mercredi 30 mai 2012

Tu es encore petit...

Bébé Tupperware, tu grandis trop vite!
Tu parles, tu chantes et tu danses.
Mais parfois, tu nous rappelles que tu es encore petit!


lundi 28 mai 2012

Point final


"Vous savez Maman Tupperware, nous sommes ici aujourd'hui pour trouver une solution. Avec l'annonce du départ précipité de Madame B., vous comprendrez que nous devons faire preuve de beaucoup de créativité pour maintenir Fiston Tupperware en classe jusqu'à la fin de l'année. Nous sommes aussi contrariés que vous de cette mauvaise nouvelle, surtout avec si peu de temps de préavis. Ceci étant dit, afin de nous assurer que Fiston demeure en zone de confort, nous allons tenter de trouver quelqu'un pour remplacer son accompagnatrice. Comprenez toutefois qu'à 4 semaines de la fin des classes, ce ne sera pas chose facile. Comme habituellement il devient plus difficile de maintenir votre fils en classe après la période du dîner, voici ce que nous proposons : serait-ce possible qu'il ne fréquente l'école que le matin? Étant la période où il est le plus disponible pour faire des apprentissages, il ne serait pas pénalisé et vivrait plus de réussite que si nous le gardions toute la journée. De mon côté, je tenterai de trouver de l'accompagnement en avant-midi auprès des employés du service de garde et Madame C. (l'autre accompagnatrice) sera là elle aussi pour couvrir une petite partie de l'avant-midi. Comme Fiston dîne avec Madame C., nous le garderions à l'école jusqu'à la fin de l'heure du dîner. Ainsi, il pourra jouer avec ses amis avant de repartir pour la maison. Qu'en pensez-vous?"

Euh... Ce que j'en pense?

Je n'en pense rien, madame la directrice. Je pense que la scolarisation au Québec est obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans et que si l'école n'est pas en mesure de maintenir un enfant à l'école pendant les périodes de classe et bien c'est à la direction ou à la commission scolaire de s'assurer qu'il sera scolarisé, même si cela implique de fournir un enseignant à la maison.

Ceci étant dit, ma priorité n'est pas de me battre contre le système scolaire, mais bien de me battre pour que mon enfant soit bien. Je ne sais pas du tout comment Fiston Tupperware prendra la nouvelle de ses heures de fréquentation scolaire réduites, mais je sais que moi, je préfère le savoir bien avec moi plutôt que mal avec vous. Je sais qu'il lui sera bénéfique d'être dans un milieu où il se sent en sécurité et où il pourra relâcher un peu la pression. Je sais aussi qu'il trouvera bien injuste de ne pas pouvoir participer aux projets de fin d'années qui sont habituellement élaborés en fin de journée et qu'il n'appréciera pas du tout d'apprendre qu'il perdra quelques cours de musique. Il se demandera sûrement pourquoi diable madame B. le quitte sans préavis et pourquoi il est le seul enfant d'une école de 600 élèves qui ne peut aller à l'école comme les autres.

Au final, nos combats se seront avérés vains. L'année scolaire 2011-2012 n'aura fait aucun gagnant. Ni l'école, ni mon fils.

Après une classe de répit, de l'accompagnement mur à mur et des plans d'interventions qui n'en finissent plus, notre fils sera demeuré un mystère pour tous ces intervenants qui nous demandaient de leur faire confiance.

Nous vous avons fait confiance. Vous nous avez déçus. Point final.



dimanche 27 mai 2012

Le dernier mile


Dans quatre semaines, l'année scolaire se terminera... ENFIN! En fait, je crois que j'ai encore plus hâte que tous les profs et tous les petits élèves de ce monde!

Alors que les enfants sont en évaluation de fin d'année et que les profs passent des heures à faire de la correction, moi je compte les jours avant la fin. Fiston Tupperware est fatigué et commence à en avoir assez. Ajoutez à cela que son accompagnatrice (éducatrice spécialisée) le quitte sans préavis pour un meilleur emploi et que fiston se retrouvera seul en classe bien plus souvent qu'il ne l'était, il y a de quoi avoir hâte que le supplice s'arrête!

Il ne le sait pas encore, mais jeudi prochain il perdra celle qui l'aide à rester en classe et à trouver des moyens pour garder le contrôle. Il perdra celle qui l'a apprivoisé au fil des semaines et qui est parvenue à se faire une place dans son cœur et dans sa tête. Dorénavant, son accompagnement passera de 30 h par semaine à 8 h par semaine. Comprenez-vous pourquoi j'ai hâte que l'année finisse?

J'essaie de ne pas faire de mon fils une victime de ses problématiques, mais ce dernier coup de barre a fait très mal à mon cœur de maman et j'ai eu pitié de mon garçon quelques instants. Tout changement lui demande énormément d'énergie. Il n'y réagit pas bien. J'ai peur qu'il ne termine pas l'année en beauté alors que les choses semblaient mieux aller.

En septembre prochain, il intégrera une classe de TRP. Encore une fois, il ne le sait pas. Il vivra donc un autre changement majeur dans sa petite vie d'enfant de presque 7 ans. Il perdra ses amis et changera d'environnement. Il ne prendra plus l'autobus scolaire et aura un horaire de fréquentation scolaire réduit. Dans sa classe, il n'y aura que 6 ou 7 élèves. Que des garçons.

Alors oui, j'ai hâte que l'année scolaire finisse, mais j'espère que l'été s'étirera en longueur pour qu'il puisse avoir un peu de répit de tout cet univers contraignant et de tous ces intervenants qui au final, ne mesure pas l'impact de leur engagement auprès des enfants comme le mien.

vendredi 25 mai 2012

Petit bonheur du vendredi (17)


C'est vendrediiiii!!!

Journée chaude et ensoleillée!
Achat de petites piscines en spécial pour faire plaisir aux enfants!
Et des heures de plaisir à barboter dans du jus de pieds! :-)

Fin de soirée tranquille
Et un beau weekend qui s'annonce!



Bonne fin de semaine!


jeudi 24 mai 2012

Fait briller ton étoile


Il est parfois difficile d'expliquer à un jeune enfant sa condition d'enfant différent. À l'âge de presque 7 ans, Fiston Tupperware est encore un peu jeune pour comprendre la complexité de sa condition. Il sait qu'il souffre d'un TDA-H sévère, il comprend qu'il a besoin de médicaments pour aider son cerveau à fonctionner et il comprend aussi que certaines tâches lui demandent plus d'effort qu'aux autres enfants.

Mais après une journée difficile à l'école, il ne voit qu'une chose : l'échec. Il est assez intelligent pour comprendre que comparativement aux autres, il a souvent de la difficulté à contrôler sa colère et à revenir au calme par ses propres moyens. Il devient alors très en colère contre lui-même et contre la vie. Il se dévalorise, s'autoflagelle et tombe dans une déprime temporaire. Parfois, il voudrait que les choses changent, mais il ne sait pas comment s’y prendre.

Il comprend bien les outils mit en place pour lui venir en aide, mais avoue qu'une fois en colère ou anxieux, il éprouve beaucoup de difficulté à utiliser ses moyens, ses trucs.

Hier, j'ai dû aller chercher mon fils à l'école parce qu'il n'arrivait pas à se reprendre, à se calmer. Il fut un temps où je l'aurais disputé et où je lui aurais fait un discours digne des plus grands orateurs, mais cette époque est révolue. Il n'est pas pertinent de frapper un adversaire qui est déjà au sol, même si c'est pour lui faire entendre raison. Voici donc l'histoire que j'ai inventée hier soir à mon garçon pour lui donner un peu d'espoir...

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Dans la nuit du 23 mai, tous les cent ans, un phénomène extraordinaire se produit. Pendant que tu dors, il y a une pluie d'étoiles qui illumine le ciel toute la nuit durant. Parmi ces étoiles, il y en a une qui viendra se poser sur le bout de ton nez et qui ira se cacher dans ta tête. Cette étoile restera en toi toute ta vie. Quand tu sentiras que la tempête gronde et que tu es sur le point de perdre le contrôle, tu devras fermer les yeux et faire briller ton étoile. Sa lumière éclairera ta tête et ton corps et te donnera une sensation de bien-être, de calme, de paix intérieure.

Il arrivera parfois que tu aies l'impression que ton étoile est éteinte. Il t'appartiendra de l'allumer. Jamais tu ne devras douter de son existence et de sa capacité à t'aider. Si tu lui fais croire que tu ne crois pas en elle, elle ne brillera pas, mais si tu lui donnes ta confiance et que tu lui montres que tu reconnais sa lumière, elle brillera pour toi. Ainsi, tu arriveras à calmer la tempête en toi et tu sauras trouver les moyens pour revenir à l'essentiel de toi-même : un garçon calme, intelligent et heureux.

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Je ne sais pas si cette histoire marquera son esprit longtemps, mais à son levé ce matin, il a affirmé avoir vu la pluie d'étoiles et savoir que maintenant il y a un lui quelque chose que personne ne pourra lui enlever. Et c'est le sourire aux lèvres et le corps détendu qu'il est parti ce matin pour l'école!

Image internet
                                              
Et vous? Avez-vous une étoile en vous?

lundi 21 mai 2012

Le teint de lait de Princesse Tupperware!


Bon allez! On a survécu à l'hiver, maintenant laissons place à l'été! Mais qui dit été, parle aussi de soleil et de chaleur.

Pour ma part, pas de problème. Deux journées au soleil et le tour est joué! C'est à peu près la même chose pour Fiston et Bébé Tupperware. Moins de 48 heures et j'ai deux beaux bronzés!

L'autre pair de manche, et bien elle est pour Princesse Tupperware!

Avec son teint de lait, sa chevelure dorée et ses yeux bleus gris, vous imaginez ce qui se produit quand l'été arrive hein? Eh bien oui, elle BRÛLE!

Dès qu'elle passe le pas de la porte, je suis sur son cas! Deux règles s'imposent. La première : mets un chapeau! Parce que vous savez comme moi ce qui arrive aux blondinettes hein? Le cuir chevelu leur crame en moins de 15 minutes et elles se plaignent le lendemain (et avec raison!) d'avoir mal aux cheveux!

Puis, la deuxième, mais non la moindre : viens mettre de la crème! Avec elle, pas de discussion : FPS 60 à appliquer au 30 minutes. Vous me trouvez extrême? Pfff! Et bien pas du tout!

Princesse Tupperware ADORE jouer dehors et surtout jouer dans l'eau! Le weekend qui s'est achevé aujourd'hui (férié oblige!) a eu raison de toutes ses résistances face à la crème solaire. En moins de 24 heures, elle s'est retrouvé les épaules rougies et les pommettes aussi! En soirée, c'est les yeux injectés de sang et les paupières légèrement gonflées qu'elle s'est endormis... épuisée!

Je la surveille étroitement ma petite princesse lorsque le soleil plombe. Je lui rappelle sa condition de « peau de lait » et de « chevelure claire » et j'essaie de lui faire comprendre que c'est pour son bien qu'elle est la seule enfant du MONDE avec une casquette dans la piscine!

Bien sûr, elle ne s'oppose pas. Elle se lamente parfois, mais finit par obtempérer. Elle se laisse mettre un couvre-chef et présente bras, jambes, dos et visage dès que j'agite la canette de crème solaire. Mais ce soir, en regardant le bronzage de son frère aîné, elle ne s'est pas gênée pour dire que la vie était bien injuste envers sa peau de pêche et son cuir chevelu!

Une chose est certaine, je n'aurai pas trop besoin de me battre avec elle plus tard sur l'épineuse question des salons de bronzage. Elle n'y trouvera probablement aucun intérêt!


vendredi 18 mai 2012

Petit bonheur du vendredi (16)


C'est vendredi!
Une AUTRE journée pédagogique pour Fiston Tupperware.
Un petit pique-nique s'imposait par cette belle température.
Puis, un après-midi tranquille, à se reposer!
Aller chercher Princesse et Bébé Tupperware et aller au parc ensuite.
Petit souper rapide en famille puis, une sortie pour le couple Tupperware.
J'adore le vendredi!
Pas vous?
Bon weekend!

jeudi 17 mai 2012

En un instant...


Et en un instant, je me suis souvenue des raisons pour lesquelles j'ai voulu des enfants...


Les regarder jouer, insouciants et heureux, me convainc que les enfants sont faits pour être libres, bien plus que d'être organisé, encadré et bousculer jour après jour.


En un instant, j'ai eu envie que le temps s'arrête et me laisse savourer chaque seconde de ce moment.



Mais plutôt que d'attendre qu'il s'arrête, je défierai le temps et créerai encore plusieurs de ces instants!



Et en un instant, j'ai repris goût à vivre le moment présent.

lundi 14 mai 2012

Pause

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Le plus beau cadeau qu'un père puisse faire à ses enfants est d'aimer leur mère.
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Mes enfants ne le savent peut-être pas, mais ils sont gâtés.
Maman Tupperware prend une petite pause...
 Parce qu'il faut parfois savoir écouter ceux qui nous aiment.

Bonne semaine!



Bonne semaine!

dimanche 13 mai 2012

Bonne fête des Mères!


C'est la fête des Mères.

Une des plus belles journées de l'année.

Celle où maman est la vedette. Celle où les enfants se fendent en 8 pour la surprendre et la gâter.

C'est la journée où les douceurs de la maternité prennent toute la place et où le quotidien n'a plus vraiment d'importance.

Oui, être maman, c'est le plus beau métier du monde.

Je vous souhaite une excellente fête des Mères à toutes!

Laissez vous surprendre! Laissez vous gâter!

La toile de Bébé Tupperware

Le signet de Fiston Tupperware

Le porte-bague/collier de Princesse Tupperware!

vendredi 11 mai 2012

Petit bonheur du vendredi (15)


Une belle journée ensoleillée!
Parfaite pour ouvrir les fenêtres et faire un peu (beaucoup?) de ménage!
Après avoir classé et ranger les vêtements des enfants,
avoir organisé les garde-robes des chambres des et avoir finalisé quelques courses urgentes...
J'ai pris le reste de la journée pour me reposer.

Ensuite :
Petit tour au parc avec les enfants et
SURPRISE!
Papa Tupperware est revenu à la maison avec un... CHAT!!!!
Je ne peux pas dire que j'ai été ravie... mais ça n'a pas gâché mon vendredi!
Reste à voir si je m'habituerai à la présence de cette petite bête qui, malgré les réticences majeures qu'elle m'inspire, fait le bonheur des enfants Tupperware!

Mousseline Tupperware

Bon weekend à tous!
Amusez-vous bien et profitez du soleil!

jeudi 10 mai 2012

Du temps pour...moi?


Trouve du temps pour toi.

On vous l'a dit souvent celle-là? Moi oui. On me l'a répété chaque fois que j'avais un coup de barre ou l'envie de rendre mon tablier.

J'ai toujours répondu que je n'en avais pas besoin. Que mon temps, je le donnais à mes enfants, que c'était tout ce qui comptait. Qu'ils étaient trop petits pour que je commence à les faire garder sous prétexte que j'avais un film à voir ou un amoureux à regarder dans les yeux!

Puis, les années ont passé et je me suis essoufflée un peu plus. J'ai ajouté à cela les batailles quotidiennes pour notre garçon. Puis, j'ai eu l'impression de craquer et on me l'a répété : TROUVE DU TEMPS POUR TOI!

Au moment où j'ai été prête à essayer, je n'ai pas su comment! Ça fait quoi une mère de famille sur le point de craquer pour reprendre le dessus sur ce qu'elle est?

Ça sort? Ça magasine? Ça lit? Ça mange? Ça boit? Ça se sent coupable?

Dans les dernières semaines, j'ai essayé un peu de tout ça. Puis, je suis revenue chez moi en me disant qu'il fallait que je trouve LA chose qui me ferait décrocher, qui me permettrait d'arrêter de me sentir coupable ou bête.

Puis, est arrivée une belle surprise : ma maman! Elle m'a offert un carnet de dessin et des crayons de couleur. Elle m'a souhaité de bien m'amuser. Fin de la discussion.

Ce que ça a donné? Des heures à dessiner toutes sortes de choses et à retrouver du plaisir dans une chose simple. Découvrir qu'il y avait en moi encore plus de créativité que ce que je croyais. Apprécier ce qui sort de ma tête et qui prend forme sur le papier.

J'ai trouvé un moyen de décrocher. Et maintenant, j'ai retrouvé le goût de sortir. Il y a des yeux que je n'ai pas vus depuis quelque temps et dans lesquels j'aimerais bien me replonger.

Et vous? Que faites-vous pour décrocher?


mercredi 9 mai 2012

L'estime de soi commence par le parent


Vous souvenez-vous de votre première réussite? Vous savez, cette chose qu'enfant vous avez réussi et qui vous aura valu la fierté de vos parents et de vos proches? Mais oui, ce truc que vous avez mis plusieurs heures ou plusieurs jours préparer et que vous aviez bon espoir de réussir?

Et bien pour ma part, mon premier souvenir de réussite remonte à quand j'avais 12 ans. Rien avant. C'était comme ça. Ma mère assumait à chaque succès qu'elle ne s'attendait pas à moins et donc qu'elle n'avait pas à célébrer ou à m'encourager. Pour elle, ce que je faisais devait évidemment être une réussite. Donc, pas nécessaire de se présenter au spectacle de l'école (à moins que je l'en supplie), ou de rencontrer mes enseignants lors de la remise des bulletins. Ce n'était, semble-t-il, pas pertinent.

C'est pour cela que la journée où j'ai pris Fiston Tupperware pour la première fois dans mes bras, je lui ai promis ceci :

« Peu importe ce que tu feras, ce que tu entreprendras, ce que tu expérimenteras... je serai là. Quand tu réussiras, je célébrerai ta réussite avec toi. Quand tu seras découragé et que tu auras peur de ne pas réussir, je serai là pour t'encourager. Quand tu voudras abandonner, que tu ne sauras plus si tout cela vaut la peine de tant d'effort, je serai là. Et si tu échoues, je serai là aussi. Je ne minimiserai jamais tes pertes ou tes peines. Tu pourras toujours compter sur moi. »

J'ai refait cette promesse deux autres fois par la suite, lors de la naissance de Princesse et de Fiston Tupperware. Papa Tupperware a fait pareil. Jusqu'à présent nous n'avons pas failli (du moins je ne crois pas!) Si je ne suis pas là, Papa Tupperware y est et vice et versa. Nos enfants ont toujours eu un parent pour les encourager dans leurs activités ou dans leurs projets, que ce soit à la maison, à la garderie, à l'école ou dans leurs activités sportives.

Je me suis promise que je ferais tout pour qu'il développe une estime d'eux-mêmes solide, peu importe ce que cela demandait. Parce que même si je sais bien que l'estime de soi commence par l'erreur, je comprends aussi que l'estime de soi commence d'abord et avant tout dans le regard du parent qui regarde son enfant réussir. Parce qu'avant tout, l'enfant essaie de faire des choses par lui-même pour plaire à son parent. Il a donc besoin d'un parent attentif à ses grands et à ses petits exploits, pour arriver à croire qu'il est capable de petites et de grandes choses. Et même si parfois, ça demande beaucoup de temps et d'énergie, ça reste à mon avis le plus beau cadeau que nous ayons pu leur faire!

Test de ceinture verte barre bleue: RÉUSSIE!
Félicitation Fiston! Je suis fière de toi!

mardi 8 mai 2012

Le 5 à 7


Souvent, je me dis que j'aimerais être un petit oiseau pour voir comment les choses se passent dans les autres maisons. J'aimerais voir comment les autres parents gèrent le retour de l'école ou de la garderie, la préparation du souper, la routine des bains et du coucher. J'aimerais pouvoir m'infilter dans les chaumières pour découvrir d'autres façons de faire, d'autres stratégies.

Ici, je vais être (trop?) honnête. Le 5 à 7 est le pire moment de la journée.

Les enfants sont fatigués de leur journée, ils ont faim et demande beaucoup d'attention. Ils ont hâte de nous raconter leur journée, d'écouter la télé, de jouer avec nous.

Ici, les routines sont les mêmes depuis TOUTE la vie! Il n'y a aucune surprise, rien d'inusité. Nos attentes envers eux demeurent sensiblement les mêmes jour après jour et le contraire est aussi vrai.

Le plus gros problème en fait ne vient pas d'eux, ni de nous.

Le problème vient principalement du fait que Fiston Tupperware devient très agité pendant cette période de la journée. Comme il prend des neurostimulants pour traiter son TDA-H dans le jour, il expérimente ce que l'on appelle « l'effet rebond ». C'est à cette heure où l'effet de la médication diminue de façon importante et donne une période d'agitation psychomotrice intense. Il devient survolté.

C'est vers 16 h 30 qu'on sent qu'il devient plus fébrile, plus fragile. Il explose à la moindre stimulation, agréable ou désagréable. Vers 17 h, l'heure à laquelle nous nous mettons habituellement à table, il mange rapidement puis parle, parle, parle et parle encore. Il devient dissipé, nargue sa sœur, la reprend sur chaque phrase, chaque expression. Quand l'heure du dessert arrive, il est au top de sa forme : il bat des pieds, frappe ses ustensiles sur la table, bouscule ses couverts et finit habituellement par sortir de table sous la menace d'être privé de son moment de télé ou de son histoire du soir.

L'heure du bain est aussi un moment difficile. Pendant que les petits sont dans le bain, lui est dans la douche. Il se lave rapidement, mais joue brusquement. Au moment de sortir, il se prend pour la castafiore. Son anxiété est au maximum et ses cris stridents. Comme parents, nous devons faire preuve d'énormément de patience et de tact. Il n'y a pas de place pour l'erreur.

Depuis quelque temps, le médecin a modifié les heures d'administration des anxiolytiques de notre garçon. Mais pour être honnête, les résultats ne sont pas très concluants. Les périodes d'agitation deviennent de plus en plus difficiles à gérer.

Bien sûr, le plus grand perdant de cette situation est Fiston lui-même, mais aussi sa sœur et son frère, qui voient régulièrement leur fin de soirée tourner en affrontement.

Des fois, j'aimerais être un petit oiseau, pour voir ailleurs ce qui se passe, pour avoir plus d'outils, pour apprendre des autres parents. Pour réapprendre la base et repartir du postulat suivant : peu importe les défis, un enfant est et demeurera toujours... un enfant.

lundi 7 mai 2012

La campagne de Maman Tupperware


Ce weekend, j'ai compris quelque chose de très important.

Alors que je me dis souvent que je suis impuissante face aux problématiques de santé mentale de notre fils, j'ai réalisé que je menais plutôt un combat quotidien visant à démystifier les problèmes de santé mentale chez les enfants.

Un peu comme un politicien qui part en élection, je pars en croisade et je propage la bonne nouvelle : ce que mon fils a n'est pas contagieux, oui nous voyons des spécialistes et non, je ne suis pas un mauvais parent.

Je ne cogne à aucune porte, mais j'entre dès que l'on m'en donne l'opportunité. Je n'ai pas de plate-forme à promouvoir, mais j'informe constamment ceux qui veulent savoir (et parfois même ceux qui ne le veulent pas!).

Je ne demande pas que l'on vote pour moi, mais plutôt qu'on m'appuie dans mes démarches, qu'on supporte mes actions et que l'on fasse preuve d'un peu de compassion.

Peu importe où je me trouve, peu importe la situation dans laquelle je me trouve, je suis en campagne de sensibilisation pour les troubles de santé mentale. Je n'accepte pas que l'on banalise ni le TDA-H, ni le TAG ni le TOP. Je prends le temps d'expliquer la psychorigidité et je demande qu'on tienne compte de la dyspraxie et des troubles de la modulation sensorielle.

Je parle, j'explique, je réponds aux questions, je survole le système scolaire et ses limites et je fais pareil pour le système de santé. Je simplifie, je vulgarise et je donne des exemples.

Je suis souvent objective, mais je suis aussi transparente : même si je comprends les limites des différents systèmes (scolaire et de santé) je voudrais que les choses soient plus simples pour me permettre de respirer un peu.

J'utilise l'humour et l'autodérision, mais je ne cache jamais ma souffrance ni mon épuisement.

Je ne me censure pas, mais je m'accorde parfois le droit de prendre le temps de digérer ce qui nous arrive.

Ma plus grande chance? C'est que comme les politiciens, j'ai une équipe derrière moi. Parfois ce sont des intervenants diplômés, parfois des gens de cœur qui prennent le temps d'écouter. Parfois des professionnels de la santé, mais souvent des parents qui peuvent facilement imaginer les défis que nous relevons. Et alors que les services tardent à venir (ou sont simplement inexistants!), il y a des gens qui nous offrent support et répit.

Au bout du compte, il n'y a pas de bulletin de vote qui déterminera qui gagnera la campagne dans laquelle je me suis lancée. Simplement parce que mon mandat à moi... il est pour la vie. Pour la sienne. Pour la mienne. Pour la nôtre.



dimanche 6 mai 2012

Indésirables


Bon OK! Là, on a un sérieux problème!

Chez moi, j'ai de nouvelles colocataires, qui à ce que je sache, ne paient pas de loyer et ne participent pas aux tâches ménagères. Elles se sont installées sans invitation et me rendent la vie difficile.

Mon problème? Je ne sais pas comment elles sont entrées, ni par où! Elles sont partout! Sur le plancher, sur les murs et dans les éviers. Une d'entre elles a même eu le culot de me pourchasser jusque dans mon bain!

En l'espace de quelques jours, elles se sont multipliées. Je dois bien en écraser 30 par jour.

Le pire? Je suis dédaigneuse de ces petites bêtes. Je sais qu'elles ne piquent pas, qu'elles ne me feront rien de bien bien grave, mais je les hais profondément. Chaque fois que j'en vois une, j'ai un frisson de dédain et je pousse un petit cri VRAIMENT désagréable (du moins, selon Papa Tupperware!). Je bats des mains en sautant sur place avec dans le visage un rictus pas du tout plaisant à regarder.

Le pire pire? C'est qu'en réagissant ainsi, j'ai transmis mon dédain à ma fille qui elle, va jusqu'à monter sur une chaise de cuisine pour éviter de se faire « manger » par les dégoûtantes visiteuses. Laissez-moi vous dire que Papa Tupperware n'apprécie pas du tout d'avoir deux hystériques à la vue de... fourmis!

Mais comme je tentais de lui expliquer... elles sont grosses ces fourmis! Elles craquent sous la pression de mes doigts dans le mouchoir. Elles envahissent ma maison alors que je tente de la garder propre! Elles me dégoutent! BEURK!

Le pire pire pire? C'est que ce soir, en ouvrant le garde-manger pour prendre un contenant où se trouvait les bonbons des enfants... ARGGGGGGGG! Elles étaient au moins mille! OK! J'exagère! Mais elles étaient beaucoup... Elles étaient assez pour que je prenne le contenant et le lance littéralement par la porte patio. Ensuite, petite danse sur place, chair de poule intense, une petite fille de 4 ans à faire redescendre d'une chaise et... un papa Tupperware vraiment efficace pour tuer les fourmis qui sortent du garde-manger!

Ma chance? Pouvoir m'enfermer dans la salle de bain avec mes enfants pour l'heure des bains et laisser Papa Tupperware vider et nettoyer tout le garde-manger!

Alors maintenant, souhaitez-moi qu'elles aient compris que ma résidence n'est PAS une fourmilière et qu'elles aillent se faire voir AILLEURS! Sinon, gare à elles, parce que des pièges à fourmis... j'en ai mis PARTOUT!

Jusque dans MON bain!!! Et pendant que je suis dedans en plus!
Pfffffffff!!!!

vendredi 4 mai 2012

Petit bonheur du vendredi (14)

C'est vendrediiii!

Vendredigogique en prime pour Fiston Tupperware!
L'annulation à la dernière minute d'un rendez-vous chez le concessionnaire,
m'évitant ainsi une heure d'Attente dans une salle plate avec un enfant de 6 ans!

Le plaisir de voir une amie et ses enfants.
Avoir le bonheur de pouvoir laisser Fiston Tupperware chez elle pour me permettre d'aller me reposer à la maison.

Un souper pizza en famille,
permettant ainsi de NE PAS avoir de vaisselle à faire!

Avec le printemps, fin des congés de bain, mais le plaisir de passer la soirée en famille avec des enfants qui sentent bon le savon!

Même en congé de maladie,
J'ADORE LE VENDREDI!

Bon weekend à tous!

jeudi 3 mai 2012

Les 10 commandements ::: ou l'art de faire diminuer l'anxiété de Fiston Tupperware!


Un parent qui a un enfant anxieux est un parent qui marche constamment sur des œufs. Encore pire, c'est un parent qui a des coquilles d’œufs dans ses bas.. Alors entre vous et moi, ce parent ne s'en sort pas souvent, à moins qu'il mette tranquillement des stratégies en place pour aider l'enfant à faire diminuer son anxiété.

Ici, tout est sujet à anxiété pour Fiston Tupperware : les choses plaisantes autant que les choses déplaisantes. Des exemples? Il y a en a plein! Mais il y a surtout des règles à respecter, et ce, peu importe la situation dans laquelle nous nous trouvons. Les voici donc :


LES DIX COMMANDEMENTS DE FISTON TUPPERWARE :

1. Ne jamais l'aviser plusieurs jours à l'avance d'une sortie ou d'une activité.
Ni pour un souper en famille, ni pour une visite chez le médecin, sinon on risque d'en entendre parler aux 10 minutes jusqu'au moment prévu dudit évènement.

2. Ne JAMAIS promettre une surprise ou un cadeau (aussi cheap soit-il) dans l'espoir d'obtenir de la collaboration ou un bon comportement.
Pour la même raison qu'à la règle précédentes et parce que le fait de vouloir quelque chose et d'y penser SANS arrêt augmente son anxiété.

3. Éviter d'utiliser des mots au deuxième degré.
Comme dans : « Me semble que deux semaines de vacances, seule avec moi-même, me feraient du bien! » Il croira que je pars réellement, plutôt que de comprendre que je suis épuisée de l'entendre crier.

4. Ne JAMAIS utiliser la peur pour empêcher un comportement, sinon cette peur devient réelle.
Surtout la nuit, vers 3 h du matin!

5. Ne JAMAIS promettre quelque chose d'incertain.
Genre : « S'il fait beau demain, on ira au parc! » Vous savez comme moi que Dame nature fait bien ce qu'elle veut!

6. Ne JAMAIS avoir de discussion d'adulte (même à demi-mot!) devant l'enfant.
Parce qu’« on est cassé » peut vouloir dire pour lui « on est pauvre...TRÈS TRÈS pauvre!»

7. Ne JAMAIS s'approcher rapidement de lui s'il ne sait pas que vous êtes là.
Sinon vous risquez de vous faire broyer les tympans ou de recevoir une boîte de lego en plein visage!

8. Ne JAMAIS changer une routine, ou tenter d'imposer une routine, sans d'abord en avoir discuté avec lui.
Idéalement, il faut l'amener à croire que c'est SON idée! Et aussi parce que des céréales ce n’est pas du tout la même chose que des rôties couvertes de Nutella!

9. Ne JAMAIS minimiser son anxiété, même si certains sujets sont complètement dépourvus d'intérêt pour le commun des mortels.
Comme dans : "Ce n'est pas grave si tu as pris ta douche avant le souper plutôt qu'après ton cours de karaté." Pour lui, ÇA PEUT être grave et demander (vraiment) beaucoup d'explications.

10 Finalement, toujours vous rappeler que l'anxiété, peu importe l'âge, est souffrante et qu'en moment de crise, elle prend toute la place.
Il ne sert donc à rien de le résonner pendant son moment d'anxiété. Cela crée plutôt une tension très désagréable, autant pour le parent que pour l'enfant. Et n'oubliez pas que l'enfant anxieux a besoin, lorsqu'il est en crise, d'un parent calme et qui saura le rassurer... sans rien dire.



**Notez que ces règles s'appliquent aussi pour les enfants qui ne sont pas anxieux, mais qu'avec Fiston Tupperware, le non-respect de ces règles peuvent entraîner une désorganisation qui peut s'échelonner sur plusieurs jours...

mercredi 2 mai 2012

Tempête dans un verre de nitro


Parfois, il y a une tempête dans ta tête et dans ton corps qui fait beaucoup de dommage. Il n'y a pas de blessés, mais ton cœur en sort souvent meurtri.

Aujourd'hui, tu as été bousculé et tu as eu peur. Et comme un pétard à la mèche trop courte, tu as explosé et tu n'as pas été capable de te reprendre. Ta tête s'est emballée et tu es resté dans un état d'esprit sombre, un état d'esprit qui te rend indisponible pour faire des apprentissages. Un état d'esprit qui t'amène trop souvent à penser que tu n'arrives à rien, que tu n'es bon en rien, que tu n'es qu'un bon à rien.

Aujourd'hui, malgré tes efforts, ton cœur en colère n'a pas su écouter ta tête, comme si la ligne entre les deux était mauvaise, ou que le WiFi était indisponible.

Aujourd'hui, je t'ai retrouvé dans un état que je n'aime pas : celui de la déception, de la colère et de la tristesse.

Et alors que tu t'attendais à te faire gronder par une maman en colère, tu as plutôt trouvé des bras pour te réconforter et une épaule pour accueillir tes larmes. Alors que tu t'attendais à être puni, tu as trouvé une oreille attentive pour écouter le vent de la tempête qu'il y a eu dans ton cœur, dans ton corps et dans ta tête. Alors que tu croyais que tu devrais payer cher le prix d'une journée à oublier, tu as retrouvé ton foyer chaleureux et une famille pour t'y accueillir. Alors que tu ne t'y attendais pas, quelqu'un qui ne vit pas sous ton toit t'a offert ce que tu n'attendais pas : des félicitations, des encouragements et le privilège de vivre une expérience nouvelle.

Alors mon amour, je ne sais pas ce que la journée de demain te réservera, mais saches que j'ai enfin compris quelque chose de bien important...

Mon fils, tu es comme de la nitro. Tant qu'on ne te bouscule pas, tout reste calme en toi, mais si quelqu'un ou quelque chose bouscule ton équilibre fragile, tu exploses sans crier gare. Et alors là, il n'y a plus rien pour t'arrêter.

Je comprends donc maintenant qu'il ne sert à rien de te bousculer dans tes zones d'inconforts. Il n'y a qu'à te prendre doucement, le temps que la tempête en toi se calme et qu'elle laisse place à l'équilibre, aussi fragile soit-il.


mardi 1 mai 2012

Peu de mots


Ce soir, ce que j'ai à dire se résume à ceci :

Pour une fois, je prends le temps de prendre mon temps et je profite de ceux que j'aime plus que tout au monde!

Finalement, mon congé me permet d'être là où j'ai envie d'être, au moment où j'ai envie d'y être!


Gros travail de concentration pour Fiston!


Maman donne les séquences de couleurs, et fiston les reproduits!


Bien fier d'avoir terminé!


Faire des estampes avec Princesse Tupperware!