J'avais rendez-vous avec lui dimanche soir. Après le travail, je me suis rendu au foyer de groupe de Fiston pour y passer la soirée.
J'étais nerveuse. J'avais peur de sa réaction en me voyant. J'avais peur qu'il ne soit pas heureux, qu'il se fâche ou qu'il pleure. Mon coeur de maman s'emballait depuis l'aube à l'idée de passer du temps avec mon grand.
Quand je suis arrivée, toutes mes peurs et mes angoisses se sont envolées. Fiston était souriant et heureux. Il m'a serré fort dans ses bras, me disant qu'il m'aimait et qu'il avait hâte de me voir.
Près d'une semaine depuis son entrée au foyer de groupe. Une semaine d'encadrement, mais aussi d'apaisement. Une semaine à réapprendre à vivre sans drame, sans stresseurs venant de partout. Fiston était calme. J'ai eu envie de pleurer.
Nous avons discuté tranquillement et lu un livre ensemble. Je l'ai accompagné pendant sa routine de fin de soirée. J'ai fait une liste avec lui des trucs qu'il voulait que Papa lui apporte le lendemain. (On avait chacun notre soir en tête-à-tête). La priorité: une vraie couverture douce qui sent la maison et un autre toutou. Un livre aussi, pour lire tranquille dans sa petite chambre.
Quand je suis partie, j'étais sereine. Mais dans la voiture, à quelques minutes de la maison, j'ai eu le coeur gros. J'aurais voulu ramener notre fils à la maison sur le champ. Tout de suite. Maintenant.
Puis, je me suis resaisie. Je me suis rappelée sa détresse des dernières semaines et la nôtre. J'ai pris le temps de me rappeler les raisons qui ont menées à notre choix et surtout les progrès en cours.
Je persiste et signe: nous faisons ce qu'il y a de mieux pour lui et pour nous. Et demain, il sera avec nous pour le souper. Et le 25, il sera avec nous pour la journée jusqu'au le demain.
Et bientôt, il sera avec nous pour toujours.







