Qui êtes-vous ?

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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca

mardi 7 février 2012

S'inspirer du passé

En ce moment, je paierai bien cher pour que le temps s'arrête.

Lors d'un souper chez mes beaux-parents, mon conjoint et moi nous sommes amusés à regarder TOUS les albums de photos familiaux. L'espace de quelques heures, nous avons revisité de vieux souvenirs. Nous avons souri devant les photos de bébés de mon amoureux (qui était un bébé a-do-ra-ble!) et on s'est amusé à chercher les ressemblances. Nous avons rigolé un bon coup en commentant la déco épouvantable des années 70,80 et 90 et à essayer de se souvenir des noms des copains de classe. Nous avons ensuite redécouvert les photos de bébé du garçon de mon conjoint ainsi que celles de notre couple à ses débuts. Celles de notre premier appartement, de nos premiers soupers entre amis, de notre premier bébé, de notre deuxième et (finalement) de notre troisième. Celles de Noël, des anniversaires et des occasions spéciales. Celles que l'on a trouvé magnifiques et d'autres moins!

Rapidement, les années ont défilé devant mes yeux comme un bon film que l'on voudrait voir encore et encore. Alors que mon conjoint s'attardait sur les photos de son enfance, je suis restée accrochée aux quelques photos de moi... et j'ai eu l'impression de perdre l'esprit!

Mais qui était donc cette jeune fille souriante à la manucure française et aux cheveux colorés? Qui était cette jeune femme qui s'amuse à taquiner son amoureux ou à prendre la pose? Qui est cette jeune adulte en robe de soirée, le regard plein d'étoiles d'enfin célébrer ses fiançailles avec famille et amis? Qui est cette jeune mère, le visage éclairé par un soleil radieux, qui sourit pour la caméra? Son visage me rappelle quelqu'un... souvenir un peu vague, mais douloureux en quelque sorte.

Ce soir, je voudrais que le temps s'arrête pour me laisser le temps d'accepter qu'il fasse son œuvre, pour me laisser m'imprégner du temps qui a passé et qui ne reviendra pas. Je voudrais que le temps s'arrête pour me donner la chance de prendre une pause et de me souvenir qu'au-delà de toutes les responsabilités qui viennent avec le fait de vieillir, il y a une femme qui a SOLIDEMENT besoin de prendre soin d'elle-même.

J'ai emprunté les photos de moi à ma belle mère... (Ne vous inquiétez pas, je ne les brûlerai pas!) Je les ai numérisées pour m'en inspirer.

Le temps est venu pour moi de prendre soin de moi. (Oui oui! Pour vrai!)

Comme dirait Mamanbooh : Allez HOP!


Pssst!!!
 Voyez-vous une ressemblance vous entre Papa Tupperware (en-haut) et bébé Tupperware?

lundi 6 février 2012

Dis-le autrement

Je dis souvent à mes enfants de changer de ton lorsqu'ils s'adressent à moi. Je leur explique qu'ils se doivent d'être respectueux même s'ils sont en colère. Je leur demande de ne pas crier ou chahuter s'ils veulent que leur message soit compris, s'ils veulent que je porte attention à ce qu'ils me disent.

Mon aîné est impulsif (caractéristique marquante des enfants atteints de TDAH). Quand il est contrarié, il adopte souvent un ton arrogant et élève la voix de façon impressionnante. S'installe alors un climat de tension et une escalade sonore à faire vibrer les tympans des plus sourds d'oreilles que je connaisse.

Dans sa classe de répit-primaire, notre fils a appris beaucoup de chose. Il est présentement à la dernière phase du programme et obtient presque toujours des étoiles d'or (récompense pour avoir obtenu plus de 35 points sur un total de 40 alloué). Sa réintégration en classe régulière va bon train (à notre avis de parent du moins) et nous espérons qu'il pourra réintégrer de façon permanente l'école régulière au printemps.

Ceux qui me lisent depuis le début de ce blogue savent à quel point ce cheminement fut difficile, autant pour nous (les parents) que pour lui. Par contre, force est admettre que le programme fonctionne puisque mon fils en ressort transformé. En plus de lui avoir permis une pause « mentale » de sa classe et des distractions multiples qui n'aidaient en rien son comportement, il a pu faire énormément d'apprentissages au niveau des habiletés sociales. La classe réduite lui a permis de faire diminuer son anxiété ainsi que d'être plus réceptif face aux apprentissages qu'il avait à faire. Il en ressort grandi.

Aujourd'hui, mon grand est revenu de l'école avec une clé plastifiée. Il m'a expliqué que cet outil était TRÈS important pour lui, qu'il allait lui servir afin d'être capable de s'exprimer plus clairement lorsqu'une situation difficile se présentait. Il m'a expliqué que « des fois, c'est pas une bonne idée de continuer à se parler et qu'il vaut mieux laisser faire ». Il a ajouté que c'était correct de demander aux autres de « dire les choses autrement » pour éviter que tout le monde se mette à crier.

Ce soir, mon fils a parlé durement à sa sœur. Agenouillée devant lui, je lui ai demandé d'aller chercher sa clé et de le « dire autrement ». Il m'a écoutée, a pris sa clé et a reformulé son commentaire.

Ce soir, j'ai haussé le ton en demandant à mon fils d'arrêter de niaiser et d'embrayer s'il ne voulait pas être en retard à son cours de karaté. Vous savez ce qu'il m'a répondu n'est-ce pas?


Finalement, cette classe n'aura pas porté fruit qu'à notre grand garçon!

vendredi 3 février 2012

Petits bonheurs du Vendredi!

Le vendredi arrive enfin!
Tout le monde est content.
Retour en douceur de la garderie;
Un peu de pâte à modeler pour passer le temps...
(Mes enfants ne réalisent pas à quel point c'est un privilège la pâtes à modeler dans ma maison!)




Après les routines,
petit moment en famille devant la télé...
L'émission "Les étoiles du Dodo" fait maintenant partie intégrante de notre vie!



Ensuite...
DODO TIME!
(Même si tu ne veux pas mademoiselle!)


Bon weekend!
Et n'oubliez pas de sourire!
:-)

jeudi 2 février 2012

Dossiers de Maman: Les rendez-vous médicaux (avec le sourire!)

Mission : Visite biannuelle chez l'ORL avec ma princesse et bébé Tupperware.

Objectifs : Arriver à l'heure, être patiente s'il y a du retard, espérer que la myringotomie de bébé ait lieu le jour même et... sourire.

Marche à suivre : Partir de la maison avant 9 h 20 avec une boîte à lunch pour ne pas devoir vendre un rein pour s'offrir un dîner hors de prix au CHU Ste-Justine. Prévoir que j'aurai chaud, que mes enfants auront faim et que je devrais consoler des enfants impatients et en larmes.

Compte rendu :

  • Départ du domicile familial : 9 h 32
  • Trafic inévitable à la jonction de la 15 Sud et de la 40 Ouest;
  • Stationnement de l'hôpital complet donc devoir chercher dans les rues avoisinantes pendant 15 minutes sans rien trouver;
  • Se stationner sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine et payer le parcomètre pour 2 heures (en priant de ne pas devoir redescendre avec les enfants parce que le rendez-vous prend plus de temps);
  • Arriver à 11 h au rendez-vous de 10 h 50 (pas pire quand même!);
  • S'asseoir dans la salle d'attente... et attendre;
  • Faire dîner les enfants dans la salle d'attente (pratique les sandwichs au fromage!)
  • Être avisé que nous passerons 15 minutes avant le moment de devoir renflouer le parcomètre;
  • Se dire que ce n'est pas si pire;
  • Voir le doc, apprendre que la myringotomie de bébé aura lieu dans une heure et qu'il doit passer une scopie pour confirmer la présence d'un reflux gastro-oesophagien;
  • Apprendre que les oreilles de ma princesse vont bien malgré un tube déplacé (que le médecin a retiré sous les cris stridents de ma poulette!);
  • Habiller les enfants et descendre en catastrophe pour remettre 4 $ dans le parcomètre en espérant qu'on aura le temps de tout faire en 2 heures;
  • Revenir dans l'hôpital et trouver une table à langer pour changer bébé;
  • Remonter au 2e étage;
  • S'asseoir et attendre que l'anesthésiant fasse effet;
  • Passer le test de caméra avec un bébé qui gigote +++;
  • Tenir bébé contre moi pendant qu'on lui « flush » la crème des oreilles;
  • Regarder bébé se faire emmailloter pour l'intervention;
  • S'asseoir dans la salle d'attente le temps de la procédure
  • Récupérer un bébé au visage écarlate et bouffi;
  • Apprendre qu'il ne peut plus boire de lait ou manger au moins 3 heures avant l'heure du dodo;
  • Prendre les ordonnances d'antireflux à administrer 2x par jour ainsi que celle des gouttes otiques à administrer 2x par jour;
  • Habiller ma princesse et mon bébé pour quitter l'hôpital;
  • Arriver 3 minutes avant la fin de mon parcomètre (Yeah!!);
  • Affronter 2 heures de trafic pour revenir à la maison;
  • Arrêter à la pharmacie pour remplir les ordonnances;
  • Arriver à la maison : 17 h 37 avec le sourire, mais les jambes molles.
La morale?

  • Être fière de ne pas avoir perdu patience alors que j'ai dû attendre deux heures avec mes enfants dans une salle d'attente bondée. (Surtout en apprenant que la raison du retard est l'annonce d'un diagnostic de cancer à une jeune enfant et ses parents. — Explication reçue par un médecin ému...)
  • Être revenue à la maison calme malgré le rush des routines qui m'attendait;
  • Avoir souris à la vie et réaliser qu'aujourd'hui, elle m'avait souri en retour.

Moment cocasse :

« Wow! T'es vraiment belle avec ta robe jaune et tes pantoufles! T'as l'air d'une princesse! »
- Ma fille à l'ORL qui chaussait des ballerines vraiment mignonnes et parfaitement agencées avec une robe (probablement) hors de prix, mais qui lui allait comme un gant!
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PENDANT
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APRÈS
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1-866-APPELLE

Du 5 au 11 février, ce sera la semaine de prévention du suicide.

Je déteste cette semaine, même si j'en reconnais l'importance.

Je déteste le simple fait d'entendre ce mot. Il me rappelle une journée d'août 2009... une journée où mon cœur a cessé de battre le temps d'encaisser le choc. Une journée où je n'ai pas été capable de pleurer ou de crier. Une journée où j'ai un peu cessé d'aimer.

Quand le téléphone a sonné, je savais déjà. Je l'avais sentie avant même que ça arrive. Je n'avais pourtant rien fait. Il n'y avait pas eu d'appel à l'aide, ni de coup de fil annonciateur. Il n'y avait eu qu'une vie remplie de douleur, d'amertume et d'excès. Il ne pouvait pas y avoir d'autre issue à cette vie que celle que tu as choisie.

J'ai eu le cœur écraser comme dans un compacteur. Quand j'ai réussi à pleurer, c'était de colère. Rien à voir avec un déluge de larmes de tristesse. C'était des larmes de rancœurs et de haine. Quand j'ai réussi à crier, ce n'était pas pour demander pourquoi, c'était pour te crier d'aller te faire voir ailleurs. C'était pour que tu m'entendes te détester de n'avoir pas trouvé une autre solution. C'était pour essayer de faire sortir la rage que tu as semée dans mon cœur ce jour-là.

Jusqu'à présent, je ne parle plus de toi.

Quand mon fils me questionne sur ta mort, je change de sujet. Quand il me demande si tu as aimé être son parrain, je serre les dents et déteste encore plus ce que tu as fait.
Je déteste que tu te sois senti seul au point de penser que nous ne serions pas là pour toi.

Je déteste que dans ta souffrance tu aies oublié que nous étions là.

Je déteste que tu aies laissé tomber ton fils et ta fille.

Je déteste que tu aies laissé tombé mon fils.

Je déteste que tu aies failli à ta promesse d'être là pour moi toute ma vie.

Je déteste réaliser que depuis que tu es parti... je fais tout pour t'oublier.

Je déteste le fait que je ne sais pas si j'arriverai à pardonner.



Du 5 au 11 février, c'est la semaine de prévention du suicide.
Le suicide n'est pas une option et ce n'est pas non plus une solution.
L'aide existe.
1-866-277-2553