Qui êtes-vous ?

Ma photo
Je suis comme toutes celles que vous connaissez. Je pourrais être votre soeur, votre amie, votre collègue ou simplement votre voisine. Ici, je vous parle de mon quotidien et de celui de ma famille pour mettre un peu de lumière sur la vie avec un enfant différent! mamantupperware@hotmail.ca

vendredi 30 mars 2012

Petit bonheur du vendredi (9)

Journée de congé pour maman!

Allez faire des courses avec une amie en avant-midi,
Faire une sieste en après-midi, (Chut, ne le dites à personne!)

Allez chercher fiston à l'école, et l'entendre me raconter les 1001 découvertes faites au Cosmodôme lors de la sortie de classe,
Rencontrer son accompagnatrice qui me confirme qu'il a passé une super belle semaine et en avoir le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

Allez cherche les petits à la garderie.

Accompagner ma grande à sa pratique générale de patinage artistique,
Devenir bénévole à la dernière minute et aider les jeunes patineuses à enfiler leurs costumes et mettre leurs patins.


Discuter avec des mamans différentes et apprendre qu'on a fait du bien à l'une d'entre elles...

Revenir brûlée vers 21 h, mais comblée...
VRAIMENT comblée!
J'adore le vendredi...
Mais ça... vous le saviez déjà!
(En plus, j'ai une nouvelle sacoche!!!)
Collection ESPE Printemps 2012
Bon weekend!

jeudi 29 mars 2012

Billet de sacoche!


Messieurs, je vous le dis tout de suite : ceci est un billet de sacoche!

Qui, comme moi, chasse le cafard en faisant du lèche-vitrine? Bon, je conviens qu'avec la température et le manque de temps, je lèche principalement… mon écran. Je surfe sur internet et je déniche de petites choses hors de prix que je n'achèterais jamais.

Cette semaine, je me plais à magasiner les sacs à main. Habituellement, ce n'est pas mon accessoire coup de cœur, mais il semble que j'ai soudainement développé un intérêt pour ce sac qui contient habituellement ma vie! (oui oui! Ma vie!)

Je le veux assez gros pour tout y loger, mais je le veux bien compartimenté pour ne pas que ça devienne un foutoir dès que je sortirai mon porte-monnaie. Je le veux robuste parce qu'il se retrouvera souvent au sol ou tiraillé par des mains d'enfants, mais je le veux aussi joli et féminin.

Je veux pouvoir le tenir à la main dans les soirées mondaines (euh... les quoi?), mais aussi pouvoir le passer en bandoulière pendant les parties de hockey, les spectacles de patins et les cours de karaté.

Je le veux noir ou teinté de gris, mais avec un soupçon de couleur afin de me donner l'impression d'avoir compris le concept qui parle de « mettre l'accent »!

Je veux le magasiner le temps qu'il faut, le désirer presque un peu trop et l'acheter dès qu'il fera vraiment beau.

Cette semaine, j'en ai regardé des sacs à main sur le web sans rien acheter! Ça m'a donné le sourire. C'est ce qui compte n'est-ce pas?

Voici mes 2 coups de coeur!


Collection ESPE
Printemps 2012
Collection ESPE
Printemps 2012

mercredi 28 mars 2012

L'ours de Maman Tupperware


Assise dans le bureau éclairé, j'écoute mon conjoint parler. Nous sommes ici pour moi, parce que je l'ai demandé. J'avais besoin d'un lieu neutre pour laisser sortir sans censure les émotions qui me pèsent depuis plusieurs mois. J'avais besoin d'aide pour classer tous les dossiers qui s'empilent dans ma tête et qui me donnent sans cesse l'impression que la tâche à accomplir est gargantuesque.

J'ai toujours eu l'impression que je vivais chaque émotion au moment même où je la ressentais. Je faisais erreur.

Après près de deux années de rendez-vous, d'évaluations et de tracas pour notre aîné, j'ai mis notre vie en suspens. La mienne, la sienne, la nôtre, la leur. Je suis passée en mode survie, espérant pouvoir reprendre plus tard les choses là où je les avais laissés. Il semble que cela ne soit pas aussi simple. Je me suis perdue entre deux rendez-vous, quelque part entre un rapport de psychologie et un guide de pharmacologie. J'ai retenu mon souffle le temps de la course folle aux spécialistes et je commence à manquer d'air.

Je ne suis pas triste, je ne pleure pas. Je m'efforce de sourire, je réponds que je vais bien, je blague quand c'est le moment et j'ai même beaucoup de plaisir au quotidien. Mais parfois, pas très souvent, j'ai l'impression que toute notre vie ne tient qu'à un fil. Qu'il suffirait d'une vague un peu trop forte ou d'une rafale inattendue pour que tout ce que l'on transporte à bout de bras s'écroule, aussi bêtement qu'un château de cartes!

Je dors bien, je mange sans difficulté, j’ai suffisamment d'énergie pour aller au gym plusieurs fois par semaine et pour accompagner mes enfants à chacune de leurs activités, mais il y a un ours dans la salle. Je l'ai vu du coin de l’œil et je le surveille. Pour le moment, il est calme, ne grogne pas, mais m'envoie parfois sur la nuque un souffle chaud que je n'apprécie pas.

Je me décide donc, avec l'aide d'une professionnelle et de mon conjoint, à apprendre un nouveau métier. Je veux savoir maîtriser l'ours avant qu'il ne se manifeste ou qu'il ne montre les dents.

Je souris tous les jours et mon sourire est sincère. Je ne suis pas triste à chaque instant, mais la tristesse me guette à chaque moment. Je suis forte, mais je n'abuserais pas de ma force. Il vaut mieux savoir dompter l'ours plutôt que d'apprendre à lui survivre.

Assise dans le bureau éclairé, j'écoute mon conjoint parlé. Je remercie le ciel de l'avoir, parce que je sais maintenant que si l'ours me touche... il aura affaire à bien plus fort que lui!

Image internet
                              

mardi 27 mars 2012

Une image vaut mille mots...


Je pourrais pondre un long billet sur la chance que j'ai d'avoir une si belle famille, sur le bonheur d'être mère et de pouvoir vivre cette maternité librement et à ma façon, mais une image vos mille mots n'est-ce pas?

Bonne semaine!

lundi 26 mars 2012

Dossier de maman ::: Le deuil

Je sais que plusieurs trouvent discutable que je vive ouvertement et sans censure notre quotidien avec un enfant différent. Plusieurs croient encore qu'au fond, ça ne regarde personne, que ça ne sert à personne ou que ce n'est qu'une façon d'étaler la vie privée au grand jour, pour rien!

Mais dites-moi, à qui en parler si ce n'est pas ici? Où sont les parents comme nous, isolés du reste du monde, sans jamais personne à qui parler qui comprennent vraiment? Où sont les parents qui ne s'y retrouvent plus entre les 1001 professionnels qui savent tous mieux qu'eux ce qui est bon et ce qui ne l'est pas? Où sont les parents qui doivent jongler au quotidien avec des heures de fréquentations scolaires réduites, des services de garde inaccessibles et des listes d'attente qui n'en finissent plus? Où sont les parents qui n'arrivent plus à penser à autre chose qu'à leur enfant et aux défis qui l'attendent à chaque tournant? Où sont ses pères qui retrouvent leur conjointe à bout de souffle ou en larmes de se sentir si coupable? Où sont ces mères qui, comme moi, cherchent sans jamais s'arrêter un traitement, une innovation ou une solution qui fera toute la différence? Où sont ces parents qui réussissent à garder leur couple en vie alors que les statistiques jouent contre eux? Et dites-moi... où sont leurs amis quand le bateau prend l'eau et qu'ils auraient besoin d'une armée d'épaules pour faire repartir la roue?

Je vis ouvertement mon quotidien avec mon fils simplement parce que de mettre en mot ce que je ressens me donne l'espoir de briser cet isolement qui, avec le temps, devient lourd à porter... Et si le fait de parler du « deuil de l'enfant parfait » vous donne l'impression que je n'apprécie pas la chance que j'ai d'avoir un fils comme le nôtre, voici ce que j'ai à en dire :

J'aime mon fils comme j'aime chacun de mes enfants. Je vois en lui beaucoup plus de forces que de faiblesses. Il m'épate chaque jour avec ses connaissances et son regard vif. Il comble mon cœur de maman à chaque « je t'aime » donné gratuitement, à chaque étreinte faite spontanément. Je suis fière de chaque chose qu'il accomplit et de chaque progrès fait à la maison comme à l'école. Je l'aime plus qu'au premier jour, et ce, peu importe les défis qui nous attendent.

J'aurais seulement voulu pour lui une vie plus douce, avec plus de réussites que de revers.

J'aurais voulu le voir partir le matin avec sa petite sœur et franchir les portes de l'école avec elle. J'aurais voulu ne pas devoir lui apprendre qu'il changera d'école dans quelques mois, perdant ainsi les quelques amis si durement acquis. J'aurais voulu qu'il n'ait pas toujours l'impression de ne pas arriver à satisfaire toutes les exigences auxquelles on le soumet sans arrêt. J'aurais voulu qu'il n'ait pas à se sentir différent des autres ou mis à part. J'aurais voulu pour lui qu'il ait des choses intéressantes ou amusantes à me raconter en revenant de l'école plutôt que de l'entendre parler de ce qu'il a manqué ou de ce qu'il n'a pas pu faire. J'aurais voulu qu'il utilise chaque parcelle de son intelligence pour apprendre bien, pour apprendre mieux, parce que je sais qu'il en est capable.

J'aurais voulu qu'il puisse être un enfant comme les autres, insouciant de l'avenir qui l'attend.

Alors à ceux qui croient qu'il est mal de dire ouvertement qu'il y a un deuil à faire, je n'ai qu'une solution à vous proposer... Ne me lisez plus.

Aux autres, je dis merci. Tout simplement.