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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca

jeudi 26 septembre 2013

Le grand coeur de Princesse Tupperware



  • Maman, tu sais ce que j'ai fait aujourd'hui à l'école?
  • Non ma poulette. Quoi?
  • Ben, mon ami S. était en crise alors je lui ai fait un massage pour l'aider. Après, il était calme... presque endormi!
  • C'est très gentil ça ma puce.
  • Les autres amis s'en vont quand il fait des crises parce qu'il lance des choses.
  • Et toi? Tu ne t'en vas pas?
  • Ben non maman. Mme Sandra dit que S. est différent. Je suis habituée à ça.
  • Habituée?
  • Ben là, Maman! S. il est comme Alex. Il explose. Ça arrive. C'est pas sa faute.
  • Et ça ne te dérange pas?
  • Ben au début oui. Surtout que K. aussi il est différent. J'ai deux amis différents dans ma classe. Les deux ont des lézards lourds, les deux ont des pictos et les deux, quand ils se fâchent, ils explosent. Pis au début, j'étais fâchée parce que tsé, moi j'ai déjà Alex à la maison qui fait des crises, pis là ben j'avais K et S qui en faisaient à l'école.. J'étais tannée là..
  • Mmmm... tu trouves ça difficile des fois hein?
  • Oui, mais je comprends maman. Ils sont différents. C'est tout. Moi aussi je voudrais être différente des fois...
  • Pourquoi?
  • Ben... (regard gêné)... Ils sont vraiment beaux les lézards de K. Et S. J'aimerais ça en avoir un moi aussi. Tsé, juste pour moi.
  • Ah ah! Je comprends ma puce. Je comprends.

Ma belle princesse Tupperware n'a que 5 ans, mais comprend bien la réalité dans laquelle elle vit. Elle comprend la différence et s'y adapte. Ce n'est pas toujours facile pour elle, ni pour Bébé Tupperware d'ailleurs, mais ça fait partie de sa réalité, de son quotidien, de sa vie.
 
Aujourd'hui, elle m'a rassurée. En me parlant ouvertement de comment elle vivait le fait d'avoir des enfants à défis dans sa classe, elle m'a prouvé qu'elle avait un grand cœur et qu'elle faisait la différence entre ce qu'elle pouvait changer, et ce qu'elle devait accepter.
 
Malgré les défis qu'apporte avec lui l'enfant différent, il apporte aussi de belles leçons de vie. Tenez-vous-le pour dit!



Lézards lourds
fdmt.ca

lundi 23 septembre 2013

Moi, mes souliers...


Le jour où j'ai chaussé pour la première fois mes souliers, je l'ai fait sans broncher. J'ai d'abord cru que ça aurait pu être pire, que j’aurais pu me retrouver nu-pieds, mais qu'au lieu de cela j'avais mes propres souliers.

Mes souliers sont souvent trop étroits, me laissant parfois croire qu'ils ne sont pas vraiment à moi. Puis, soudainement, ils deviennent trop grands et me blessent à chaque pas. Quand j'ai voulu les retourner, on m'a dit que c'était impossible, que je devais les garder aux pieds. On m'a ensuite souhaité de ne pas trop les user...

Moi, mes souliers, ils ont peu voyagé. Malgré cela, mes semelles sont bel et bien usées. Usé d'avoir fait les cent pas, d'avoir fait du sur place, d'avoir défoncée les portes qui se trouvaient devant moi.

Moi, mes souliers, personne n'a vraiment envie de les porter. On les regarde, on les scrute, on les juge, mais jamais on ne les essaie. Puis, quand ils prennent trop de place, on me demande de les retirer, on les tasse dans l'entrée et on fait ce que l'on peut pour les ignorer.

Avant qu'ils soient si usés, je trouvais toujours quelqu'un pour me dire qu'au fond, mes souliers étaient bien utiles et me permettaient encore d'avancer. Puis, le temps a passé et on n'a plus voulu entendre parler de mes foutus souliers. On m'a laissé en plan, avec mes bottines percées et on m'a souhaité d'en trouver une autre paire. Plus belle, plus solide et surtout moins usés.

Mais vous savez quoi? Mes chaussures à moi, on ne les change pas comme ça!

Ce sont mes souliers usés qui témoignent de tous les sentiers parcourus, de tous les chemins défrichés. Ce sont mes souliers qui me rappellent chaque jour que même lorsque j'y étais à l'étroit, j'arrivais quand même à marcher. Ce sont mes souliers, aussi brisés soient-ils, qui m'ont permis d'explorer le monde de mon enfant différent. Ce sont ces souliers qui ont fait de moi la mère que je suis devenue aujourd'hui.

Alors avant de juger mes souliers et de me dire d'arrêter d'en faire l'éloge ou d'arrêter d'en parler, ayez le courage de venir y glisser vos pieds. Tenter de nouer les lacets sans qu'ils ne vous cassent entre les doigts. Faites le tour du pâté de maisons et sentez l'étroitesse sur vos pieds. Essayez de courir et sentez la rudesse du sol sur vos talons. Et quand cela sera fait... essayez de ne pas revenir sur les genoux, les chaussures pendantes autour du cou.

Moi mes souliers sont usés. Malgré cela je ne les changerais pas. Je vais les garder précieusement, comme on garde le souvenir d'un passage obligé, d'un parcours imposé. Et plus tard, quand mon enfant me demandera comment j'ai fait pour rester debout à ses côtés et sur mes deux pieds... je lui dirai que c'est moi qui avais les meilleurs souliers et je le remercierai de me les avoir mis aux pieds.

Image internet

dimanche 22 septembre 2013

Le temps d'une croustade


Le temps se rafraîchit. Le soleil se lève plus tard et se couche plus tôt. Les routines sont en place et les enfants s'adaptent, mais pas tous de la même façon...

La rentrée aura été difficile pour Princesse Tupperware. Contre toutes attentes, elle ne s'adapte pas aussi rapidement que nous l'aurions cru. Habituellement de tempérament enjoué et rieur, notre fille a drastiquement changé dans les dernières semaines. Elle est opposante, rarement contente et fait des choix de comportements plutôt étranges.

La semaine dernière, elle a voulu s'enfuir de l'école. L'éducatrice du service de garde l'a surprise en train de se faufiler SOUS la clôture de la cour d'école. Au début, notre fille m'a fait croire qu'elle avait réussi à se rendre dans le stationnement, où une passante l'avait trouvé pour ensuite la ramener dans la cour. Dans les faits, elle s'est fait prendre avant même d'avoir fini de se faufiler. J'étais donc très perplexe face à la situation. Pourquoi m'avait-elle menti? Que voulait-elle me dire?

En classe, son comportement s'améliore, mais elle respecte difficilement les consignes. Surtout celles en liens avec les déplacements silencieux dans les corridors et celles qui entourent la période de détente en classe. Elle avoue d'elle-même ses écarts et nous répète qu'elle n'aime pas l'école. Pendant le weekend, elle me demande régulièrement si elle a de l'école le lendemain. Au moment de se coucher le dimanche, elle peine à s'endormir, redoutant les cauchemars et les disputes matinales entourant sa difficulté à se lever rapidement.

Je ne sais pas trop ce qui se passe avec ma fille. Je ne suis pas inquiète outre mesure, mais j'espère sincèrement que les choses se placeront rapidement. Pour nous, mais surtout pour elle. Elle est triste et s'ennuie de son CPE. Elle s'ennuie aussi de moi, sa maman. Elle trouve qu'on ne se voit plus aussi souvent (et pourtant!).

Ce weekend, j'ai demandé à Princesse Tupperware ce qui lui ferait vraiment plaisir. Elle a demandé de cuisiner avec moi. (Surprenant si l'on considère que je suis une piètre cuisinière!!)

Nous avons donc cuisiné une belle croustade aux pommes. J'en ai profité pour discuter tranquillement avec ma fille, pour échanger avec elle sur tout et sur rien. En terminant, elle m'a serrée fort (très fort!) dans ses bras et m'a dit ceci : « Je me sens tellement bien quand je fais de la croustade aux pommes avec toi maman. On peut en refaire une autre demain? »

Le message est clair. Un enfant n'a pas besoin de grand-chose pour être heureux. Juste qu'on prenne le temps d'une croustade aux pommes pour être avec lui.

Je sens que ça va sentir bon dans la maison prochainement!

 

 



Et vous? Que faites-vous avec vos enfants pour passer du temps de qualité avec eux?

jeudi 19 septembre 2013

Du lait svp!


Tous les parents le savent. Le premier aliment avec lequel votre enfant sera en contact dans sa vie, c'est le lait. Lorsque nos enfants sont (enfin) en âge de boire du lait de vache, on réalise bien vite que les enfants qui préfèrent le lait à toutes autres boissons en demandent plusieurs fois par jour.

Je fais partie des mamans qui ne refusent habituellement jamais un verre de lait à mes enfants. Par contre, je me retrouve souvent avec une problématique majeure quand nous partons en sortie ou lorsque je dois préparer les lunchs : je ne traîne pas de lait avec moi. La raison est simple : si les enfants ne le boivent pas dans un délai raisonnable, le lait devient chaud et imbuvable et prend la direction des poubelles. (Et je déteste jeter de la nourriture!!)

Il y a quelques semaines, j'ai reçu une belle boîte en cadeau. Elle contenait des emballages de lait longue conservation. Oui oui, du lait que l'on peut garder sur les tablettes et qui n'a pas besoin d'être réfrigéré avant l'ouverture. Il y avait aussi dans l'envoi 4 laits au chocolat longue conservation en portion individuelle. Ma première réaction fût mitigée : jamais mes enfants ne boiraient cela sans rechigner. Je les imaginais déjà se plaindre de la tiédeur de leur boisson. Papa Tupperware aussi était sceptique.

Qu'à cela ne tienne, j'ai présenté le produit aux enfants en leur demandant ce qu'ils en pensaient. Réponse unanime! « Du lait dans les lunchs? Yeah!!! »

J'ai donc envoyé les 4 boites dans le congélo en prévision du lunch du lendemain. Nous verrions bien ce que cela donnerait!

Le lendemain, les enfants avaient laissé leurs jus dans la boîte à lunch, mais avaient bu leur lait longue conservation. Pas besoin de vous dire que j'étais vraiment contente!

Je laisse les enfants boire du jus quotidiennement (un verre le matin, une boîte à boire le midi), mais si j'ai le choix, je préfère mille fois qu'ils boivent du lait. À mon sens, les 8 g de protéines ainsi que les 9 nutriments essentiels que le lait contient valent beaucoup mieux que les calories vides et le sucre que contiennent certains jus.

Fiston Tupperware, qui comme vous le savez prend beaucoup de médications pour traiter son anxiété et son TDAH, a besoin d'une alimentation saine, car sa croissance a plus de chance d'être ralentie par les neurostimulants. Combiné à ses troubles de modulations sensoriels, qui entraînent des caprices alimentaires précis, il nous faut parfois faire preuve de beaucoup d'imagination pour lui assurer un apport calorique de qualité afin de maximiser sa croissance. Par chance, il aime le lait! Il en boit à tous les repas, même avec le spaghetti.

Et maintenant, avec la découverte du lait longue conservation, et bien il peut en boire partout! N'est-ce pas merveilleux?



 https://twitter.com/milkunleashed

https://www.facebook.com/milkunleashed 

 http://www.milkunleashed.ca/where-to-buy.html
Découvrez le lait longue conservation en cliquant sur les différents liens!


« Ce message est financé par le programme de blogage SocialMoms et Lait sans limite. Les opinions et les idées exprimées ici sont les miennes. »

jeudi 12 septembre 2013

Prendre sa place


Si j'ai appris quelque chose dans la vie, c'est bien que rien n'est jamais gagné d'avance. Notre place, on ne nous la donne pas sans effort, il faut la gagner.

Ce soir, j'ai gagné une place, une vraie place.

C'était la rencontre de parents ainsi que la première assemblée générale de l'école de Fiston et de Princesse Tupperware. À l'ordre du jour : élire 2 nouveaux membres au conseil d'établissement. La nouveauté? Créer deux postes, sur le conseil d'établissement, qui seraient réservées pour les parents d'enfants qui fréquentent le programme d'adaptation scolaire de l'école.

Comme 4 des membres déjà en place n'avaient pas terminé leurs mandats respectifs, il ne restait que deux places disponibles sur le conseil. La directrice devait donc faire approuver par les parents présents l'octroi de ces places aux parents des classes d'adaptation scolaire.

À la période de questions, une mère s'est opposée en demandant que le nombre de postes soit limité à un seul. Selon elle, réserver deux postes était trop par rapport à la proportion d'élèves en adaptation scolaire versus ceux du régulier. Elle demandait donc que la proposition soit modifiée.

C'est à ce moment où je me suis levée.

Après m'être présentée devant l'assemblée, j'ai fait valoir la légitimité de notre place, comme parents, sur le conseil d'établissement. Mon discours (en résumé) allait comme ceci :

« Je suis un parent d'enfant en adaptation scolaire. Mon enfant est différent du vôtre, certes, mais cela ne fait pas de lui une nuisance. Les enfants d'adaptation scolaire ne sont pas des terroristes. Ils ont intégré le programme de soutien émotif, car le cheminement scolaire régulier ne leur convenait pas. Les maintenir dans un cadre régulier aurait certainement nui aux apprentissages de votre enfant, mais aussi aux leurs. Le cheminement de nos enfants est différent, mais ils demeurent néanmoins que ce sont des enfants. Il est temps de briser l'isolement et de faciliter le contact entre vos enfants et les nôtres parce qu'ils font aussi partie de cette école, au même titre que n'importe quel enfant du régulier. »

J'ai ajouté des trucs concernant la représentativité des enfants et qu'à mon sens, être deux parents d'adaptation scolaire permettrait une vraie défense de leurs droits et de leurs besoins. Bref, j'ai tenté de leur faire comprendre que ma présence sur le conseil d'établissement n'avait pas pour but de nuire aux enfants du régulier, mais bien de mieux représenter les enfants d'adaptation scolaire.

Suite à mon allocution, un père s'est levé. Voici ce qu'il avait à dire : « Je voulais voter contre la proposition de réserver une place pour les parents d'adaptation scolaire, mais si j'avais à voter pour quelqu'un maintenant, je voterais pour elle. » Il a poursuivi en disant que ce n'était pas le fait que je sois un parent d'adaptation scolaire qui me ferait obtenir une place sur le conseil, mais simplement ma façon de me présenter, de m'exprimer.

Au moment de passer au vote concernant la répartition du nombre de places sur le conseil d'établissement (1 ou 0 – parce que 0 était aussi une possibilité et que 2 ne semblait pas retenue), j'ai eu toute une surprise. Une dame s'est levée et a demandé pourquoi l'option de maintenir deux parents n'était pas maintenue. Elle jugeait que la demande était acceptable et que d'autres semblaient avoir le même avis. Une 3e proposition fût donc rédigée... et la majorité s'est prononcée : 2 places seraient réservées aux parents d'adaptation scolaire. (Advenant qu'il n'y ait pas deux candidats, la place serait attribuée à un parent du régulier.)

Je criais intérieurement victoire. Enfin, nous aurions notre place!

Bien sûr, au moment de présenter les candidatures, je me suis levée. Nous étions deux. Nous avons obtenu nos postes.

En quittant, un père est venu me voir pour me dire que ce que j'avais dit l'avait touché et que j'avais eu raison de prendre la parole. Il a même dit que si je me présentais à la présidence, il voterait pour moi. (Ça ne fait pas du tout partie de mes plans par contre.)

Aujourd'hui, j'ai gagné ma place sur le conseil d'établissement. Mais au-delà de cela, j'ai gagné une place pour ces enfants aux besoins particuliers qui méritent d'être représentés, d'être entendus.

Maintenant, allons changer les choses un peu!
 
 
Différent, mais aussi comme les autres...
Fiston Tupperware