mardi 27 mai 2014

Mère Poule

- Maman? Je peux aller au parc tout seul?
- Euh... Non. Attends que A. revienne de l'école svp
- Ben là! Il revient dans 2 h! Je suis capable d'aller au parc tout seul!
- J'ai dit non.
- Arggg!!

Quelques instants plus tard, Fiston revient avec une affirmation-choc :
 
-Maman, je sais pourquoi tu ne veux pas que j'aille au parc tout seul. T'es une mère poule! Poq Poq Poq!

Il a raison. Je suis une mère poule. Mais bien au-delà de ça, je suis une mère anxieuse. J'aime savoir où sont mes enfants, avec qui et pour combien de temps. Idéalement, j'aime les accompagner dans leurs activités pour (sur)veiller à ce que tout se passe bien.

Le problème, c'est que je ne pourrai pas faire ça éternellement. Je vais devoir laisser Fiston aller au parc seul, un jour... peut-être.

Mais comment fait-on pour les laisser aller? S'il se fait mal ou qu'il se dispute avec des plus grands, qui s'occupera de lui? S'il prend une mauvaise décision, qu'il s'éloigne des sentiers qui lui sont permis ou pire, qu'il va chez un ami sans m'avertir, comment ferai-je pour le retrouver?

J'ai déjà tenté de le laisser aller quelques fois. Presque chaque fois, je l'ai cherché un peu partout dans les rues avoisinantes. Je l'ai même déjà surpris debout à l'arrière du vélo d'un ami, SANS SON CASQUE, et à l'extérieur des limites géographiques permises! (Lire : une rue en arrière de la maison!) Tsé... Il voulait ma mort c'est clair!

J'ai pris le temps avec Papa Tupperware de lui expliquer l'importance de respecter les règles établies (règles vraiment simples d'ailleurs!) en mettant l'accent sur la confiance que nous lui accordons et notre désir de vouloir continuer à lui faire confiance. Je crois que le message passe chaque fois, mais que son impulsivité le lui fait oublier au moment où il devrait s'en souvenir.

Fiston n'est certainement pas le seul qui demande qu'on lui accorde plus d'autonomie. Il n'est certainement pas le seul non plus à repousser les limites qui lui ont été données! J'imagine qu'il lui arrivera de se blesser, de se disputer et même de se perdre (OMG!), mais je le crois assez débrouillard et allumé pour savoir comment se sortir d'un mauvais pas et revenir vers moi (ben quoi?).

Sur ce, excusez-moi, je suis en ligne avec un vétérinaire pour savoir s'il accepterait de micropucer mes enfants...Tsé... pour que je puisse plus facilement les retrouver! :-)


Image internet

mardi 20 mai 2014

Responsable pour toujours



Ici, le calme est officiellement installé : Fiston Tupperware va bien.


Il ne fait plus de crise, ni à l'école, ni à la maison. Il collabore avec nous et participe aux tâches de la maisonnée (autant qu'un enfant de 8 ans peut collaborer!)


Le matin, tout va bien. Il est à son affaire et j'ai très peu de rappel à faire.


À son retour de l'école, il prend sa collation puis enfourche son vélo pour aller se promener jusqu'au retour des petits voisins qui reviennent de l'école vers 16 h. Ils jouent ensuite tous ensemble jusqu'à l'heure du souper puis rentrent chacun chez eux pour le repas.


Les fins de soirées sont aussi calmes. Il est autonome pour sa routine de fin de soirée et participe au moment familial avant le dodo. (C'est temps-ci, c'est d'écouter les séries avec Papa Tupperware!)


Bref, tout va bien. On est des parents normaux, qui vivent avec un enfant normal.


Pourquoi en faire un billet? Et bien pour que vous sachiez que c'est possible. Que les enfants différents peuvent bien aller, être calmes et agréables. Pour que les parents qui, comme nous il y a quelques mois, connaissent présentement des moments difficiles, sachent que le calme vient après la tempête, que les efforts qu'ils mettent à aider leurs enfants peuvent être récompensés et qu'il ne faut jamais lâcher.


Les rendez-vous multiples, les thérapies, les spécialistes, la médication, les adaptations scolaires et tout le brouhaha qui vient avec les diagnostics de nos enfants différents valent cent fois l'investissement de temps et (malheureusement) d'argent.


Bien sûr, dans un monde idéal, nos enfants seraient tous neurotypiques. Ils fonctionneraient selon les normes établies, ne feraient que quelques crises par année, apprendraient à lire en première année, à résoudre des problèmes de mathématiques en deuxième et à multiplier/diviser aisément en troisième.

Dans un monde idéal, ils se foutraient bien des étiquettes et des coutures dans leurs vêtements, ils mangeraient leur repas même si la nourriture se touchait dans leur assiette et il accepterait de se laisser laver les cheveux un jour sur deux sans nous fendre les tympans et inonder la salle de bain.

Bien sûr... ce serait bien.


Mais mon enfant, je ne l'échangerais pour rien.


Grâce à lui, j'ai dû apprendre à être un autre type de parent. Un parent qui ne peut pas lire un guide sur l'art d'être un parent ou qui ne peut pas seulement attendre que les choses se tassent d'elles-mêmes. Mon enfant différent a fait de moi un parent différent.


Pour lui, j'ai dû apprendre la patience avec un grand P, la cohérence avec un grand C et l'amour avec un plus grand A. J'ai dû apprendre à composer avec les regards des autres ainsi qu'avec leurs jugements. J'ai dû apprendre que parfois la volonté ne suffit pas et qu'il faut savoir redoubler d'effort pour arriver à nos fins. J'ai dû apprendre à décoder mon enfant quand les mots ne lui venaient pas avant les coups et quand lui même ne savait plus comme se décoder.


Pour lui, j'ai dû apprendre à me remettre en question, à me réinventer chaque jour pour tenir le coup et trouver des solutions tant créatives que constructives. J'ai dû apprendre à choisir mes combats, à lâcher prise à certains endroits et à prendre soin de moi. J'ai dû apprendre à nommer mes propres émotions pour que lui sache comment nommer les siennes, j'ai dû sortir de ma zone de confort, accepter que tout ne soit pas comme je le désirais et que céder du contrôle pour que nous ayons une vie saine et équilibrée.


Mon enfant différent, j'ai dû l'apprivoiser. Et comme le disait si bien Antoine-de-Saint-Exupéry : « Tu deviens pour toujours responsable de ce que tu as apprivoisé ».


Alors chers parents différents : Ne laissez jamais tomber! Notre nouvelle vie commence et nous saurons en profiter!


vendredi 16 mai 2014

Petit bonheur du vendredi (31) : DIU, allaitement et souper de filles!

Il y a de ces vendredi plus occupés que les autres!


Par exemple... Aujourd'hui!


Journée pédagogique pour les enfants et congé pour Papa tupperware.


À 7:15, j'étais déjà dehors (seule!!!) pour mon 5km de marche. À mon retour, un bonne douche, une séance d'allaitement et un rendez-vous chez la gynéco pour l'installation d'un dispositif intra-utérin en cuivre! (Oui oui! On connait ça aussi la contraception vous saurez!) 


À mon retour à la maison, un petit diner, une autre séance d'allaitement et un powernap bien mérité! Pendant ce temps, Papa Tupperware a pris la relève pour le cours de natation de Bébé Tupperware! (Je vous l'avais dit que j'avais compris hein?). 

Finalement, comme le vendredi ce n'est pas que pour les enfants, je me prépare tranquillement pour un moment de maman: un souper de fille avec mes amies et collègues de travail! (Ben quoi? Faut fêter ça l'installation d'un stérilet!)

Bref, un autre beau vendredi bien rempli!


Et vous? Comment s'est passé votre vendredi?



jeudi 15 mai 2014

La madame du parc


Quand elle est arrivée au parc, elle était en nage! Elle poussait devant elle une poussette double. Vous savez, le genre où on installe un bébé dans sa coquille à l'avant et un plus grand sur une tablette à l'arrière? Exactement ce genre-là!

Il faisait chaud : 1000 degrés minimum au gros soleil. Clairement, la maman, elle avait voulu profiter de sa journée au grand air!

Donc, la voilà qui arrive au parc le visage écarlate et la camisole détrempée. Elle pousse devant elle son chargement d'enfants, une casquette de course bien enfoncée sur la caboche et ses quelques kilos en trop bien accroché à sa ceinture. Je l'ai vu s'arrêter quelques secondes, comme si elle se demandait ce qu'elle allait faire, puis s'approcher tranquillement de l'air de jeu. Ensuite, j'ai entendu son bébé pleurer. Tsé, le genre de pleurs de bébé qui donnent une montée de lait même aux femmes qui n'ont jamais allaité? Ce genre de pleurs là!

Donc, je la regarde et je la vois stationner son chargement près d'une table à pique-nique. Elle prend une gorgée d'eau puis s'affaire à sortir son bébé du banc d'auto. Alors qu'elle a définitivement les mains pleines, l'enfant de la tablette se met à se dandiner et à dire qu'il a envie. La maman prend (une autre!) respiration et dirige son enfant vers la toilette sèche du parc. (Parce qu'on s'entend : il y a de super installations au parc où nous sommes, mais il n’y a jamais PERSONNE pour déverrouiller les portes. Alors, exit les toilettes pas sèches et la fontaine pour quand t'as le dos mouillé et la face écarlate!).

Donc, d'une main, la maman tient son bébé qui HURLE sa vie et de l'autre, elle guide son plus grand vers la cabine. Évidemment, le petit bonhomme ne veut pas y entrer! (Euh... je le comprends!) Puis, comme sorti de nulle part, un grand est arrivé derrière elle en criant « Maman!!!! Bla-bla-bla..» (ça finissait pu!!!!)

(« Euh... définitivement, y'a des gens qui connaissent pas la contraception! » que je me suis dit dans ma tête!)

Pour faire une histoire courte, malgré tout le brouhaha, la maman a rassuré son enfant-tablette et elle a écouté le charabia du plus grand, tout ça en se dandinant pour essayer de calmer le bébé qui HURLAIT toujours sa vie!!!

Une fois tout ça terminé, la maman s'est assise sur un banc et... et elle a hésité. Un peu comme si elle se demandait si elle allait oser! Comme si ce qu'elle s'apprêtait à faire était répréhensible. Et comme si j'avais pu lire dans sa tête, j'ai compris.

J'ai compris que cette maman-là, elle avait eu une SUPER bonne idée! Elle avait voulu profiter du beau soleil pour prendre une marche, aller chercher l'enfant-tablette à la garderie puis revenir à la maison. Un SUPER beau projet!

Sauf qu'il faisait 1000 degrés, que l'enfant de la tablette ben il l'aime pas vraiment la tablette, que le bébé avait vraiment chaud et donc SOIF et que son plus grand a trouvé une SUPER cap de roue qui, selon lui, vaut facilement 300 $ et fera une SUPER décoration à accrocher sur son mur de chambre.. une fois nettoyé bien sûr!

J'ai compris que cette maman là, dans le parc, elle avait hésité avant d'allaiter son bébé. Tsé, parce qu'elle n’avait pas de couverture pour se cacher un peu et parce qu'il y avait vraiment beaucoup de monde au parc!

J'ai compris aussi qu'elle, aujourd'hui, elle avait voulu en faire beaucoup : marcher pour se mettre en forme (parce que définitivement, les kilos de trop aux hanches, ça la fait chier!), gagner des cubes énergies avec son plus vieux (!!!), amener l'enfant tablette au parc et tout ça... avant le prochain boire du bébé!

J'ai compris.

Si j'avais pu, je serais allée m'asseoir à côté d'elle pour lui dire que j'avais compris. Que j'avais compris que son projet de base était MERVEILLEUX, mais impossible à réaliser. Je lui aurais expliqué que dans la vie, il faut savoir être indulgent avec soi-même et accepter qu'on ne puisse pas tout faire. Je pense même que je l'aurais serré dans mes bras et que je lui aurais offert un « lift » jusque chez elle. Mais je ne l'ai pas fait.

Je ne l'ai pas fait parce que la madame du parc.. ben c'était moi!

Moi en sueur. Moi avec ma Minnie qui pleure. Moi avec Bébé Tupperware dans la toilette sèche. Moi en train d'écouter Fiston me parler de sa découverte. Moi en train d'allaiter sans couverte parce que Minnie ne se possédait plus. Moi prenant de grandes respirations pour rester zen!

La madame du parc, c'était moi.

Et la madame qui a compris... Ben c'est moi aussi!

Ça fait que, pour le souper... on a mangé du Kraft Dinner!

jeudi 8 mai 2014

Le retour du guerrier


C'est la même chose tous les soirs.

Alors que je prépare le souper pendant que les enfants jouent tranquillement, on entend le cliquetis de la clé dans la serrure, la poignée qui tourne et la porte qui s'ouvre. Puis, le climat change subitement.

Les enfants s'énervent : Fiston Tupperware se précipite dans l'entrée, Bébé Tupperware court partout, Princesse Tupperware se lève debout sur le divan et Minnie se met à battre des pieds en gloussant.

Les dix minutes qui suivent sont d'une grande intensité. Les enfants parlent tous en même temps et se déplacent à la queue leu leu!

C'est la même chose tous les soirs.

Avant même que Papa Tupperware franchisse le seuil de la porte d'entrée, l'ambiance devient électrique, fébrile, joyeuse. Un peu comme s'il revenait d'un long voyage. Je dis souvent à la blague que c'est le retour du guerrier. Presque comme s'il revenait d’Irak tous les jours!

À l'inverse, je n'ai jamais le même accueil. Je dirais même que la situation est totalement inversée! Quand je quitte, les enfants se précipitent... en pleurant... pour savoir où je vais et pourquoi diable je ne les amène pas avec moi!

Et quand je reviens? Et bien quand je reviens, j'ai droit à des « T'étais où? Pourquoi? Avec qui? » et pour finir à un « M'as-tu ramené une surprise? »!!!

Quand j'en parle avec Papa Tupperware, il me dit que c'est parce que je suis tout le temps là que les enfants réagissent ainsi! Je suis là le matin, l'après-midi et le soir. Je suis là tous les jours de la semaine en plus du weekend. Et comme je suis du type qui ne fait pas garder ses enfants très très souvent... Ben je suis là tout le temps!

Papa lui, il travaille! Il part tôt le matin et reviens pour l'heure du souper. Il participe aux tâches, cuisine et donne les bains, mais comme la quantité de temps qu'il passe avec les enfants est moins grande, ça devient une course contre la montre. L'offre étant moins grande que la demande, sa présence crée un phénomène de rareté qui fait en sorte qu'il faut savoir profiter de chaque minute disponible!

C'est la même chose tous les soirs.

Avant, ça me fâchait. Je trouvais cela vraiment injuste pour moi qui, par mon choix de travailler à temps partiel pour être là plus souvent, me trouvais relayée aux 2e rangs, à l'arrière-plan. Je jalousais ce moment d'euphorie, cette excitation que provoquait son arrivée à la maison. Puis, j'ai réalisé que j'étais chanceuse. Chanceuse de pouvoir profiter de mes enfants. Chanceuse de ne pas devoir poser une vingtaine de questions au souper pour savoir ce que mes enfants avaient fait de leur journée.

C'est la même chose tous les soirs.

Papa est accueilli en guerrier. Et c'est bien mérité parce que c'est en partie grâce à lui si je peux être à la maison souvent, avec mes enfants!

Merci Papa Tupperware!

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vendredi 2 mai 2014

Petit bonheur du vendredi (30) :::: Un moment pour Bébé Tupperware et moi!


Vous le savez depuis plus de 2 ans maintenant : j’adore le vendredi!

Avec mon congé de maternité, j'aime encore plus cette journée, car Papa Tupperware est en congé et que cela me permet de passer une journée avec lui, Bébé et Minnie Tupperware.

Comme Papa et Maman sont en congé, on peut se permettre de commencer le weekend un peu plus tôt avec les deux plus grands aussi. À 14 h, quand ils finissent l'école, on se retrouve tous les six et on commence les activités du weekend.

Depuis quelques semaines, les vendredis amènent aussi un moment particulier pour Bébé Tupperware et moi : un cours de natation.

Contrairement à sa grande sœur, Bébé Tupperware n'est pas un grand amateur de l'eau. Il aime jouer dans le bain, mais hurle quand vient le temps de lui laver les cheveux. L'été, quand la température permet enfin une première baignade, il met plusieurs jours avant d'accepter de patauger. Il a besoin de temps pour apprivoiser la « grande » piscine.

La première fois, il grimpe à l'échelle, s'assoit en haut et trempe ses petits pieds dans l'eau. Puis, le lendemain, il accepte de s'asseoir une marche plus basse. Quelques jours plus tard, il descend sur la marche suivante et accepte de s'y tenir debout, agrippé à la rampe. Finalement, si je veux qu'il accepte de quitter l'escalier, je dois aller dans l'eau et me baigner avec lui. Habituellement, il arrive à se baigner seul (avec un flotteur bien sûr!!) au début du mois de juillet.

Cet hiver, j'ai décidé de l'inscrire à son premier cours de natation. L'idée de départ était de l'aider à être moins craintif et à éviter les étapes d'apprivoisement de la piscine lorsque viendront les chaleurs.

Lors du premier cours, Bébé s'est agrippé à moi et a pleuré les 10 premières minutes. Puis, tranquillement, il s'est laissé prendre aux différents jeux de sa professeure de natation. Depuis, nous chassons allègrement le chat sauvage dans la piscine (petit jouet en plastique en forme de chat et qui crache de l'eau).

Plus que ça, ce cours nous permet de passer du temps ensemble lui et moi. Ce 30 minutes nous appartient et nous fait vivre un moment de bonheur qui n'appartient qu'à nous.

J'aime le vendredi. Cette journée a toujours été spéciale pour moi et j'espère que cela ne changera jamais!



Et vous? Que faites-vous de spécial le vendredi?

jeudi 1 mai 2014

Nous n'irons pas à Disney


Je crois que j'en rêve depuis plus de 25 ans. Chaque fois que j’apprends que quelqu'un ira, je suis heureuse et triste à la fois. Heureuse de savoir que quelqu'un que j'aime (ou pas, ça n'a pas d'importance!) réalisera ce rêve qui me paraît bien inaccessible maintenant.

Mes enfants aussi en rêvent. Chaque fois qu'ils voient passer une publicité sur ladite place, ils me demandent tous si nous irons bientôt. Ils promettent d'être sages, de rester assis dans l'avion, de ne pas chialer s'ils doivent marcher longtemps et de ne pas quémander 22 000 babioles hors de prix. Chaque fois, ma réponse les déçoit.

Non mes amours, nous n'irons pas à Disney. Pas cette année, ni l'an prochain, ni l'année suivante.

Disney, c'est plus qu'un rêve d'enfant. C'est un projet financier (que dis-je : un défi financier!!) que nous ne sommes pas en mesure de relever. Peut-être un jour pourrons-nous envisager y aller, mais d'ici là, je ne sais pas si vous aurez encore votre cœur d'enfant.

Dans mon livre à moi, Disney on y va quand on est petit. Pas trop, mais juste assez pour que tout ait l'air grand, majestueux, féérique. On y va quand on a pas les yeux assez grands pour tout voir et les pattes trop courtes pour tout le marcher! On y va quand on peut encore porter des robes de princesse bleu poudre ou des costumes de robot qui volent vers l'infini et plus loin encore. On y va quand on est encore trop petit pour savoir que Cendrillon ben un moment donné, elle finit son quart de travail et elle rentre à la maison. On y va quand la chambre d'hôtel où on loge nous donne l'impression d'être une superstar et où on peut commander un petit déjeuner au lit pour la première fois sans craindre de salir les draps.

Quand mes enfants m'en parlent, je leur explique que je voudrais y aller moi aussi. Que j'aimerais manger avec Cendrillon, danser avec Mickey et me promener avec Buzz, mais que pour le moment, je devrai me contenter d'en rêver éveillée.

Non mes amours, nous n'irons pas à Disney. Même si vous êtes gentils, que vous mangez tous vos brocolis ou que vous êtes dorénavant toujours polis. Même si vous voyez une pub qui parle de voyage à rabais, que vous me donnez tous les sous que vous avez reçu à Noël ou que vous vous mettez à chercher des bouteilles consignées à rapporter.

Disney, c'est bien d'en rêver. Et si un jour on peut se l'offrir (et pas à crédit!) et bien nous irons. Fiston sera probablement majeur et Princesse Tupperware ne croira peut-être plus au prince charmant, mais nous irons.

D'ici là, faites de beaux rêves mes amours. Continuez de rêver à Disney et qui sais... peut-être un jour votre rêve se réalisera-t-il!

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