concocté un repas sorti de mon imagination. Résultat?

- Ouin... c'est pas ben bon hein?

- Ben non... c'est bon maman d'amour!

- Arrête! Je le goûte moi aussi!

- Ben... la viande est un peu dure pis la sauce est pas ben ben bonne, mais ça va...

- …

Et au même moment, je constate que Bébé Tupperware mâche avec vigueur un morceau de bœuf trop cuit depuis au moins 5 bonnes minutes!

- C'est beau! Mettez ça à la poubelle! Mangez un yogourt et ensuite vous pourrez prendre des biscuits! Vous le méditez bien!

Y'a rien à faire! La cuisine n'est définitivement pas ma place! Demain, on mangera des toasts! Avec un bol de fruits, du fromage et un verre de lait ça leur fera un repas complet!



jeudi 30 janvier 2014

Celle que je voulais être...


Quand j'ai eu Fiston Tupperware, j'avais une image très claire de ce que je voulais être comme maman.

Je voulais être attentive, douce, calme et présente tant physiquement que mentalement.

Je voulais être celle qui soigne les blessures, qui sèche les larmes, qui conduit aux activités, qui donne le bain tous les soirs et qui raconte l'histoire avant le coucher.

Je voulais cuisiner des collations pour les amis de la garderie, accompagné aux sorties éducatives et devenir bénévole à l'école.

Je voulais être celle qui fait les lunchs, qui prépare les sacs à dos, qui vérifie le calendrier scolaire et qui n'oublie jamais la journée jouet.

Je voulais être celle sur la ligne de côté qui tend les bouteilles d'eau, encourage avec ardeur, félicite les réussites et réconforte les petits cœurs brisés par la défaite.

Je voulais être celle qui répond lorsqu'on l'appelle, qui accourt dès qu'on la réclame et qui règle les petits et gros dossiers de la vie de ses héritiers.

Je voulais être celle qui, peu importe l'heure du jour ou l'orientation du vent, serait tirée à quatre épingles et prête à affronter toutes les éventualités.

Puis... j'ai découvert la réalité.

Je suis une maman.

J'ai le droit d'être impatiente quand j'ai répété la même consigne 212 fois.

J'ai le droit de donner congé de bain le vendredi parce que mon dos a parfois besoin de repos et que personne n'est jamais mort d'un congé de bain!

J'ai le droit de ne pas lire d'histoire tous les soirs parce qu'aller se coucher après avoir écouté la télé collée ce n'est pas pécher.

J'ai le droit de mettre des pattes d'ours du commerce dans le lunch de mes enfants si je suis trop fatiguée pour allumer le four et popoter.

J'ai le droit de ne pas être partout tout le temps pour mes enfants.

J'ai le droit de prendre du temps pour moi et de parfois confier les soins de mes descendants aux gens qui nous entourent.

J'ai le droit d'être humaine et de ne pas trop savoir ce que je fais, où je m'en vais et comment tout cela va finir.

J'ai (surtout) le droit de revoir le genre de mère que j'ai vraiment envie d'être.

Parce qu'à force de vouloir être parfaite, j'ai (presque) fini par oublier le plus important : apprendre le bonheur à mes enfants.



lundi 27 janvier 2014

Les muffins


5 h du matin. Je m'ouvre un œil. Puis deux. Puis je regarde à nouveau le réveil. Je sais que quelque chose de merveilleux s'est produit cette nuit : Minnie a dormi toute la nuit.

J'entre tranquillement dans sa chambre. Elle dort toujours. Malheureusement pour elle, je dois la réveiller. (Je vous épargne les détails, mais disons qu'avec l'allaitement Minnie doit boire rapidement sinon Dolly Parton pourra aller se rhabiller!).

Je me dirige avec elle vers le salon. Qu'est-ce que j'y trouve? Fiston Tupperware coucher en boule sous la table de salon placé dans un coin sombre. Il me regarde et hésite à sortir. Comme je viens de me réveiller, j'ai un peu de difficulté à comprendre ce qui est en train de se passer.

Une fois sortie de sa cachette, il m'explique qu'il n'a pas dormi de la nuit, qu'il s'est réveillé vers 1 h du matin et qu'il n'est pas retourner se coucher. Il semblerait qu'il n'ait pas jugé bon de nous réveiller. JE le retourne donc dans son lit avec l'ordre de dormir IMMÉDIATEMENT! (Oui oui! Je suis caporale à mes heures!). Bien sûr, cela n'arriva pas.

Après avoir allaité Minnie, je me dirige vers la cuisine où j'avais laissé 6 beaux muffins à l'avoine. Et là, que vois-je?? Et bien 6 muffins dénudés de leur dessus! C'est un carnage. Les moules où il y avait des muffins sont saccagés, il y a des miettes partout sur le plancher et clairement, j'ai la moutarde qui me monte au nez!

Et là... j'ai explosé. J'ai senti la colère montée combinée à une grosse grosse dose de découragement. Mais à quoi avait-il donc pu penser?? Ne pas dormir de la nuit, se cacher sous une table de salon et (la cerise sur le sundae!!) saccager les muffins prévus pour la collation d'aujourd'hui!

J'ai crié après Fiston ce matin. J'ai fait tout un cas des 6 muffins, sur le manque de respect, sur son incapacité à prendre une SEULE bonne décision, sur son égoïsme sans limites, sur son manque de jugement... et j'en passe!

Puis, encore rouge de colère, j'ai ajouté la menace ultime : Fiston avait intérêt à faire un sans faute à l'école sinon sa soirée serait un enfer! JE lui ai promis de le priver de télé, de le confiner à sa chambre, de... je ne sais même plus ce que je lui ai promis.

L'autocontrôle quand on a un enfant comme le nôtre est primordial. Ce matin, je n'en ai pas eu. Pas du tout même. Et même si j'essaie de me trouver une excuse, je n'y arrive pas. Ni la fatigue, ni le découragement ne justifient la réaction que j'ai eue. J'aurais dû respirer par le nez et attendre que ma colère diminue. J'aurais dû laisser Papa Tupperware gérer la situation. J'aurais dû réfléchir avant de parler. J'aurais dû... mais je ne l'ai pas fait.


lundi 14 octobre 2013

Prendre son mal en patience (ou l'art de tirer une leçon de l'expérience)


27 semaines de grossesse. Moins de la moitié à faire. La chambre de Minnie n'est pas prête, mais je sais que nous arriverons à finaliser le tout avant son arrivée. En fait, nous devions finaliser le tout ce weekend, mais dans la vie, nous ne contrôlons pas tout. C'est ainsi qu'en début de semaine dernière, mes plans ont pris le champ gauche et je me suis retrouvée à l'unité des naissances de l'hôpital.

Pas de contraction, pas de rupture de membranes, pas de saignement, mais beaucoup de douleur abdominale. Suffisamment en fait pour que je ne puisse plus rester à la maison.

Après une brève évaluation, le diagnostic est clair : colique hépatique. Le traitement : la chirurgie pour retirer ma vésicule biliaire. Ce que j'en pense : pas certaine que je trouve cela très très drôle et pas certaine non plus que je suis rassurée de subir cette chirurgie alors que Minnie dort tranquillement dans mon ventre.

Malheureusement, pas d'autres choix. Dès qu'une place en salle d'opération se libère, je passerai sous le bistouri. Que ça me plaise ou non. Et en fait, on se fou un peu que ça me plaise ou non... Minnie risque de trouver bien plus difficile une complication de colique hépatique comparativement aux effets indésirables de la chirurgie.

C'est ainsi qu'après 72h de jeûne et beaucoup de douleur, j'ai pris le la route vers la salle d'opération, confiante que tout irait bien.

Pendant la chirurgie, il y eut beaucoup de contraction et de chute de pression. Minnie a tenu le coup, mais nous a fait comprendre en post-opératoire qu'on ne devait pas lui refaire le coup. Son petit cœur a ralenti et j'ai eu peur de la perdre.

Les 48 h qui suivirent la chirurgie furent très difficiles. Beaucoup de douleur, des contractions, un système urinaire maternel qui ne répond plus aux commandes (oui oui! Ça arrive même à 32 ans!) et un moral dans les talons : vais-je donc finir par sortir d'ici? Ajoutez à cela que mes enfants me manquaient terriblement et vous comprendrez que mes dernières journées n'ont pas été remplies de sourires et de joie de vivre.

Malgré tout, j'ai pris mon mal en patience. J'ai respiré un bon coup et j'ai tenter de rationaliser mon expérience. Bien sûr, le temps est long à l'hôpital, mais ici, j'ai la possibilité de dormir quand je suis fatiguée, de manger quand j'ai faim et il y a quelqu'un de payer pour faire l'entretien ménager! Quoi demander de plus?;)

Je sors bientôt. Sous peu, je serai de retour à la maison avec mes amours et Minnie pourra prendre les 10 prochaines semaines pour grandir et se développer au chaud dans ma bedaine. Et quand elle sera assez grande, je lui dirai à quel point je l'aimais déjà avant même de l'avoir tenu dans mes bras et à quel point j'aurai eu peur de la perdre un jour d'octobre un peu frisquet.




*Notez que nous sommes maintenant de retour à la maison et que tout va bien. La vie reprend son cours... :)

lundi 7 octobre 2013

L'appel!


Une chose étrange est en train de se produire...

Je ne sais pas si c'est la grossesse, les hormones ou ma progression en âge (et en sagesse bien sûr!), mais j'ai une envie folle de cuisiner.

Bon d'accord, pour le commun des mortels, il n'y a pas de quoi en faire tout un plat (subtil jeu de mots!), mais dans mon cas... si!

Papa Tupperware vous le dirait sans hésiter : le chef chez les Tupperware, c'est lui, pas moi! Je n'ai jamais eu d'intérêt pour les chaudrons ou les épices. Ni pour les coupes de viandes ou les types de pâtes ou de riz. Ma spécialité à moi n'est donc pas de cuisiner... mais bien de manger!

Ceci étant dit, j'ai eu l'appel de la cuisine cette semaine.

Alors que les enfants jouaient tranquillement par un après-midi pluvieux, je me suis mise à regarder le sac de pommes que nous avions cueillies la semaine précédente. Je me suis alors mise à me demander ce qui adviendrait des dites pommes si nous ne les passions pas rapidement. Comme je déteste le gaspillage, je me suis dit qu'il serait grand temps qu'on les cuisine. Papa Tupperware étant absent, je n'ai donc pas eu d'autres choix que de me charger du projet moi-même. (Et croyez-moi, dans mon cas, cuisiner est un projet majeur!)

Je me suis donc rapidement retrouvée dans la cuisine avec le iPad familial et une vingtaine de pommes. J'ai trouvé quelques recettes simples et je me suis mise au travail. Bien sûr, Princesse Tupperware s'est jointe à moi avec enthousiasme (plus que moi je vous dirais!). Allez savoir pourquoi, cette enfant adore cuisiner avec moi. C'est à ni rien comprendre!

En quelques heures, ma fille et moi avons donc cuisiné une croustade aux pommes et framboises, une compote de pommes et poires ainsi qu'une tarte aux pommes et framboises. (Soulignons ici le fait que nous avons nous-mêmes faites la pâte brisée pour la tarte! Un bel exploit si vous voulez mon avis!)

Après le souper, c'est avec fierté que Princesse Tupperware et moi avons offert de la tarte aux garçons pour le dessert. Nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre. Fiston Tupperware ne mange aucun fruit... je m'attendais donc à ce qu'il refuse notre offre et demande autre chose.

À notre grande surprise et notre immense joie, Fiston n'a pas pris une, mais bien DEUX portions de tarte. Il a adoré notre dessert. Pas la peine de vous dire que ça nous a fait un petit velours à sa sœur et moi!

Quand Papa Tupperware est rentré du boulot, je ne me possédais plus. J'avais TELLEMENT hâte qu'il goûte à la tarte que nous avions préparée! Heureusement, il ne s'est pas fait prier. (Il a mangé le quart de la tarte!!!) Il nous a donné une note de... 10/10!

Pour certains, cuisiner est simple, facile et plutôt insignifiant. Pour moi, c'est un projet, une mission. Alors de réussir autant de trucs culinaires en une seule journée fut probablement plus demandant pour moi que pour d'autres. Par contre, je crois y avoir pris goût et surtout... avoir afin acquis suffisamment de confiance en moi pour me risquer et essayer de nouvelles choses.

Et qui sait... peut-être deviendrai-je suffisamment bonne pour que Papa Tupperware puisse se reposer un peu et me laisser gérer les fourneaux?



Psssst! Ce soir, j'ai même fait une sauce à spaghetti! Je n'arrive pas à le croire moi-même! ;)

lundi 23 septembre 2013

Moi, mes souliers...


Le jour où j'ai chaussé pour la première fois mes souliers, je l'ai fait sans broncher. J'ai d'abord cru que ça aurait pu être pire, que j’aurais pu me retrouver nu-pieds, mais qu'au lieu de cela j'avais mes propres souliers.

Mes souliers sont souvent trop étroits, me laissant parfois croire qu'ils ne sont pas vraiment à moi. Puis, soudainement, ils deviennent trop grands et me blessent à chaque pas. Quand j'ai voulu les retourner, on m'a dit que c'était impossible, que je devais les garder aux pieds. On m'a ensuite souhaité de ne pas trop les user...

Moi, mes souliers, ils ont peu voyagé. Malgré cela, mes semelles sont bel et bien usées. Usé d'avoir fait les cent pas, d'avoir fait du sur place, d'avoir défoncée les portes qui se trouvaient devant moi.

Moi, mes souliers, personne n'a vraiment envie de les porter. On les regarde, on les scrute, on les juge, mais jamais on ne les essaie. Puis, quand ils prennent trop de place, on me demande de les retirer, on les tasse dans l'entrée et on fait ce que l'on peut pour les ignorer.

Avant qu'ils soient si usés, je trouvais toujours quelqu'un pour me dire qu'au fond, mes souliers étaient bien utiles et me permettaient encore d'avancer. Puis, le temps a passé et on n'a plus voulu entendre parler de mes foutus souliers. On m'a laissé en plan, avec mes bottines percées et on m'a souhaité d'en trouver une autre paire. Plus belle, plus solide et surtout moins usés.

Mais vous savez quoi? Mes chaussures à moi, on ne les change pas comme ça!

Ce sont mes souliers usés qui témoignent de tous les sentiers parcourus, de tous les chemins défrichés. Ce sont mes souliers qui me rappellent chaque jour que même lorsque j'y étais à l'étroit, j'arrivais quand même à marcher. Ce sont mes souliers, aussi brisés soient-ils, qui m'ont permis d'explorer le monde de mon enfant différent. Ce sont ces souliers qui ont fait de moi la mère que je suis devenue aujourd'hui.

Alors avant de juger mes souliers et de me dire d'arrêter d'en faire l'éloge ou d'arrêter d'en parler, ayez le courage de venir y glisser vos pieds. Tenter de nouer les lacets sans qu'ils ne vous cassent entre les doigts. Faites le tour du pâté de maisons et sentez l'étroitesse sur vos pieds. Essayez de courir et sentez la rudesse du sol sur vos talons. Et quand cela sera fait... essayez de ne pas revenir sur les genoux, les chaussures pendantes autour du cou.

Moi mes souliers sont usés. Malgré cela je ne les changerais pas. Je vais les garder précieusement, comme on garde le souvenir d'un passage obligé, d'un parcours imposé. Et plus tard, quand mon enfant me demandera comment j'ai fait pour rester debout à ses côtés et sur mes deux pieds... je lui dirai que c'est moi qui avais les meilleurs souliers et je le remercierai de me les avoir mis aux pieds.

Image internet

jeudi 8 août 2013

Scramez!


Jeudi.

Je suis en route vers la garderie. Il fait chaud. J'ai chaud. J'ai hâte d'arriver au CPE des petits, de passer chercher Fiston au camp de jour et de rentrer à la maison.

Je ramasse les deux premiers et me dirige vers le camp. Lorsque j'y arrive, j'apprends que les enfants ont préparé un spectacle de cirque. Bien sûr, je ne le manquerai pas.

Après la prestation, j'ai toujours chaud.

Une fois les enfants installés dans la voiture, j'avise mes descendants que je dois préparer le souper et qu'ils peuvent donc vaquer tranquillement à l'activité de leur choix pour les 30 prochaines minutes.

Malgré l'air conditionné, j'ai chaud. Très chaud. J'enfile donc un short et me dirige vers la cuisine. Je sors un chaudron, puis un second et....


Princesse : Maman, je peux me baigner?
 
Bébé : Moi si! Veux baigner dans la grosse piscine avec Maman!

Moi : Pas maintenant. Je dois faire le souper. Si on soupe rapidement, on pourra faire une saucette après le repas.

Princesse : Ben là! C'est ben trop long!

Bébé : J'ai chaud! Je veux me baigner bon! *en se précipitant au sol les deux mains sur les yeux! *

Moi : Bon! Je n’ai pas le temps de surveiller la piscine. Aller jouer. On verra après le souper!



Les deux petits partent en rouspétant. Je remplis mon premier chaudron d'eau, je verse la sauce à spaghetti de Papa Tupperware dans le deuxième et...



Bébé : Prends-moi!

Moi : Euh, non mon amour. Je suis occupée. On pourra se coller tantôt.

Bébé : Noooonnnnn!!!! Prends-moi maman! Tout de suite bon!

Moi : Non Max. Je vais te faire un gros câlin et ensuite tu vas jouer et on se colle plus tard.



Bébé Tupperware se couche au sol et gémit. Oh well...



Donc. J'allume enfin les feux sous mes chaudrons. Le temps que l'eau boue et que la sauce soit chaude, je m'affaire à nettoyer la vaisselle que j'avais laissé trainer la veille, je vide les boîtes à lunch, j'écoute les messages sur le répondeur et trie le courrier. Puis...



Princesse : Maman, quand est-ce qu'on mange?

Moi : Dès que c'est prêt!

Princesse : Qu'est-ce qu'on mange?

Moi : Ce qu'il y a aura dans ton assiette.

Princesse : C'est poche! Je peux me baigner en attendant?

Moi : NON!



J'ai chaud. Je suis fatiguée. Bébé Tupperware vient me voir au 5 minutes pour me demander de le prendre. Princesse revient plusieurs fois à la charge pour pouvoir aller se baigner et moi... j'ai chaud! Alors vous savez ce que j'ai trouvé à dire?



« Scramez!!!! Sortez de la cuisine. Je veux plus en voir un seul! Je ne vous demande pas de passer la tondeuse ou de me partir une brassée de serviette tabarouette! Je vous demande d'aller jouer! J'aimerais tellement ça moi qu'on me dise d'aller jouer pendant que le repas se fait! Allez ouste! Le prochain qui vient m'achaler va manger des toasts au beurre! C'est clair? »



Une fois les enfants sortis de mon champ de vision, je me retourne vers mon four pour réaliser que j'ai allumé mes ronds... mais pas les bons!



Arggggg!!!!!



Devinez qui va se coucher peu de temps après ses enfants?;)

lundi 20 mai 2013

Fiston 1 ::: Maman 0


6h00 am...

-Maman, je peux jouer au iPod?
-Non.
-Pourquoi?
-Il est 6h00 du matin. Fais autre chose.


15 minutes plus tard...

-Maman, je peux jouer au iPod?
-Selon toi?
-Non
-Pourquoi?
-Il est trop tôt.... *grognement


15 minutes plus tard...

-Maman, je peux jouer au iPod?
-… *sourcil maternel relevé, regard insistant
-Argggg! J'imagine que non parce qu'il est trop tôt c'est ça?
-Bravo mon fils! T'es perspicace!
-Quand je pourrai jouer?
-Quand j'aurai déjeuner, pris ma douche et eu 15 minutes de silence.
-Ben là! Aussi bien dire que je jouerai jamais! (Enfant qui sort de ma chambre en piochant des pieds!)


15 minutes plus tard...

-Maman, je sais qu'il est trop tôt pour le iPod, mais pour la Xbox?
-Non plus! Fais autre chose! Laisse-moi dormir!
-Tu sais que si je pouvais jouer au iPod, tu pourrais dormir sans te faire achaler?
-... pour vrai? Tu me laisserais dormir?
-Bien sûr! *sourire fendu jusqu'aux oreilles
-Prend le! Mais pour l'amour du ciel, laisse-moi dormir!
-Merci!!! Et tu sais maman... tu dors trop!
-Je suis en vacances! J'ai le droit! Pfff!


15 minutes plus tard....


JE N'ARRIVE PLUS À DORMIR!


Note à moi-même : choisir plus judicieusement les combats que je veux mener... Surtout à 6h00 le matin quand je suis en vacances!

dimanche 25 novembre 2012

La beauté de l'être humain


La beauté de l'être humain est qu'il finit habituellement par s'adapter aux situations difficiles et aux changements. Alors que je n'y croyais pas vraiment, les choses ont beaucoup évolué dans la dernière année.

La nouvelle classe de Soutien émotif de Fiston tupperware lui convient parfaitement. Le fonctionnement respecte son rythme et ne néglige pas ses apprentissages académiques. Il s'y est fait des amis et apprend à mieux vivre avec ses difficultés puisque ses copains de classe en ont aussi. Ses résultats scolaires sont plus que satisfaisants, ses comportements s'améliorent en classe et son anxiété est mieux contrôlée.

Ceci étant dit, les défis ne sont pas plus petits. À la maison, nous devons maintenir la ligne directrice établie par les intervenants et demeurer cohérents dans nos interventions. Le plus difficile à mon avis reste à faire... et ce n'est pas Fiston qui aura à le faire, c'est moi!

Maintenant que tout est en place pour lui venir en aide, je réalise que mes attentes étaient encore une fois trop élevées. Je m'attendais à ce qu'un encadrement serré et l'évaluation précise des difficultés de Fiston le guérissent un peu de ses troubles. Aussi bête que cela puisse paraître, je m'attendais à me faire dire que le cas de mon garçon n'était pas si problématique et que nous préparerions son retour en classe régulière après moins d'une année en classe d'adaptation scolaire. Ce ne sera pas le cas.

Papa Tupperware m'a récemment confié qu'il préférait mille fois savoir notre fils heureux dans une classe de soutien émotif pendant encore quelques années plutôt que malheureux en classe régulière. Pour lui, il ne fait aucun doute que Fiston a les capacités intellectuelles pour être en classe régulière, mais il sait reconnaître qu'il est préférable qu'il soit bien préparé à affronter le régulier avant d'y être intégrer et que cela passait obligatoirement par un cheminement en adaptation.

Ma tête est d'accord avec Papa Tupperware... mais mon cœur l'est moins. Le cheminement scolaire que suit mon fils ne correspond pas à ce à quoi je m'attendais et je devrai donc redoubler d'effort pour faire mon deuil de l'enfant parfait, de celui que je voulais au-dessus de la mêlée.

Mais comme je le disais au départ, la beauté de l'être humain est qu'il finit habituellement par s'adapter aux situations difficiles, aux situations imprévues et aux changements. Mon amour pour mon fils me guidera donc vers l'acceptation de la situation et fera en sorte que je changerai ma vision de la situation. D'ici là... vaut mieux prendre les choses une à la fois!

mardi 13 novembre 2012

Et si c'était pour eux?


Personne ne souhaite avoir un enfant malade. Mais que feriez-vous si un de vos enfants était atteint d'une maladie qui, sans être mortelle, demandait un traitement technologique dispendieux? Opteriez-vous pour un traitement conventionnel moins dispendieux ou feriez-vous des pieds et des mains pour lui offrir ce qu'il y a de mieux pour lui? Iriez-vous jusqu'à faire un emprunt à la banque ou réhypothéquer votre maison? Tenteriez-vous de récolter des fonds auprès de votre famille et de vos amis pour arriver à vos fins?

Moi, je le ferais. Je chercherais toutes les ressources possibles qui pourraient me venir en aide. Je ferais peut-être une levée de fonds ou je créerais une page Facebook pour faire connaître l'histoire de mon enfant. Je ferais tout. Papa Tupperware aussi.

Mais la vraie question aujourd'hui n'est pas de savoir si vous feriez tout pour eux... mais de savoir si vous feriez la même chose si c'était vous!

Je suis diabétique de type 1 depuis l'âge de onze ans. J'utilise l'insuline en injection pour contrôler mes glycémies. Quatre fois par jour, je vérifie mes glycémies, je calcule la quantité de glucides que je m'apprête à ingérer, je m'injecte mon insuline et je croise les doigts pour que les planètes soient bien alignées et que ma prochaine glycémie soit dans les normes attendues.

Malheureusement, après 20 ans de traitement conventionnel, j'éprouve de sérieuses difficultés à gérer convenablement la maladie. Mon rythme de vie, mes activités et le stress m'empêchent d'avoir un bon contrôle et me mettent à risque de complications à moyen et long terme.

Un traitement s'offre à moi. La pompe à insuline. Appareil que l'on place sur la peau et qui, à l'aide d'une aiguille, permet l'Administration d'insuline en continu. Les diabétiques de type 1 qui ont investi pour le traitement sont unanimes : jamais ils ne retourneraient en arrière. L'appareil a changé leur vie et leur donne la possibilité de vivre leur vie pleinement, à leur rythme et sans s'inquiéter des complications reliées au mauvais contrôle du diabète.

Malheureusement, le gouvernement ne couvre pas l'achat de la pompe à insuline pour les diabétiques de type 1 de plus de 18 ans. Le coût d'achat? 6700 $. Le coût mensuel? 300 $ par mois pour les cathéters. Mon assureur ne couvre pas la totalité des frais.

J'hésite à faire l'investissement. Je trouve que c'est beaucoup d'argent. Je ne veux pas mettre un fardeau financier de plus sur ma famille alors qu'il y a d'autres traitements disponibles, même s'ils ne sont pas optimaux.

Et alors que je me questionne, voici ce que papa Tupperware a à en dire :

« Et si c'était pour eux? Tu ferais quoi? »

Et vous? Si c'était pour vous, que feriez-vous?
 
Pompe Omnipod
Photo internet
 

dimanche 11 novembre 2012

Et la médaille est décernée à...


. à moi!

Eh oui! Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis une championne! Une vraie! Que l'on amène le podium et que l'on me remette enfin la médaille d'or!

Mais quelle médaille d'or me direz-vous? Et bien celle de la rationalisation. Celle de ma capacité phénoménale à rationaliser tous les événements de ma vie. Ma capacité, une fois les enfants couchés, à classer les choses en différentes catégories pour ensuite décortiquer chacune d'elles et me faire un portrait un peu trop détaillé des « ce que j'aurais dû dire », « ce que j'aurais du faire », « ce que j'aurais dû penser »... ou « ce que j'aurais VRAIMENT dû laisser faire! »

Certains croient peut-être que de rationaliser chaque parcelle de ce que l 'on vit a l'avantage de permettre à celui qui rationalise d'apprendre de ses erreurs... Eh bien non! Du moins, pas dans mon cas!

Je sais reconnaître que je ne suis qu'une pauvre mortelle n'ayant que deux mains et donc que le lavage peut attendre, mais dans mon petit cœur, je suis déçue. Je sais reconnaître qu'il est normal pour un parent (d'enfant différent ou pas!) de perdre patience et d'opter pour des comportements qui ne plairaient pas à Dre Nadia, mais chaque fois que j'opte pour un de ses comportements, je suis déçue! Je sais qu'il faut être moins exigeants envers soi-même et apprendre à déléguer et à demander de l'aide, mais chaque fois que je délègue ou que j'avoue être dépassée, je suis déçue!

Je suis déçue parce que je sens que mes compétences organisationnelles sont déficientes, que mes compétences parentales ne sont pas au point et que ma capacité à respecter tous les engagements qui viennent avec le fait d'avoir une famille a des failles.

Ma capacité à rationaliser ce que je fais (ou ce que je ne fais pas) me permet souvent d'aider ceux et celles qui ont de la difficulté à le faire, mais m'empêche aussi d'être en contact avec mes propres émotions, mes propres déceptions.

Ma tête sait que je ne suis pas parfaite, mais mon cœur lui, ne l'accepte pas! Maintenant... quelqu'un peut m'expliquer comment on peut réparer ça?