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Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca

lundi 20 mai 2013

Fiston 1 ::: Maman 0


6h00 am...

-Maman, je peux jouer au iPod?
-Non.
-Pourquoi?
-Il est 6h00 du matin. Fais autre chose.


15 minutes plus tard...

-Maman, je peux jouer au iPod?
-Selon toi?
-Non
-Pourquoi?
-Il est trop tôt.... *grognement


15 minutes plus tard...

-Maman, je peux jouer au iPod?
-… *sourcil maternel relevé, regard insistant
-Argggg! J'imagine que non parce qu'il est trop tôt c'est ça?
-Bravo mon fils! T'es perspicace!
-Quand je pourrai jouer?
-Quand j'aurai déjeuner, pris ma douche et eu 15 minutes de silence.
-Ben là! Aussi bien dire que je jouerai jamais! (Enfant qui sort de ma chambre en piochant des pieds!)


15 minutes plus tard...

-Maman, je sais qu'il est trop tôt pour le iPod, mais pour la Xbox?
-Non plus! Fais autre chose! Laisse-moi dormir!
-Tu sais que si je pouvais jouer au iPod, tu pourrais dormir sans te faire achaler?
-... pour vrai? Tu me laisserais dormir?
-Bien sûr! *sourire fendu jusqu'aux oreilles
-Prend le! Mais pour l'amour du ciel, laisse-moi dormir!
-Merci!!! Et tu sais maman... tu dors trop!
-Je suis en vacances! J'ai le droit! Pfff!


15 minutes plus tard....


JE N'ARRIVE PLUS À DORMIR!


Note à moi-même : choisir plus judicieusement les combats que je veux mener... Surtout à 6h00 le matin quand je suis en vacances!

lundi 6 mai 2013

Abandonner... au figuré.


J'étais assise dans le bureau de la travailleuse sociale. Je lui relatais les dernières frasques de Fiston Tupperware ainsi que mes choix d'interventions. Puis, calmement, je l'ai regardé et lui ai dit que c'était terminé, qu'était venu le moment pour moi d'abandonner.

Quelques jours avant cette rencontre, ma limite avait été atteinte. Tel un éclair, j'ai réalisé que peu importe ce que je pouvais lui dire, Fiston ne m'écoutait pas. Dès que je dis noir, il répond blanc. Quand je dis gauche, il dit droite. Quand je dis non, il dit qu'il s'en fout! Alors, à quoi bon continuer à perdre mes énergies à me battre avec lui? Peut-être est-ce le moment de lui laisser le contrôle de sa petite vie, en lui expliquant bien qu'il devra vivre avec les conséquences de ses actes?

Après un (autre) conflit sur la pertinence de prendre un bain et de se brosser les dents avant l'heure du coucher, j'ai annoncé ma décision à Fiston : « Chéri! j'abandonne! Je suis fatiguée, et je suis blasée de tous ces conflits qui reviennent en boucle jour après jour. Dorénavant, tu t'organises mon homme! Tu sais où sont les serviettes, les débarbouillettes, le savon et tout ce qu'il faut pour sentir le neuf. Arrange-toi! »

Évidemment, Fiston a été surpris. Avec un doute dans le regard, il s'est dirigé dans la salle de bain et a procédé. Après 15 minutes, il m'a appelée pour me dire qu'il avait terminé. Je n'ai rien répondu. J'étais occupée à lire avec Princesse Tupperware. (Chose que je n'ai jamais le temps de faire parce que son frère accapare toute mon attention en fin de soirée.)

Après son bain, Fiston a brossé ses dents et rangé ses trucs. Puis il est venu s'asseoir avec nous. Après m'avoir signalé sa GRANDE autonomie, il m'a demandé si ça allait être ainsi pour tous les jours de toutes sa vie. Et bien... oui! Du moins, pour tout ce qui est des tâches qui sont exécutables seul à l'âge de 7 ans.

Ce sera donc ainsi pour son hygiène, ses devoirs et l'organisation de ses temps libres. Exit la maman-géo qui organise chaque seconde de sa petite existence.

Après mon récit, la travailleuse sociale a souligné le fait que j'arrivais peut-être enfin vers une sorte de « lâcher-prise »... mais que je devais faire attention de ne pas trop laisser Fiston à lui-même. Que le risque était grand d'abandonner au sens propre plutôt qu'au figuré. Qu'à 7 ans, il avait quand même encore besoin de sa maman.

Bien sûr, selon elle, la méthode fonctionnera quelque temps, mais pas pour les bonnes raisons. Elle fonctionnera uniquement parce que Fiston aura peur de perdre sa relation avec moi. Il voudra me plaire et me montrer qu'il est capable.

Je ne veux pas perdre ma relation avec mon garçon. Je veux avoir du plaisir à être avec lui, à être en relation avec lui. Je veux qu'il obtempère un tantinet pour les choses plates du quotidien afin de libérer un peu de temps pour faire autre chose de plus intéressant. Je veux qu'il sache qu'il peut compter sur moi, que je serai là, mais que pour cela il doit me prouver que je peux moi aussi lui faire confiance.

Depuis ma rencontre avec la travailleuse sociale, je n'ai pas encore trouvé le moyen d'entrer un peu plus en relation avec Fiston. Les fois où j'ai tenté « d'être avec lui », les choses ne se sont pas passées comme je l'aurais souhaité.

Il semble que lui et moi ayons encore du travail à faire... mais vous auriez bien compris qu'ici « abandonné » ce n'est pas au sens propre, mais bien au figuré.

vendredi 19 avril 2013

Êtes-vous un p'tit génie??


Comment se nomme la fille de Fred Caillou? De quelle couleur est le collier de Rantanplan? De quelle planète viennent les Autobots? Comment se nomme le chat de Ma Dalton?

 
Si vous croyez connaître la réponse, alors le billet qui suit est pour vous!
 
Il y a près de deux semaines, j'ai reçu un courriel m'invitant à participer au lancement du nouveau jeu en ligne Les p'tits génies, présenté par Télétoon Rétro. Le jeu à pour but de réunir les familles pour une soirée devant le petit écran, un peu comme dans le temps, et de répondre à des questions sur les émissions regardés. Parfois simples, parfois plus pointilleuses, les questions vous ramènent à ces moments où, enfant, vous étiez totalement absorbés par les héros de la boîte à image.
 
Le jeu teste vos connaissances sur Scooby Doo, les Looney Tunes, G.I Joe, les Autobots, les Pierrafeu et plusieurs autres. À l'aide d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un téléphone intelligent, vous ouvrez l'application Télétoon Rétro et vous vous créez une équipe. Avec Facebook, ce fut un jeu d'enfant! Ensuite... et bien vous jouez!
 
Il y a 3 rondes de 5 questions par émissions ou thèmes. À chaque bonne réponse, vous accumulez des points et courrez la chance de gagner des badges. Chaque mauvaise réponse fait (évidemment!) diminuer votre pointage. Vous pouvez comparer votre pointage avec celui des autres équipes en ligne.
 
Ce soir, les Tupperware se sont mesurés à près de 50 équipes (selon le classement). Après une heure de jeu, nous étions au 4e rang! Les Tupperware connaissent leurs classiques!!
 
Fiston Tupperware et moi avons eu beaucoup de plaisir à jouer. Princesse et Bébé Tupperware n'y ont par contre pas trouvé leur compte. Les questions étaient trop pointilleuses à certains moments et comme nos enfants n'écoutent pas toutes les émissions, nous avons dû procéder par essais/erreurs.
 
Côté technique, l'application iPad est bien faite. Il est arrivé à quelques reprises que nous perdions nos scores ou que l'application ferme d'elle-même, mais somme toute, l'expérience fût agréable.
 
Nous avons passé une belle soirée en famille et envisageons clairement de revisionner certaines séries d'animation avec nos enfants, histoire de leur faire découvrir un peu de notre enfance à nous!


 
Nous étions prêts!!


Si le jeu vous intéresse, visiter le www.teletoonretro.com/fr

Merci à Télétoon Rétro pour le souper et le colis de gâteries reçu pour l'occasion!
 
 

Merci aussi aux blogueuses qui furent nos adversaires pour la soirée! :))

dimanche 14 avril 2013

La peur de Fiston Tupperware


On parle beaucoup d'intimidation dans les écoles. Comme parent, mon premier réflexe est de souhaiter que cela n'arrive pas à mes enfants, qu'ils ne soient jamais victimes de leurs pairs et qu'ils aient un parcours scolaire sans heurt.

Avec Fiston Tupperware, nous ne pouvons pas dire que le parcours scolaire ait été simple. Par contre, depuis son arrivée en adaptation scolaire, nous constatons des changements. Fiston aime l'école et s'entend plutôt bien avec ses 5 camarades de classe. Il est bien encadré par les intervenants en ce qui a trait à ses comportements et performe bien au niveau académique.

Suite à une demande que nous avions faite à la direction, Fiston a débuté le service de garde il y a 3 semaines. Il y passe quelques heures deux fois par semaine, afin d'alléger notre horaire familial, mais surtout afin de pouvoir être avec d'autres enfants et de pouvoir socialiser.

Les choses semblaient aller rondement... jusqu'à jeudi dernier.

En effet, Papa Tupperware a reçu un appel de la psychoéducatrice qui trouvait que Fiston était plus anxieux, plus agité depuis quelques jours. Il a eu une journée très difficile et n'a pu être maintenu en classe en raison de ses comportements perturbateurs. Il y avait longtemps qu'il ne s'était pas comporté de la sorte. La psychoéducatrice a donc investigué la cause sous-jacente à ce comportement.

Après avoir questionné habilement Fiston, la psychoéducatrice du programme d'adaptation scolaire a obtenu réponse à ses questions.

Nous étions jeudi, Fiston devait aller au service de garde, mais ne voulait pas y aller : il avait peur. Peur d'un plus grand qui le menaçait dans la cour d'école chaque soir où il devait aller au service de garde. Peur de ce garçon qui le narguait et le bousculait en raison de son teint basané. Peur du plus grand qui lui promettait chaque jour toute une raclée.

Heureusement, Fiston a su en parler à son intervenante avant que les choses ne dérapent. Une intervention aura lieu cette semaine visant à faire cesser le manège. La situation sera prise en charge.

Sur le moment, j'ai voulu retirer Fiston du service de garde, me maudissant moi-même d'avoir fait la demande pour qu'il y soit intégré. Puis, après avoir laissé Papa Tupperware placé deux mots, j'ai compris que je ne l'aiderais pas si je le sortais de son milieu. Il devra faire face à la situation pour apprendre à s'en sortir. Il sera accompagné dans le processus et, bien sûr, Papa Tupperware et moi ne seront jamais bien loin pour intervenir si les choses s’enveniment.

Ce que je trouve le plus triste de cette situation est que Fiston n'avait pas besoin de ça. Je suis attristée par les défis qui se mettent sur son chemin continuellement et qui lui rappelle que la vie n'est pas toujours facile. Il se sent déjà suffisamment exclu du monde régulier depuis qu'il est en adaptation scolaire, qu'il n'avait pas besoin en plus d'être intimidé et menacé deux après-midi par semaine.

Je sais que mon fils se sortira de cette situation désagréable et qu'il sera accompagné par des intervenants compétents...

Mais évidemment, j'aurais préféré que tout cela ne lui arrive pas!


Image internet
Site du SPVM


**Cliquez (ici) pour visiter le site du SPVM. Vous-y trouverez une zone pour enfant bien intéressante qui vous donne de l'information sur l'intimidation et sur les mesures à prendre si l'on est vicitime ou témoin d'intimidation.**

samedi 13 avril 2013

Bonne fête Bébé Tupperware!


Déjà 3 ans que tu es dans ma vie.
Tu m'en auras fait vivre des émotions le jour de ton arrivée!
Mais trois ans plus tard, tu fais de moi une maman comblée!


Mon bel amour,
Garde toujours en toi cette flamme, cette vivacité, ce goût de t'amuser!

Ton sourire, tes yeux brillants et ton air taquin feront probablement vibrer biens des cœurs.... mais c'est certainement le mien qui aura vibré en premier!


Avoir 3 ans, c'est important!


Bonne fête Bébé Tupperware!!!

mardi 26 mars 2013

Fabrique-lui un souvenir


 
Mardi soir. Papa Tupperware travaille. Je suis seule avec mes trois descendants. Ces soirées sont épuisantes. Elles le sont pour tous les parents de 3 enfants qui ont un conjoint qui travaille le soir.

Avec Fiston Tupperware, nous ne sommes jamais trop de deux pour gérer les soirées. Pendant qu'un s’affaire à la cuisine, l'autre demeure disponible pour répondre aux besoins des enfants, régler de petits (ou de gros) conflits ou pour superviser le rangement des millions de trucs qui ont été sortis de leur boîte en un temps record.

Ce soir, rien d'inhabituel. Fiston est d'humeur massacrante et tolère difficilement la présence de sa sœur. En moins d'une heure, j'ai dû les séparer une demi-douzaine de fois. En même temps, je cuisine le repas parce que s'il n'est pas servi avant 18 h, ce sera la pagaille générale. J'ai chaud, je suis fatiguée et j'ai (moi aussi!) j'ai faim!

Au moment où j'ai un peu de calme dans la maison, Princesse Tupperware vient me voir avec un dessin.

« Maman, mon dessin c'est une histoire. Je peux te la raconter? »

« Bien sûr » (Fiston Tupperware n'est pas loin et écoute attentivement.

« Mon dessin c'est moi et Bébé Tupperware. On joue dehors pendant que Fiston se fait disputer. Il a crié fort et m'a frappée alors tu n'es pas contente et il doit entrer dans la maison. Nous, on continue de jouer dehors avec papa! »

« …........... »

Fiston Tupperware éclate en sanglots. Évidemment, l'histoire de sa sœur ne lui fait pas plaisir. Entre deux sanglots, il déplore le fait que sa sœur utilise ses mauvais comportements pour créer des histoires. Il se sent blessé.

De son côté, Princesse Tupperware ne dit rien. Puis, en voyant la peine de son frère, elle lui promet d'essayer de dessiner une histoire amusante. Malheureusement, Fiston n'est pas dupe. Il sait que sa sœur devra faire travailler ses méninges pour créer un portrait positif de sa relation avec lui. Ses comportements agressifs font de lui le méchant des histoires de sa sœur et ça le fait pleurer.

Tranquillement, j'ai expliqué à Fiston qu'il n'y avait qu'une seule façon de régler le problème. Il doit s'organiser pour que sa sœur ait de beaux souvenirs de lui.

« Fiston, fabrique-lui un souvenir. Joue avec elle. Sois doux. Parle-lui doucement. Accepte de partager. Rigole. Amuse-toi avec elle. Ensuite, elle pourra dessiner son souvenir et te raconter l'histoire qu'il lui rappelle. Tu comprends? »

Fiston a compris.

La fin de soirée fut calme. Fiston a relever le défi haut la main. Il a partagé ses crayons de couleur spéciaux avec sa sœur, l'a encensé lorsqu'elle lui a demandé si son dessin était beau et lui a même offert de lui prêter son lit pour la nuit.

Je sais pertinemment que demain est un autre jour, mais je savoure chacun des moments où mes enfants s'entendent et où ils se créent des souvenirs qui ne les quitteront jamais.


Et vous? Quel est votre meilleur souvenir d'enfance avec vos frères et sœurs?

jeudi 21 mars 2013

David et Goliath... ou le combat que je n'ai pas la force de mener.


Postulat : Si les parents ne travaillaient pas, le service de garde n'existerait pas.

N'est-ce pas? Du moins, à mon sens.

Lors du dernier plan d'intervention pour Fiston Tupperware, j'ai demandé la présence de la travailleuse sociale qui s'occupe de notre famille. J'ai demandé qu'elle nous accompagne parce que j'ai souvent tendance à retenir que l'information que je veux retenir et à en faire l'interprétation que j'en veux. En fait, j'avais besoin d'elle pour m'aider à faire le tri des informations reçues lors de la rencontre.

Lors de cette rencontre, nous avons discuté du cheminement de notre garçon. J'avais des inquiétudes importantes concernant ses apprentissages académiques. J'avais même débuté de l'enseignement à la maison afin de m'assurer qu'il ne prenne pas de retard par rapport aux enfants du régulier. Heureusement, Fiston progresse très bien et ses capacités intellectuelles font de lui un élève très doué. Je peux donc maintenant cesser de jouer à la maman-enseignante. (YEAH!)

Lors de cette même rencontre, nous avons mis en lumière certains aspects de la personnalité de Fiston. Outre son TDA-H, notre fils a de grands défis à relever. Il doit apprendre à « être », parce que ce qui lui manque c'est le « savoir-être ». Nous travaillons donc maintenant tous en ce sens afin de faciliter ses relations avec les autres (moi en particulier!).

La rencontre allait bon train. J'en ai donc profité pour faire une demande que j'avais déjà formulée par le passé, mais qui avait été refusée. J'ai demandé que Fiston Tupperware soit intégré au service de garde de l'école qu'il fréquente.

Anodin me direz-vous? Eh bien non. Les enfants qui doivent fréquenter une école d'un autre secteur afin de bénéficier de service d'adaptation scolaire ne fréquentent habituellement pas le service de garde de leur nouvelle école. Ils fréquentent celui de l'ancienne, de celle de leur quartier. Donc, les parents déposent leur enfant au service de garde de l'école du voisinage où une berline scolaire vient les chercher plus tard en matinée et les y reconduire à la fin des classes. Bref, l'enfant fréquente deux écoles dans la même journée. Pour certains, cela est probablement plus simple. Pas pour nous.

L'an dernier, Fiston fréquentait une école qui n'était pas celle de notre quartier. Nous avions demandé un transfert parce que l'école de notre secteur se trouve au village de notre ville et demande un détour d'environ 40 minutes le matin. Nous avions demandé le transfert parce qu'il est impossible pour Papa Tupperware et moi d'être à l'heure au boulot si nous devons nous rendre au village pour ensuite passer au CPE des petits et prendre enfin la route vers Montréal.

Nous nous retrouvons donc avec un problème majeur. Fiston n'a pas accès au service de garde de sa nouvelle école, ni à celui de celle qu'il a déjà fréquentée. Comme il n'a jamais mis les pieds à notre école de quartier, nous n'envisagions pas de l'y envoyer. Nous devions donc demander à la direction un « accommodement » afin de pouvoir alléger le niveau de stress qu'occasionne l'horaire de fréquentation scolaire atypique de notre enfant.

Et bien c'est lors du plan d'intervention que je me suis risquée. Je n'ai bien sûr pas eu de réponse immédiate. Il fallait attendre que la direction s'entretienne avec les intervenants qui gravitent quotidiennement autour de Fiston et vérifier si les ressources en place pouvaient l'accueillir convenablement.

Aujourd'hui, j'ai eu ma réponse. Fiston peut avoir accès au service de garde de son école. Deux jours par semaine jusqu'à 15 h.

Maintenant dites-moi... si les parents ne travaillaient pas, le service de garde n'existerait pas. Alors que font les parents comme nous qui doivent concilier famille-travail-et-horaires-atypique-de-fréquentation-scolaire sans service de garde? Que devons-nous faire de nos enfants en début et fin de journée?

Le pire dans tout cela, c'est la déception. La mienne, mais aussi celle de Fiston Tupperware qui espérait beaucoup être intégré au service de garde pour faire de « vraies activités, des activités normales, avec des enfants comme les autres » (ce sont ses propres mots!)

Je n'ai plus la force de me battre contre le système scolaire. Je voulais être David, mais clairement Goliath a revu sa méthode de combat. Mon espoir d'une vie un peu plus normale s'envole en fumée... comme bien d'autre projet d'ailleurs. Parce qu'à heure de travail réduite s'additionne un revenu réduit. Il semble que pour nous, ainsi sera la vie!


dimanche 10 mars 2013

C'est pas moi c'est l'autre! (ou les joies de la fratrie!)


J'ai grandi avec une adulte. Pas de frère pour me tirer les cheveux ou de sœur pour me prendre mes poupées. Pas d'ami pour jouer.

Petite, j’errais seule entre le salon, la cuisine et ma chambre. Je dessinais seule, je jouais seule, je regardais la télé seule. Ma mère étant une femme de (très) peu de mots, je n'avais d'interaction qu'avec mes amis de la garderie ou de l'école. Disons que les soirées étaient... L-O-N-G-U-E-S.

Je considère donc que mes enfants sont chanceux. Ils ont toujours un partenaire de jeux. Que se soit pour jouer dans la salle de jeux avec leur million de jouets ou dans la cour pour faire des courses de vélo ou une partie de hockey bottine, ils sont suffisamment nombreux pour que tous y trouvent leur compte.

Malgré cela, mes enfants passent la majeure partie de leur temps à se quereller. Quand ce n'est pas fiston qui se fâche parce que sa sœur ne fait pas ce qu'il dit, c'est Princesse Tupperware qui se met en colère parce que son espace est envahi. Quand Bébé Tupperware touche aux trucs de ses frères et sœurs, il a 50 % de chance de se faire varloper... L'autre 50 %, c'est parce qu'il ne s'est pas fait prendre!

Et je ne vous parle pas des querelles quand les amis de l'un ou l'autre viennent jouer à la maison. Ouf! J'en perds souvent... ma patience!

Pourtant, Papa Tupperware maintient que tous ces conflits sont normaux et ne mèneront pas nécessairement nos trois enfants en thérapie comportementale! Parfois, il me raconte les horreurs qu'il faisait subir à son jeune frère... Si cela se produisait aujourd'hui... on ferait un documentaire sur l'intimidation illico!

Bien sûr, l'univers des frères et sœurs m'est complètement inconnu. Je le découvre au jour le jour avec mes propres enfants. Je découvre que des êtres issus des mêmes parents et génétiquement similaires peuvent s'entendre à merveille ou se détester avec ardeur. Je découvre qu'ils ne peuvent parfois pas partager le même espace vital, mais que lorsque nous les séparons ils se réclament. Je découvre que lorsqu'ils sont ensemble, ils voudraient que j'en donne un en adoption, mais que lorsque l'un d'eux est absent, on doit vite aller le récupérer!

Bref, il semble que j'ai encore beaucoup à apprendre sur la fratrie!

Et vous? Comment se portent les relations entre vos enfants? Avez-vous survécu à votre propre grand frère ou grande sœur? Comment sont aujourd'hui vos relations avec eux? Et... vos parents? Se sont-ils ingérés dans vos relations?

J'attends vos réponses avec (grande!) impatience!
 
Photo trompeuse...Ils se sont amusés comme de petits fous cette
journée-là!!!
:)

jeudi 28 février 2013

Saisir chaque occasion


Cette semaine, je me suis fait plaisir.

Après avoir discuter avec une amie (Appelons-la Marie) sur mes compétences parentales et sur ma crainte viscérale de ne PAS être la meilleure personne pour être avec mes enfants 24 h sur 24, j'ai tenté le coup : je suis restée à la maison avec Princesse et Bébé Tupperware. Fiston Tupperware étant en relâche la semaine prochaine et donc à l'école cette semaine, ça me donnait du temps de qualité avec mes deux plus jeunes.

Je n'avais jamais pris la peine de demander à ma fille si elle préférait rester à la maison ou aller à la garderie. N'ayant jamais manifesté le désir de ne pas aller au CPE, j'assumais probablement que c'était pour elle plus agréable, plus stimulant. Même chose pour bébé Tupperware. Il n'a jamais fait de crise en arrivant à la garderie et a toujours été très heureux de retrouver son éducatrice et ses petits amis. Je n'allais quand même pas chercher de problèmes là où il n'y en a pas non?

Bref, mon questionnement sur le fait de rester ou non à la maison, même s'il vient principalement du fait que je veux donner le meilleur à mes enfants, ne m'avait jamais empêchée de mener ma barque... jusqu'à récemment. Mon arrêt de travail prolongé m'a amenée à me poser plusieurs questions et à me remettre en question. Pourquoi n'ai-je pas décidé de rester à la maison? Pourquoi est-ce que je m'inflige le stress matinal et de fin de journée? Pourquoi suis-je si triste quand je réalise tout ce que mes enfants sont capables d'accomplir alors que je ne suis pas là, avec eux, pour leur apprendre moi-même tout cela? Pourquoi ci? Pourquoi cela? Pourquoi c'est comme ça? (Avouez que vous avez le goût de fredonner??)

Malheureusement, ma réflexion est sans fin. Parfois je penche d'un côté, parfois je penche de l'autre. La seule morale que j'arrive à tirer de tout cela est d'accepter que même si rien n'est parfait (et ne le sera jamais!), je saisie chaque occasion que j'ai d'être avec eux. Quand je suis là, je suis TOUTE là.

N'est-ce pas le plus important?

Voici notre semaine en image!
 
Ça ne glisse pas longtemps hein Bébé Tupperware?


Bébé Tupperware voulait absolument un nez à son bonhomme!
 
 
Le Fort!
 
 
On fait des cabanes!
 
 
On décore des petits gâteaux!


Une chance que le glaçage était bon! Parce que les gâteaux eux...
 

Bébé Tupperware en réflexion dans un lieu stratégique!
(Il ne pouvait pas se sauver!!!)


Une grimace avec ça?
 

Le trône de Princesse Tupperware!
 
 
****Pssstttt!!! JE-SUIS-BRÛLÉE!!! :)))***

dimanche 24 février 2013

Appelons-la Marie


Appelons-la Marie.

Petit de bout de femme dans la trentaine, l’œil vif, le sourire franc, les mains agiles avec les fleurs.

Maman x 4, elle n'a qu'une priorité : sa famille.

Elle jongle avec un horaire de fou, des tâches, des devoirs, des leçons et l'apprentissage de la propreté du petit dernier. Elle et son conjoint, tous les deux entrepreneurs, font équipe tous les jours pour le fonctionnement de leur microsociété.

Appelons-la Marie.

Elle est ce genre de femme qui vous donne envie de devenir plus grand, de devenir meilleur. Elle ne crie pas après ses enfants, elle leur parle. Le samedi matin, elle ne leur demande pas de rester tranquille pendant que... Elle joue, court autour du foyer et joue à la cachette avec eux dans la maison.

Appelons-la Marie.

Avec les enfants, elle a le tour. Elle bricole, souffle des ballons et maquille chacun de ses descendants à tour de rôle. Elle a déjà accueilli les 3 enfants Tupperware pour une nuit et avec le sourire... pour que je retrouve le mien.

Appelons-la Marie.

Bien sûr, il y a des concepts qu'elle a bien compris : le respect, la sécurité et la cohérence. Quand je me confie à elle, elle écoute puis pose toujours les bonnes questions. Elle est de celles qui vous ramènent à l'essentiel. Avec cœur. Sans jugement.

Appelons-la Marie.

Rien à voir avec une sainte! Elle a sûrement des défauts, mais je ne les connais pas encore! Je l'appelle ici Marie, pour Marie Poppins. Pour Marie pleine de Grâce. Pour Marie, je suis vraiment chanceuse de t'avoir comme amie.

Je t'appelle Marie, et ce billet est la seule façon que je connaisse pour te dire merci.

Merci d'écouter sans juger.

Merci de conseiller sans moraliser.

Merci d'être dans nos vies.
 
Merci d'être mon amie.
 
 
Crédit Photo: Fleur-à-tout
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Et vous? En avez-vous une Marie dans votre vie?