Qui êtes-vous ?

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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca

vendredi 4 novembre 2011

Comme un champion!

             Je m’attendais à un drame. J’étais persuadée que la journée où ça arriverait, nous serions aux prises avec une crise de panique. Dès que notre fils nous a avisés que les choses semblaient vouloir bouger, j’ai regardé mon conjoint droit dans les yeux et je l’ai imploré de me dire qu’il saurait gérer ça. Il a baissé les yeux et a soupiré. Nous verrions bien.

Malgré la capacité impressionnante de mon fils a continuellement revenir sur les mêmes sujets, à nous questionner sans arrêt sur ce qui l’inquiète, à carrément fixer son attention sur ce qui le perturbe ou le rend anxieux… cette fois-ci… il est presque resté muet. Je me suis même surprise à en parler avant lui, à le questionner sur la progression des évènements.
Contrairement à toutes mes attentes, mon fils a été très calme au moment où la finalité s’est présentée. Il était certes très excité, mais n’a pas crié et n'a pas eu peur. Il a fait ça comme un champion! J’ai presque été plus surprise que lui! J’ai même nié l’évènement!
Mais au sourire qu’il avait, j’ai vite compris que c’était fait! Il avait bel et bien perdu sa première dent! Mon petit garçon, qui s’abstient d’aller à la salle de bain si la lumière est éteinte, qui ne reste pas seul dans sa chambre si je dois sortir pour aller chercher quelque chose dans la cuisine, qui tient à ce que je reste assise à côté du bain pendant qu’il se lave, s’habille et se brosse les dents… Et bien ce petit garçon-là a perdu sa première dent comme un champion! Il n’a même pas paniqué en voyant les quelques gouttes de sang qui perlaient dans l’orifice vide laissée par ladite dent!
Je dois vous avouer que j’étais vraiment contente! Que nous avons célébré cet évènement à coup d’éclat de rire et de sourires… surtout pour les photos! Et comme il y en a quatre autres qui sont chambranlantes, je m’attends à ce que les photos de Noël soient… édentées!

jeudi 3 novembre 2011

Excuse-toi!

Qui n’a jamais vécu ceci :
               Un enfant arrive en larme et se blottit contre la cuisse de sa mère tout en lui expliquant ce qui lui cause tant de chagrin. Naturellement, entre les larmes, l’excès de salive et l’impossibilité d’articuler lorsqu’on veut absolument garder sa bouche grande ouverte, on ne comprend absolument rien.
               Après avoir essuyé quelques larmes et réussi à démêler un peu la chronologie des évènements, on finit par comprendre qu’un enfant du groupe l’a bousculé ou frappé ou mordu ou nargué. Maintenant, ne reste plus qu’à savoir quelle ignoble créature peut bien avoir fait ça! Qui est cet enfant mal élevé, dépourvu d’empathie, lâche, sans-cœur? Bref, qui est le pas fin qui a bouleversé un enfant de notre meute?
               Bien cette fois-ci… c’est la mienne!!! Ma fille à moi, ma princesse aux yeux bleus et à la voix d’or. Ma petite fille de « pas tout à fait » 4 ans a nargué un garçon au point de le faire pleurer!
               Je suis sans voix. Je la regarde, elle baisse les yeux. Je m’accroupis devant elle et l’implore du regard, d’un haussement d’épaules, de paumes tournées vers le ciel, ce qui lui a pris de faire cela? Elle ne répond pas. Elle gruge son pouce!
               Le non verbal n’ayant aucun résultat, je risque une phrase complète sous forme interrogative : « As-tu, oui ou non, niaisé ton ami au point où il juge nécessaire de venir nous en aviser en pleurant? » Elle me répond par l’affirmative. Je suis scandalisée, outrée… ARGGGG!
               Cette enfant n’a pour ainsi dire jamais d’écart de comportement majeur. Elle bouge, elle saute, elle rit… mais jamais elle n’est mesquine. Nonobstant cela, je dois mettre mon chapeau de maman et lui expliquer que ce n’est pas parce que c’est la première fois que je ferai comme si rien ne s’était passé.
               Je lui explique que ce qu’elle a fait n’est pas acceptable et qu’elle doit s’excuser. Elle me répond NON! Elle me dit qu’elle n’était pas seule à le taquiner, que d’autres l’on fait avant elle, que s’était d’abord un jeu, mais qu’un autre était bien plus méchant qu’elle. Elle me reconfirme qu’elle ne s’excusera pas.
               Malgré mon insistance, elle n’a jamais obtempéré. Elle ne s’est pas excusée. Elle a même pleuré pour ne pas s’excuser!
               J’ai donc bredouillé quelques excuses pour ma fille, mal à l’aise qu’elle ne le fasse pas elle-même. (Ce qui aurait été plus socialement acceptable.)
Nous sommes donc revenues à la maison un peu fâchée toutes les deux. Elle, parce que je n’avais pas compris son explication et moi parce qu’elle ne s’était pas excusée.
Au final, je sais bien que les enfants se disputent, pleurent, s’écœurent. J’aurais aimé que ma fille s’excuse pour le principe. Mais comme elle me l’a si bien dit : « Maman, ce n’est pas moi qui avais commencé pis t’étais pas là, alors tu ne sais même pas ce qui s’est passé! »
Alors ainsi soit-il! Arrangez-vous donc avec vos conflits d’enfants… j’ai assez de ceux des adultes à gérer! :-)

mercredi 2 novembre 2011

Ciseau... alimentaire?

           Vous revenez du travail. Les enfants s’amusent dans le salon. Vous réussissez à cuisiner le repas, mais il est déjà tard et les enfants commencent à être impatients. Vous vous dépêchez donc à servir tout le monde dès qu’ils daigneront déposer leurs fesses sur leur chaise. Une fois la tablée calmée, vous commencez le service. Malheureusement, vos enfants sont encore trop petits pour couper eux-mêmes le contenu de leurs assiettes. Risques d’étouffement obligent, vous devez donc vous farcir la tâche… encore!

          Dans mon cas, c’est fastidieux! Mon grand n’aime pas que les aliments se touchent dans son assiette alors je ne peux pas simplement faire aller le couteau dans l’assiette d’un côté à l’autre. Ma fille nécessite des morceaux encore petits parce qu’elle a la fâcheuse tendance à ne pas mastiquer! Et mon bébé de 18 mois n'a que 5 dents, alors je dois encore lui servir de petits morceaux. (Et idéalement, je dois cacher la viande sous les autres aliments sinon il deviendra éventuellement anémique! )
Je suis le genre de mère à couper les raisins en quatre, les saucisses hotdogs sur le long et à les mettre dos à dos. Je n’autorise pas le maïs soufflé avant l’âge de 4 ans, ni les bébés carotte, ni tout ce qui est trop gros, trop dur ou qui risque de rester coincé dans les voies aériennes de mes enfants.
Je maîtrise bien la manœuvre d’Hemlich, mais préfèrerais ne JAMAIS devoir l’utiliser sur un de mes enfants, ni sur ceux des autres.
J’en connais beaucoup des mères comme moi. J’en connais aussi qui sont totalement le contraire. Je m’assume et elles aussi.
Je dois avouer que même si je commence à avoir hâte que tout mon petit monde soit capable de manger sans que je doive hacher, trancher, râper ou superviser, je suis consciente qu’il faut prévenir les accidents.
Par contre, je dois partager un secret avec vous : j’ai maintenant un truc vraiment fantastique pour couper plus rapidement les aliments de mes enfants!
Ce truc m’a été donné cet été par un ami à moi. En le voyant faire la première fois, j’étais un peu septique. En voyant l’efficacité du système, j’ai été conquise. Fini de se battre avec le bol, le couteau et la fourchette. Avec la même agilité qu’Edward aux mains d’argent, je tranche et je hache les aliments sans effort! (Avouez qu’on se croirait dans une info-pub?)
Je vous présente donc : le ciseau alimentaire!
Depuis que j’ai une paire de ciseaux pour m’affranchir de mon rôle de trancheuse en chef, on dirait que l’heure pré repas est beaucoup plus… facile! Je partage donc mon secret, même si je suis bien consciente que plusieurs le connaissaient déjà.
Mais à celles qui le découvrent aujourd'hui: Allez hop! Allez vous chercher une paire de ciseaux alimentaire et rendez-vous la vie plus simple!
Bon appétit!
          
*Merci particulier à MON ami Sylvain pour cette découverte. Au départ ce n'était que pour la pizza, mais ensuite... j'ai laissée aller mon imagination!  

mardi 1 novembre 2011

Ça serre! Ça gratte! Ça pue!

     Mon fils n’aime pas les textures.

     Il déteste les chandails avec fermeture-éclair sous le menton, les chandails de laine qui piquent, les jeans qui montent trop haut ou celles à taille trop basse. Il est incommodé par les étiquettes qui dépassent, par les cols de chemises mal repliées, par les bas qui ont des coutures trop imposantes et par tout ce qui frotte, pique, gratte, roule ou bien chatouille. Il n’attache jamais sa tuque l’hiver, garde habituellement son manteau légèrement ouvert et replacera son cache-cou jusqu’à ce qu’aucune partie du velcro ne touche à sa peau.

     Il ne mange pas les aliments aux odeurs très fortes ou aux textures douteuses. À la maison, je crois qu’il a mis un an avant de tolérer l’odeur d’une banane qu’on épluche sans se mettre à geindre et à se lamenter. Après beaucoup d’insistance et de patience, il a appris à manger de tout, mais il sépare les aliments dans son assiette lorsque c’est possible. Fermez les yeux et imaginez-le trier du riz!

     Il ne mettra jamais ses mains dans une substance étrange, visqueuse, colorée ou présentant des grumeaux. Il ne videra jamais le contenu d’une citrouille à main nue. Il ne désossera pas un poulet de sitôt. Il n’éviscérera probablement jamais un chevreuil.

     J’ai toujours accommodé mon fils dans ce que bien des gens appellent des caprices. J’ai vite compris que certains combats du matin étaient occasionnés par cette hypersensibilité et que mon grand ne collaborerait à rien avant que j’aie rectifié le tir.

     Je fais donc très attention aux vêtements que j’achète pour lui.

     Plus il vieillit, plus cette hypersensibilité diminue. Il aime même jouer avec de la « glue dégueu ».

     C’est la preuve que les gens évoluent, sans nécessairement qu’on les force à le faire. Simplement en étant patient et en tolérant certains « caprices » que des plus brillants que nous n’auraient jamais tolérés.



Voici la recette de « glue dégueu » avec laquelle mon fils a beaucoup de plaisirs :
1. Dans un bol, mélangez 1 t d’eau bouillante avec 1 t de colle blanche Lepage;
2. Dans un second bol, mélangez 1 t d’eau bouillante avec 1 c.à.table de Borax* et quelques gouttes de colorant alimentaire;
3. Ensuite, mettre le contenu du deuxième bol (celui avec le borax) dans le premier et mélanger;
 Si le mélange est trop liquide, ajoutez un peu de Borax dilué dans un peu d’eau et mélangez à nouveau. Si le mélange est trop épais, ajouter de l’eau.

* Vous trouverez du Borax en pharmacie, au rayon des détergents à lessive

lundi 31 octobre 2011

HALLOWEEN 2011

          Cette année, le thème était homogène : les superhéros!    
       
          Après plus de 6 semaines à contempler les sacs contenant leurs costumes respectifs, mes enfants ont enfin pu revêtir leurs déguisements.

          À mon retour du travail vers 7h30 – mon dernier quart de travail de nuit! – mes enfants s’affairaient à enfiler leurs habits. Mon grand a tout fait seul. Ma fille a eu plus de difficulté. Comme elle n’avait qu’un seul choix de costume en tête depuis le mois de juin, j’ai ignoré le fait que le costume serait peut-être un peu petit au moment de le vêtir le soir du 31 octobre. Le costume qu’elle avait sur le dos était le seul que j’avais réussi à trouver après plusieurs semaines de recherche. Il faudrait donc vivre avec le fait qu’il soit un tantinet ajusté. Mon bébé quant à lui, n’a jamais voulu enfiler son costume de grenouille. Je ne me suis pas obstinée. Une mère finit par choisir ses combats.
          Mes enfants étaient tellement excités, et moi tellement épuisée par le manque de sommeil que je n’ai même pas pris de photo avant leur départ pour l’école et la garderie. L


À leur retour à la maison à 16h00, la maisonnée était fébrile. Petit souper rapide, enfilage de costume et départ pour la tournée de bonbons!
Batgirl, Anakin,Capitaine América et Flash

          Après avoir récolté des bonbons pendant plus d’une heure, j’ai accepté de faire visiter une maison hantée à mes deux superhéros! Note à moi-même : pas une bonne idée du tout avec un enfant souffrant de troubles anxieux et une enfant de 3 ans et demi… Je vous laisse en juger par les images captées.



          Ensuite, retour à la maison. Bain, pyjama, tri des bonbons, privilège de manger un bonbon avant d’aller au lit, une histoire et DODO TIME!
          Honnêtement, ce soir, parce que mon grand avait en tête les images de la maison hantée, j’ai remercié le ciel qu’il prenne de la mélatonine pour l’aider à s’endormir sinon je serais certainement encore en train d’essayer de le convaincre que ce qu’il a vu n’était pas vraiment réel. (Surtout le bonhomme Chucky robotisé qui était dans les bras de la dame qui donnait les bonbons et qui s’est retourné vers mes enfants au moment de déposer les bonbons dans leurs paniers!)

Bonne Halloween!

Flash

Capitaine América

                                                 
                                                               Maman Tupperware
                                                                 (Émilie Bordeleau était elle aussi un héroine! )