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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca
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lundi 27 janvier 2014

Les muffins


5 h du matin. Je m'ouvre un œil. Puis deux. Puis je regarde à nouveau le réveil. Je sais que quelque chose de merveilleux s'est produit cette nuit : Minnie a dormi toute la nuit.

J'entre tranquillement dans sa chambre. Elle dort toujours. Malheureusement pour elle, je dois la réveiller. (Je vous épargne les détails, mais disons qu'avec l'allaitement Minnie doit boire rapidement sinon Dolly Parton pourra aller se rhabiller!).

Je me dirige avec elle vers le salon. Qu'est-ce que j'y trouve? Fiston Tupperware coucher en boule sous la table de salon placé dans un coin sombre. Il me regarde et hésite à sortir. Comme je viens de me réveiller, j'ai un peu de difficulté à comprendre ce qui est en train de se passer.

Une fois sortie de sa cachette, il m'explique qu'il n'a pas dormi de la nuit, qu'il s'est réveillé vers 1 h du matin et qu'il n'est pas retourner se coucher. Il semblerait qu'il n'ait pas jugé bon de nous réveiller. JE le retourne donc dans son lit avec l'ordre de dormir IMMÉDIATEMENT! (Oui oui! Je suis caporale à mes heures!). Bien sûr, cela n'arriva pas.

Après avoir allaité Minnie, je me dirige vers la cuisine où j'avais laissé 6 beaux muffins à l'avoine. Et là, que vois-je?? Et bien 6 muffins dénudés de leur dessus! C'est un carnage. Les moules où il y avait des muffins sont saccagés, il y a des miettes partout sur le plancher et clairement, j'ai la moutarde qui me monte au nez!

Et là... j'ai explosé. J'ai senti la colère montée combinée à une grosse grosse dose de découragement. Mais à quoi avait-il donc pu penser?? Ne pas dormir de la nuit, se cacher sous une table de salon et (la cerise sur le sundae!!) saccager les muffins prévus pour la collation d'aujourd'hui!

J'ai crié après Fiston ce matin. J'ai fait tout un cas des 6 muffins, sur le manque de respect, sur son incapacité à prendre une SEULE bonne décision, sur son égoïsme sans limites, sur son manque de jugement... et j'en passe!

Puis, encore rouge de colère, j'ai ajouté la menace ultime : Fiston avait intérêt à faire un sans faute à l'école sinon sa soirée serait un enfer! JE lui ai promis de le priver de télé, de le confiner à sa chambre, de... je ne sais même plus ce que je lui ai promis.

L'autocontrôle quand on a un enfant comme le nôtre est primordial. Ce matin, je n'en ai pas eu. Pas du tout même. Et même si j'essaie de me trouver une excuse, je n'y arrive pas. Ni la fatigue, ni le découragement ne justifient la réaction que j'ai eue. J'aurais dû respirer par le nez et attendre que ma colère diminue. J'aurais dû laisser Papa Tupperware gérer la situation. J'aurais dû réfléchir avant de parler. J'aurais dû... mais je ne l'ai pas fait.


dimanche 12 janvier 2014

Tics et panique!


Comme parent, il faut parfois (lire souvent!) faire preuve de beaucoup de patience.

Lorsque nos tout-petits développent leur autonomie, on doit les laisser faire, même si faire les choses nous-mêmes prend (définitivement) beaucoup moins de temps. Lorsqu'ils commencent l'école, on doit les accompagner dans leurs apprentissages et tenter de leur expliquer les notions plus difficiles à intégrer. Dans leur relation avec les pairs, on doit les laisser expérimenter et vivre des conflits pour ensuite leur (ré)expliquer patiemment qu'il faut parfois mettre de l'eau dans son vin afin de préserver un minimum d'harmonie dans nos relations.

Avoir des enfants, c'est accepter qu'il faille les encadrer et souvent répéter les mêmes consignes et les mêmes concepts (ad vitam æternam si vous voulez mon avis!). C'est ainsi pour tous les parents! Jusqu'à présent, je crois que nous avons su faire preuve de patience avec nos enfants. Jusqu'à présent...

Récemment, Fiston à développer un tic plutôt agaçant. Il se racle la gorge de façon très excessivement bruyante, et ce aux 2 minutes. Au début, c'était plutôt léger, mais le tic s'est graduellement intensifié au point où cela perturbe le climat de classe et parfois celui de la maison.

Nous avons tenté de lui en parler subtilement, de lui offrir des pastilles, des sirops ainsi que des boissons afin d'apaiser sa toux, mais sans succès. Puis, comme son tic est très sonore et qu'il dérange les gens autour de lui, Fiston a commencé à angoisser. Ne sachant pas comment arrêter de tousser, il se met à hyperventiler au point de croire qu'il est sur le point de perdre conscience. En langage clair, son tic l'amène a faire des crises de panique.

À ce jour, il en fait deux. Deux dans la même semaine. Deux qui m'ont laissée sans mot, sans intervention, sans solution.

Une fois à la maison, j'ai réalisé que le tic de Fiston nous rendait tous un peu impatients, intolérants, ce qui n'aide en rien à faire diminuer son anxiété. Lors de sa crise de panique, j'ai senti que j'étais impatiente avec lui. Je ne savais pas quoi faire ou quoi lui dire pour l'apaiser. Je n'ai pas su être douce et compréhensive. J'ai plutôt été froide et distante, enchaînant les « inspire par le nez, expire par la bouche » de façon mécanique. Une fois la crise passée, je me suis dit que je ne saurais pas gérer cela, que si cela devait arriver souvent, je ne saurais pas rester calme et patiente, que je finirais par me fâcher parce que cela m'agacerait.

Il n'y a pas eu de récidive de crise de panique depuis la semaine dernière. Je ne sais pas s'il y en aura d'autre, mais une chose est certaine, nous devrons encore une fois faire preuve de beaucoup de créativité pour arriver à gérer ce type de situation qui, je vous le dis en toute honnêteté, me mets mal à l'aise au plus haut point. J'espère réussir à trouver en moi la force et la patience nécessaire pour aider mon fils à faire diminuer son anxiété et à gérer cette nouvelle différence qui, disons-le, est maintenant audible par tous ceux qui l'entourent.