jeudi 28 novembre 2013

De la joie à partager ::: Du réconfort pour les enfants malades


Les enfants c'est généreux. Du moins, les miens le sont. Surtout avec les choses des autres. :)

Récemment, Princesse Tupperware est revenu de l'école avec un dépliant pour une collecte de denrée alimentaire non périssable. Elle s'est fait un plaisir de nous expliquer que des enfants ne mangeaient pas à leur faim pendant la période des Fêtes et qu'il était important de partager avec eux en offrant des denrées pour la collecte.

Fiston a reçu le même dépliant. Pourtant, il ne s'est pas senti interpellé par la bonne action demandée. Suite aux explications (insistantes) de sa sœur, il a accepté de choisir avec elle des aliments à offrir.

Je me suis assise avec lui par la suite pour lui demander ce qui le mettait mal à l'aise avec l'action posée. Il m'a répondu que ces enfants devaient avoir de la difficulté à manger tout au long de l'année, pas seulement à Noël, et qu'il ne comprenait pas pourquoi soudainement l'alimentation des enfants défavorisés devenait une priorité. Il m'a demandé comment il se faisait qu'on ne pouvait pas donner des aliments en tout temps! D'un côté, je comprenais sa réflexion. De l'autre, je ne savais pas quoi y répondre.

Les choses sont ainsi dans le temps des Fêtes. On se sent souvent investi d'une mission, d'un désir d'aider les autres, de donner au suivant. J'ai donc pris le temps d'évaluer ce que l'on faisait, nous, comme famille, pour aider les gens tout au long de l'année. Heureusement, ce ne fut pas très long avant que l'on trouve quelques exemples! (Ouf! Imaginez si je n'avais rien trouvé!)

C'est ainsi que tout au long de l'année, nous donnons des jouets inutilisés au CPE que fréquente Bébé Tupperware et que l'on dépose des vêtements trop petits dans les grosses boîtes bleues afin qu'ils servent à d'autres enfants. On se déleste aussi facilement de notre monnaie pour les différentes collectes qui ont lieu dans notre secteur pendant l'année.

Bien sûr, nous pourrions sûrement faire plus, mais QUOI?

Cette année, pour la période des fêtes, j'ai donc suggéré à mes descendants de créer une carte de souhait pour les enfants hospitalisés dans le Réseau Enfants-Santé. En quelques clics, nous avons fait une bonne action qui apportera de la joie et du réconfort à un enfant malade et à sa famille. En plus, pour chacune des cartes qui seront créées, la compagnie KinderMD remettra 1$ au Réseau Enfants-Santé.

Vous pouvez vous aussi créer une carte virtuelle via l'application Facebook KinderMD Canada (cliquez ici). L'objectif à atteindre est de 25 000 cartes. Ensemble et en seulement quelques clics, cet objectif est facilement réalisable et permettra de remettre une belle somme d'argent au Réseau Enfants-Santé.

Papa Tupperware et moi sommes chanceux. Nos enfants sont en bonne santé. Malgré ses problèmes de santé mentale, nous ne craignons pas pour la vie de notre grand garçon. Nous avons la chance de le border tous les soirs dans son lit et de le serrer très fort dans nos bras chaque matin. Faire cette carte nous aura donc permis de transformer notre reconnaissance en action et de faire prendre conscience à nos enfants de la chance qu'ils ont d'être en santé... et de manger à leur faim à l'année! :)


Et vous? Comment donnez-vous au suivant?



« Divulgation : Je participe au programme des mamans de KinderMD et je reçois quelques avantages particuliers en échange. Les opinions exprimées sur ce blogue sont les miennes. »

mardi 26 novembre 2013

Le cadeau de Noël de Princesse Tupperware


Dans la même lignée que mes autres billets sur le magasinage de Noël, je vais partager avec vous une belle expérience qui m'a été offerte cette année.

Comme vous le savez, Princesse Tupperware est notre enfant la plus difficile à gâter. Elle ne demande jamais rien alors on doit faire preuve de beaucoup d'imagination pour lui trouver un cadeau qui lui plaise.

Cette année, elle n'avait qu'une seule demande : une poupée Monster High. Papa Tupperware et moi ne connaissions pas le produit comme tel, mais étions prêt à faire quelques recherches pour le trouver. Selon Princesse, ces poupées vampires sont très populaires auprès de ses petites amies de classes. Nous nous attendions donc à avoir un peu de difficulté à en trouver si nous ne nous dépêchions pas.

Puis, grâce à mon blogue, j'ai reçu une offre qu'il m'aurait été bien difficile de refuser! En effet, la compagnie MattelMD m'a offert de tester un de leur super jouet de Noël. Dans la liste des choix offerts, une poupée Monster High! Vous devinez bien que je ne pouvais pas refuser leur offre.

Bien sûr, MattelMD offre plusieurs jouets vraiment intéressants pour nos enfants. En naviguant sur leur site internet (mattel.ca), j'ai découvert plusieurs produits qui plairaient certainement à Fiston, Bébé et même Minnie Tupperware! J'ai donc, par le fait même, découvert le magasinage en ligne, chose que je n'ai pas encore tentée, mais que je risque d'essayer l'an prochain!

Bien sûr, les doigts me brûlent de lui donner tout de suite sa poupée, mais comme nous sommes une famille nombreuse, je me vois bien mal expliquer à nos deux garçons pourquoi leur sœur reçoit un cadeau de Noël avant Noël.

C'est ainsi que la monstrueusement jolie Draculaura a pris le même chemin que les autres cadeaux de Noël : elle est déjà soigneusement enveloppée et cachée jusqu'au 24 décembre.


Cette année, alors que je craignais de ne pas survivre au magasinage des fêtes (à lire ici), tout s'est bien passé (à lire ici) et nous avons aussi réussi à respecter les quelques règles que nous nous étions fixées (à lire ici).

Minnie Tupperware peut maintenant arriver. Nous sommes prêts pour un Noël en famille, entouré de nos 4 descendants!

« Divulgation : je participe à la campagne des Fêtes de Mattel organisée par Mom Central Canada et j'en retire des avantages. Les opinions exprimées sur ce blogue sont les miennes »

dimanche 24 novembre 2013

Dossier de Maman ::: Les règles d'achats des cadeaux de Noël


Le magasinage des fêtes, pour moi, est habituellement synonyme de transpiration excessive, de stress intense et parfois même de nausée. Cette année, comme vous le savez déjà, ça n'aura pas été le cas.

Malheureusement, pour plusieurs d'entre vous, ce sera peut-être un moment dur à passer. Je vous ai déjà partagé mes petits trucs de magasinage (ici), mais je ne vous ai pas encore parlé des quelques règles qui régissent le choix du cadeau parfait.

Voici donc les critères importants qui orientent les choix d'achats que nous faisons comme parents ayant beaucoup d'enfants : 

Piles rechargeables incluses (ou chargeur inclus)

Avec deux jeunes garçons qui ont un intérêt particulier pour les voitures téléguidées, les consoles de jeux vidéos et tous les trucs bruyants qui se trouvent dans la maison, je m'assure que le jouet ne me coûtera pas une fortune en pile pendant l'année.

Lavable

Princesse Tupperware adore dessiner/peinturer. Quand elle était plus petite, j'étais toujours assise avec elle pendant les périodes de bricolage, mais comme elle vieillit, elle aime faire preuve d'autonomie et s'installer seule pour créer. Je m'assure donc que les produits de créations qu'elle reçoit soient lavables.

Limité en petits petits petits morceaux

Si mon expérience de maman m'a appris quelque chose, c'est certainement que les jouets à assembler finissent toujours éparpillés partout et que personne n'en termine l'assemblage. Ainsi, tous les jouets « Assemblez-le vous même » ou « Créez plus 50 modèles différents » sont proscrits. S'ils en reçoivent, ça ne vient pas de nous et ils sont rapidement assignés à des boîtes de rangement pour éviter de marcher sur une pièce en plein milieu de la nuit!

Taille limitée

Nous avons 4 enfants. Notre maison n'est pas petite, mais elle est vraiment pleine. Ainsi, les jouets qui occupent plusieurs pieds carrés ne sont pas permis. De toute façon, ils terminent souvent dans le garage ou en pièces détachées dans un garde-robe.

Éducatif

Je ne fais pas partie des parents qui croient que les enfants doivent jouer uniquement avec des jouets testés et approuvés par 8 organismes mondiaux en éducation. Ceci étant dit, je fais tout de même attention pour qu'ils reçoivent des jouets diversifiés et qui les amènent à développer différentes capacités. Ainsi, ils reçoivent des jouets pour rigoler, apprendre à compter, créer, lire ou faire comme les grands. Rien de trop violent, mais oui, il y a des super héros, des épées et parfois même des fusils en plastiques. C'est la vie.

Garantie

Si je fais un achat dispendieux et qu'une garantie est offerte, je la prends. L'an passé, nous avions fait l'achat d'une piste de course pour Princesse Tupperware. Moins de 2 mois plus tard, le truc ne fonctionnait plus. Princesse était vraiment déçu. Comme j'avais pris la garantie du magasin, j'ai pu remplacer le jouet sans frais (et en respectant la première règle concernant les piles!!). Notre fille a pu se choisir un jouet de la même valeur, à son plus grand bonheur.

Utilisation familiale

Finalement, ma dernière règle consiste à évaluer si le jouet pourra éventuellement servir à un autre enfant à moyen ou long terme. Ainsi, quand nous choisissons un jouet pour Fiston Tupperware, nous savons habituellement qu'il servira pour Bébé Tupperware sous peu. Nous essayons aussi de choisir des jeux avec lesquels nos enfants peuvent jouer ENSEMBLE! Cette année, nous avons beaucoup misé sur les jeux de société. Nous verrons bien si nous avons bien visé!



Et vous? Y-a-t-il des règles d'achats qui régissent votre magasinage des fêtes?

Y-a-t-il des jouets formellement interdits dans votre maisonnée?

samedi 23 novembre 2013

Dossier de Maman ::: Le magasinage de Noël


Cette année, la préparation des festivités des fêtes n'aura pas été une cinécure!

Avec l'arrivée de Minnie Tupperware qui peut survenir à tout moment, le terme procrastination ne pouvait PAS faire partie de mon vocabulaire.

Il y a quelques semaines, j'ai donc commencé à m'organiser. Voici comment je m'y suis prise afin d'éviter que le magasinage des cadeaux devienne infernal.

Première étape : questionner subtilement les enfants sur leurs intérêts et sur ce qu'ils désirent avoir pour Noël.

Comme je vous l'ai déjà expliqué (ici), cette étape fut plutôt simple pour les garçons, mais un peu plus ardue pour Princesse Tupperware.

Deuxième étape : faire DES listes.

Je dis DES listes, car vous savez comme moi comment les choses se passent à Noël n'est-ce pas? Famille et amis vous appellent pour savoir quoi offrir à vos enfants qui leur feraient vraiment plaisir. La répartition des suggestions devient alors primordiale sinon les enfants se retrouvent avec des doublons. J'avais donc dans mon téléphone intelligent une liste pour chaque personne qui m'avait contactée dans les dernières semaines.

Troisième étape : Déterminer un budget par enfant.

Chaque année, nous tentons de respecter le budget alloué. Chaque année nous le dépassons. Je ne peux rien ajouter d'autre..Désolé.

Quatrième étape : planifier la séance de magasinage.

Ici, Papa Tupperware et moi procédons de la bonne vieille méthode. On feuillette les circulaires, on repère les jouets demandés par les enfants et qui sont en rabais, puis on magasine ensemble. Habituellement, nous planifions une séance tôt le matin. Ainsi, on évite bien des conflits reliés au manque de temps et à la fatigue de fin de journée.

Cinquième étape : l'emballage.

Cette année, je n'ai pas chômé. Notre séance de magasinage s'est terminée vers l'heure du dîner et les cadeaux étaient presque tous emballés vers 13 h 45. Pas question de me retrouver le bec à l'eau si Minnie se pointe le bout du nez avant que tout soit emballé.

Sixième étape : NE PAS REMETTRE NOS ACHATS EN QUESTION!

Cette étape est à mon avis la plus difficile. Chaque année, une fois les cadeaux emballés, si j'ai le malheur de retourner magasiner je me mets à douter de ce que j'ai acheté. Cette année, afin d'éviter de flancher et d'aller échanger des trucs ou d'en acheter d'autres, je n'irai pas magasiner. De toute façon, avec ma bedaine, le magasinage n'est pas une activité plaisante croyez-moi! :)

Cette année, la préparation des fêtes s'annonçait difficile, mais nous avons réussi Papa Tupperware et moi à être prêt bien avant que la première neige ne se pointe et nous en sommes très heureux.

Et vous? Comment se passe votre magasinage du temps des fêtes?

Procédez-vous de façon organisée ou plutôt chaotique?

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jeudi 21 novembre 2013

Dossier de Maman ::: Préparer le Noël des Tupperware


La mi-novembre est déjà passée. Alors que mes voisins ont déjà installé leurs lumières de Noël et que certaines de mes amies ont déjà décoré leur sapin, je procrastine. Pourtant, je ne devrais pas. Minnie arrive sous peu et je n'ai rien de prêt pour Noël!

La maison n'est pas décorée et les achats de Noël ne sont pas faits. Notre lutin de Noël est dans le haut du garde-robe, mais le piège n'est pas prêt et je n'ai pas encore commencé à planifier les tours qu'il nous jouera entre le 1er et le 24 décembre.

La seule chose qui nous rappelle que Noël n'est pas bien loin... c'est la liste des cadeaux que les enfants prévoient demander au père Noël! Celle de Fiston est hallucinante. Du jeu de Battleship à la Wii U, Fiston ne manque pas du tout d'imagination. À l'entendre, le Père Noël lui offrira TOUT ce qu'il a demandé.

Princesse elle, est plus raisonnable. Presque trop raisonnable. Elle a demandé une mallette d'artiste comme celle que son grand frère a reçu l'an passé, ainsi qu'une poupée Monster High. Rien de plus. D'un côté, je sais qu'elle appréciera ce que le père Noël lui apportera, de l'autre, je me demande bien ce que nous lui offrirons qui lui plaira et qui ne fait pas partie de sa courte liste.

Bébé Tupperware, pour sa part, ne déroge pas. Un seul thème : les superhéros. Des costumes, des bonshommes, des autocollants, des vêtements.... Bref, tant que la thématique sera respectée, l'honneur du père Noël sera sauf.

Et pour Minnie... Et bien comme elle sera vraiment vraiment petite lors du passage du Père Noël, je prévois lui offrir un petit quelque chose afin de célébrer son arrivée et pour ne pas que ses frères et sa sœur croient que le père Noël l'a oublié!

Je prévois faire mon magasinage des fêtes bientôt. Je prévois régler le dossier en une seule journée (AH! AH! AH! AH!!!!!!!) et je prévois respecter un budget limité (RE-AH! AH! AH! AH!). Je prévois NE PAS finir mes courses épuisée, affamée et en sueurs (RE-RE-AH! AH! AH! AH!) et je prévois avoir le temps de TOUT emballer avant d'accoucher! (RE-RE-RE-AH! AH! AH! AH!)

Et vous? Quand prévoyez-vous débuter et terminer vos achats de Noël?

Arriverez-vous à Noël sans stress ou complètement vidé par les préparatifs?

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mercredi 20 novembre 2013

Brosse, brosse, brosse!


Fiston Tupperware, en plus de son TDAH, de son TAG et de son TOP, a d'autres particularités. En effet, il y près de 18 mois, nous apprenions qu'il souffrait aussi d'un trouble de la modulation sensorielle ainsi qu'une dyspraxie motrice légère.

En résumé, le trouble de la modulation sensorielle le rend hypersensible à plusieurs stimuli. Il est sensible aux sons, aux textures et à certains types de pressions exercées sur sa peau. Son corps est continuellement en alerte face aux stimuli présents dans son environnement. Son corps est en quelque sorte un système d'alarme qui se déclenche au moindre souffle, au moindre bruit et se met en état d'alerte dès que sa capacité à gérer tout cela est dépassée.

Il a plus d'un an, nous avions tenté la diète sensorielle avec l'ergothérapeute de Fiston. Cette diète vise à diminuer la sensibilité de Fiston en reprogrammant les cellules de son corps, de sa peau. Ainsi, nous devions le brosser avec une brosse spéciale quatre fois par jour et pratiquer des pressions au niveau de ses articulations. Nous avions réussi à faire la diète pendant quelques semaines, mais avions abandonné, faute de temps et de consistance.

À cette époque, Fiston n'étais pas encore en classe spéciale et le milieu scolaire régulier ne pouvait pas assurer le traitement. Ensuite, lorsque Fiston avait changé d'école pour intégrer le programme de soutien émotif, nous avions décidé de ne pas reprendre la diète, jugeant que le temps en classe était suffisamment limité et qu'il serait préférable que notre garçon soit en classe pour apprendre plutôt que sortit de classe pour se faire brosser.

Avec les événements des dernières semaines, nous avons eu la chance de parler avec l'ergothérapeute du milieu scolaire. Après avoir à nouveau répondu au questionnaire sensoriel, l'ergothérapeute nous a suggéré de reprendre la diète sensorielle. Fiston a clairement besoin d'être désensibilisé aux stimuli qui l'entourent et cette thérapie pourrait certainement l'aider.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, nous avons repris le brossage et les pressions sur notre garçon. Il n'était pas particulièrement heureux de cela. Il m'a clairement fait comprendre que c'était une « autre affaire » qui ne servirait à rien, que c’était une perte de temps. Ceci étant dit, j'ai quand même pu faire un brossage partiel ce matin.

Vers la fin de l'avant-midi, l'ergothérapeute m'a téléphoné. Elle m'a annoncé qu'elle avait revu la diète sensorielle avec notre garçon et qu'elle avait réussi à le convaincre que c'était une thérapie qui allait vraiment l'aider. Afin de le convaincre, elle lui a expliqué en détail le côté scientifique de la méthode : les cellules, la transmission de messages au cerveau, l'arrêt du système d'alarme... Bref, elle l'a pris par les sentiments et il a accepté d'adhérer au traitement.

Fiston est un garçon intelligent. Quand il comprend le fondement d'un traitement, il y adhère, sinon, c'est peine perdue. Il a compris aujourd'hui que son corps avait besoin d'aide et que le brossage servirait à cela.

Maintenant, ne reste plus qu'à ne pas se décourager, car la diète est officiellement mise en place pour les prochains mois à raison de quatre fois par jour.

Croisons donc les doigts pour que cette nouvelle thérapie aide notre garçon!
 
 
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fdmt.ca
 

lundi 18 novembre 2013

33 semaines


33 semaines. Si tout va bien, encore 3 semaines et Minnie sera avec nous.

Pour la majorité des femmes, une grossesse dure 40 semaines. Ici, ça n'a jamais été le cas. Les descendants se sont tous pointés un peu plus tôt. Fiston est arrivé à 37 semaines, Princesse à 36 et Bébé à 34. Cette fois-ci, j'espère sincèrement que Minnie restera au chaud jusqu'à 36 semaines. Notre expérience avec Bébé Tupperware avait été difficile, car malgré son poids impressionnant (10lbs!), il avait eu besoin des soins pendant 2 semaines à l'unité de soins intensifs de néonatalogie. Et pour être honnête, avec 3 enfants à la maison, je trouverais vraiment difficile de devoir rester à l'hôpital aussi longtemps... surtout pendant la période des fêtes.

Le compte à rebours est donc officiellement commencé. La valise de Minnie est prête et la mienne... la mienne sera prête un jour. (Je procrastine!)

Fiston Tupperware parle de plus en plus de Minnie. Il a bien hâte de voir si elle aura les cheveux bruns ou blonds, si ses yeux seront bruns ou bleus. Il ne prévoit pas changer de couches, mais s'offre pour bercer sa petite sœur si elle pleure. Sa plus grande inquiétude est de savoir si nous continuerons de nous occuper de lui après l'arrivée du bébé. Étant le plus grand de nos enfants, il craint qu'on lui demande d'être plus autonome et de comprendre que le bébé aura besoin de beaucoup de soins. Tous les jours, nous faisons de notre mieux pour le rassurer, mais aucun mot ne viendra à bout de son anxiété. Nous devrons lui prouver qu'il ne perdra pas sa place.

Princesse quant à elle, parle peu de sa petite sœur. Elle préfère aller dans la chambre fraîchement décorée et regarder les petits articles de bébés. Elle s’assoit aussi souvent près de moi et caresse mon ventre dans l'espoir d'un mouvement, d'un coup de pied ou d'une petite vague. Souvent, elle me montre des poupées qu'elle donnera en cadeau à sa sœur à sa naissance. Son choix n'est pas définitif encore, mais elle me promet que ça viendra!;)

Pour sa part, Bébé Tupperware parle du bébé tous les jours, me rappelant de NE PAS le prendre dans mes bras parce que je risquerais de faire mal au bébé. Il répète qu'il saura s'occuper du bébé en changeant des couches et en lui donnant son bain, que de toute façon il est grand maintenant et qu'il sait prendre soin d'un « bébé-fille ». Bien sûr, il me rappelle à quelques reprises qu'il aimerait bien avoir un « bébé-garçon », mais évidemment, cela n'arrivera pas.

Tranquillement, l'idée de l'arrivée du bébé fait son chemin dans l'esprit et le cœur de nos enfants. La chambre est prête, les couches sont achetées, les vêtements et la literie sont lavés et prêts à accueillir Minnie.

33 semaines. Encore (au moins!) 3 semaines et Minnie sera avec nous. Elle sera notre cadeau de Noël à tous. Un cadeau désiré et attendu. Un cadeau qui écourtera nos nuits, mais qui viendra boucler la boucle de notre belle famille.

dimanche 17 novembre 2013

Le recul


Fiston va bien. Très bien. Un peu comme si les dernières semaines n'avaient jamais eu lieu. Un peu comme si on venait de se réveiller et que rien de tout cela ne s'était passé.

Fiston est plus calme, plus posé. Il accepte de faire ses devoirs sans s'opposer, il accepte qu'on limite son temps de jeu vidéo, il arrive à se concentrer pour faire du dessin pendant plus de 5 nanosecondes et il arrive même à se raisonner lui-même quand il sent la colère monter.

Je me sens presque déstabilisée.

Avec le recul, je suis plus en mesure de faire le bilan de ce qui a pu le désorganiser dans les dernières semaines et ça me rend triste. Vraiment triste.

La rentrée scolaire, la fréquentation du service de garde, l'arrivée de Minnie Tupperware, mon hospitalisation du mois d'octobre, ma fatigue et mon impatience y sont pour beaucoup. J'ai un peu l'impression d'avoir mal géré mes dossiers, ma vie, mes émotions et les siennes. Un peu comme si quelque part il y a 2 mois, tout avait dérapé, mais que j'étais trop prise un peu partout pour me rendre compte des répercussions que cela pouvait avoir sur mon enfant anxieux. Il aura fallu des larmes, des cris et un appel dedétresse pour me mettre sur la piste de la souffrance de mon enfant.

Aujourd'hui, avec le recul, je prends une part du blâme de ce qui nous est arrivé. Je reconnais que j'aurais dû prendre le temps de m'arrêter un peu, histoire de mieux préparer mon fils aux différents changements qui survenaient dans sa vie en quelques mois. J'aurais dû m'assurer de valider sa compréhension des événements et surtout de mesurer son anxiété face ceux-là. J'aurais du regarder un peu plus autour de moi plutôt que seulement devant moi.

Aujourd'hui, avec le recul, je crois que j'ai voulu me protéger moi-même des répercussions que pouvaient avoir ces changements sur ma propre vie. J'ai fait l'autruche en pensant que tout se passerait bien et que nous n'avions qu'à laisser le temps faire son œuvre. Pour un enfant anxieux, le temps qui passe est notre plus grand ennemi si les réponses aux questions ne viennent pas, si la réassurance se fait attendre.

Aujourd'hui, avec le recul, je comprends mieux le mode de fonctionnement de mon fils. Il a besoin d'être en relation avec moi. Il a besoin de sentir que je suis VRAIMENT là pour lui, quitte à remuer ciel et terre pour s'assurer de ma présence.

Aujourd'hui, avec le recul, je prends ma part du blâme, mais je ne laisserai pas ce blâme me pourrir la vie. Je suis humaine et comme chaque être humain j'apprends de mes erreurs. Je réajuste ma façon d'être et de penser et je continue d'avancer. Parce que la culpabilité ne sert rien et que demain est un autre jour.

Aujourd'hui, avec le recul, il n'y a qu'un constat possible : mon fils fait de moi une meilleure maman, jour après jour.

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mercredi 13 novembre 2013

Le retour au calme de Fiston Tupperware


C'est fait. Fiston est de retour à l'école depuis lundi. Sa période de parallèle est terminée. Au départ, il s'est un peu opposé, mais a vite compris qu'il n'avait pas intérêt à ne pas collaborer. C'est ainsi que lundi et mardi, il a réintégré sa classe en douceur, un peu à l'écart des autres.

Je ne saurais vous dire exactement comment les choses se sont déroulées pendant ces deux journées puisque je n'y étais pas, mais Fiston semble avoir compris que l'école n'était pas la place pour exploser et perdre le contrôle.

Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que les 5 journées passées avec moi lui auront été bénéfiques. Ensemble, nous avons beaucoup discuté de ses émotions et de celles que nous vivions comme parents. Nous avons aussi réglé un dossier important : celui de la DPJ (que Fiston appelle la « PDJ »).

En effet, nous avons eu une rencontre avec notre travailleuse sociale la semaine dernière et avons abordé avec elle le sujet du placement temporaire soulevé par la pédopsychiatre. Rapidement, Fiston s'est exprimé. Il a dit à la travailleuse sociale qu'il lui en voulait d'avoir parlé de la possibilité de le sortir de chez lui. Il lui a dit qu'il savait ce qu'était la « PDJ » : une prison pour enfant où la nourriture n'est pas bonne et que selon lui, ce n'était pas pertinent de l'envoyer là. Il a aussi ajouté que la dernière rencontre avec la pédopsychiatre l'avait vraiment beaucoup inquiété et qu'il jugeait qu'il n'avait pas besoin de soucis de plus pour le moment dans sa vie.

Il faut toutefois comprendre une chose bien importante : la travailleuse sociale n'a jamais parlé elle-même de placement à Fiston, mais parce qu'elle était présente lors du rendez-vous, Fiston l'associait aux propos du médecin, assumant qu'elle était d'accord avec elle.

C'est ainsi que lors de cette rencontre, les pendules ont été remises à l'heure et que nous avons pu expliquer à Fiston qu'aucun placement n'était prévu et que le médecin avait probablement voulu lui signifier son inquiétude face à ses comportements. Bref... avec le recul, ce n'était pas pertinent.

En réglant ce dossier dans la tête de Fiston, il est rapidement devenu plus calme et collaborant. Comme si l'on venait de lui enlever un poids énorme de sur les épaules.

Aujourd'hui, Fiston a repris sa petite vie. Le parallèle est fini, il est de nouveau avec ses amis et a pu être réintégré au service de garde régulier en fin de journée (le parallèle s'applique au service de garde aussi). Les choses ne sont pas parfaites. Il argumente encore beaucoup, peine à se coucher le soir sans tester les limites de notre patience, mais somme toute, nous avons retrouvé le petit garçon souriant et vif d'il y a quelques mois.

La vie avec un enfant différent n'est PAS un long fleuve tranquille, mais sachez que nous profitons pleinement des moments où les eaux sont plus calmes.
 

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dimanche 10 novembre 2013

Préparer le retour de Fiston


C'est demain que Fiston retourne à l'école. Nous n'en avons pas parlé du weekend. Nous avons dû en parler aujourd'hui.

Avant d'entrer dans le vif du sujet avec lui, j'ai tenté de faire le bilan des 5 dernières journées. Je voulais qu'il réalise à quel point son état était différent depuis mardi dernier.

À force de dialogue et de patience, Fiston est passé d'agressif à colérique. Puis, tranquillement, sa colère s'est transformée en tristesse.

Fiston n'est pas le type d'enfant qui pleure, mais à force d'arriver à nommer ses inquiétudes et ses peurs, il a commencé à vivre sa tristesse et à s'autoriser à pleurer. Nous avons laissé place à ses larmes, les avons accueillies et séché une à une.

Aujourd'hui, Fiston était d'un calme que je ne lui connaissais plus. Il a fait une journée hors du commun, acceptant même calmement que je refuse de le laisser jouer à ses jeux vidéo et s'offrant gentiment pour m'aider dans certaines tâches qu'il a pourtant horreur d'accomplir.

Aujourd'hui, j'ai eu l'impression que mon fils avait grandi.

Alors que le souper était en cours de préparation, je me suis assise avec lui à la table de la cuisine. Nous devions discuter de ses attentes face à son retour en classe demain. Fiston à fondu en larmes.

« Maman, j'ai peur. J'ai peur de ce qui m'attend. J'ai peur que Madame A. soit encore fâchée et que Madame J. aussi. J'ai peur que les amis n'acceptent pas mes excuses et m'obligent à réparer mes torts en me demandant des tâches comme nettoyer leur bureau. J'ai peur qu'on s'attende à plus que ce que je suis capable d'offrir. »

En effet, les amis de sa classe auront des choses à lui dire. Certains accepteront son retour sans heurt, d'autres pas. Je n'ai pas pu le rassurer face à cela. Tout ce que j'ai pu faire est de lui rappeler que madame A. et Madame J. étaient là pour l'aider et qu'il devrait leur faire confiance. Je lui ai rappelé que personne à l'école ne lui voulait de mal.

J'ai aussi dû lui annoncer qu'il devrait terminer la période de « parallèle » qui n'avait pas été terminée en début de semaine passée. Je lui ai expliqué qu'il devait s'accorder ces deux journées pour renouer avec ses pairs et son environnement. Il n'était pas content, mais a consenti à se conformé. Deux jours, c'est vite passé.

À l'heure du coucher, je n'ai rien trouvé de bien rassurant à lui dire, mis à part que nous serions avec lui à chaque étape de son retour. J'ai été transparente en lui disant que ce serait difficile, mais que nous avions confiance, son père et moi, qu'il serait capable de surmonter l'épreuve qui l'attendait.

Pour la suite, il faudra attendre les prochains jours pour savoir comment Fiston s'en sera tiré...

vendredi 8 novembre 2013

Le plan d'intervention


Certaines semaines sont plus longues que d'autres. Cette semaine le fut plus particulièrement.

Ce matin, c'était le plan d'intervention pour Fiston Tupperware. Nous étions nombreux et avions beaucoup de choses à discuter. Il serait bien difficile pour moi de vous faire une synthèse de cette rencontre, mais disons que les principes fondamentaux des interventions ont été revus.

Comme parents, nous avons pu nous exprimer face aux interventions qui étaient déjà en place et face à celles qui seront mises en place dans les prochaines semaines.

Nous avons pu entendre exactement ce que les intervenants observaient de notre fils et l'analyse qu'ils faisaient de ses comportements. Ensuite, la ligne directrice a pu être tracée afin de guider nos interventions et de permettre une cohérence entre le milieu scolaire et le milieu familial.

Ce type de rencontre n'est jamais facile. Nous nous retrouvons assis autour d'une table où plusieurs intervenants nous font part de leurs observations et où nous nous sentons souvent démunis. Comme parents, il devient souvent difficile de rester objectif. Nos perceptions sont souvent erronées, car elles sont influencées par le lien affectif qui nous lie à notre enfant.

Ce que je retiens de cette rencontre est important : tous les gens présents aujourd'hui ont le bien-être de notre fils à cœur. Ils désirent tous que la situation s'améliore et surtout que notre garçon se sente mieux. Chacun est prêt à mettre l'énergie nécessaire pour que les interventions soient positives et afin que Fiston en vienne à vaincre ses démons intérieurs.

Le chemin à parcourir sera long. Il sera aussi parsemé d’embûches, d'obstacles et de moments de découragement. Par contre, nous avons senti que tout serait mis en œuvre pour passer au travers ces moments difficiles.

En ce moment, Fiston ne sait pas ce qui l'attend à son retour à l'école lundi prochain. Il ne sait pas encore qu'il devra travailler en parallèle pendant 2 jours et qu'il devra revenir sur certains événements avec son enseignante et sa TES. Papa Tupperware et moi, de concert avec la psychoéducatrice de pédopsychiatrie, avons convenus d'attendre dimanche avant de lui en parler. Nous avons décidé de passer les prochaines 48h dans la joie et l'allégresse (autant que faire se peut!). Au menu, la finition de la chambre de Minnie Tupperware, des jeux de société en famille, ainsi que pleins de petits trucs qui font sourire.

Dimanche, nous serons transparents. Nous expliquerons à Fiston que son retour ne sera pas facile, mais que nous croyons qu'il réussira à passer au travers cette épreuve parce que nous serons avec lui, à chaque pas.

D'ici là, place aux jeux et au plaisir! (Et au cumul de cubes de matière grise!)

mercredi 6 novembre 2013

La cassure


Mardi, j'avais beaucoup de choses à faire. Un rendez-vous pour des prises de sang, une visite chez un ami puis une dernière visite chez une autre amie pour aller chercher des trucs de bébés pour l'arrivée prochaine de Minnie Tupperware. (Que voulez-vous, à 31 semaines de grossesse, rien n'est prêt encore!)

C'est vers 11 h dans l'avant-midi que j'ai réussi à m'asseoir devant un excellent latte. Puis, au moment de prendre la première gorgée de mon succulent breuvage, mon cellulaire a sonné. Le temps que j'agrippe mon appareil, l'interlocuteur avait déjà raccroché. Malheureusement, j'ai le service d'afficheur d'appel. J'ai donc su immédiatement qu'il était fort probable que je ne termine pas mon café. C'était l'école.

Puis, la sonnerie a à nouveau retenti. C'était Papa Tupperware qui me demandait si je pouvais aller chercher notre fils à l'école. Étant au boulot, il ne pouvait pas se libérer. Fiston ne collaborait pas et il était impossible de le garder en classe ou même à l'école.

Bien sûr, j'allais y aller.

Sur le coup, j'étais très (trop?) en colère. Quand j'ai réussi à parler à une intervenante, j'ai été plutôt cinglante : je serais à l'école dans 30 minutes et je m'attendais à être accueillie par la psychoéducatrice et la direction. J'ajoutai que je voulais aussi que l'on mette tous les effets personnels de Fiston dans son sac à dos, car il ne retournerait pas à l'école avant la rencontre du plan d'intervention prévue à la fin de la semaine.

En arrivant à l'école, j'ai pu m'entretenir avec la psychoéducatrice. Je ne fus pas surprise des faits relatés. Fiston ne voulait pas collaborer et refusait de reprendre ses étapes (processus visant à réparer des gestes posés et étendus sur plusieurs journées). En résumé, Fiston devait travailler en parallèle pendant 3 jours et semblait cumulé de la colère. Au moment de sortir de classe il s'est mis à crier et à refuser tous les moyens mis à sa disposition pour gérer sa colère. À ce jour, je n'ai pas encore tous les détails, mais nous prévoyons éclaircir le tout vendredi prochain.

J'ai ensuite expliqué à la psychoéducatrice que je ne voyais pas la pertinence de laisser Fiston à l'école s'il n'en tirait aucun bénéfice et que les intervenants n'arrivaient plus à l'aider. J'ai ajouté que je prenais la décision de le garder à la maison jusqu'à la semaine suivante, le temps que tout le monde arrive à respirer un peu et à voir plus clair. Elle était d'accord avec moi, soulignant qu'une cassure entre le milieu scolaire et mon fils pouvait être bénéfique.

C'est donc avec un petit garçon triste et en colère que je suis revenue à la maison. Bien sûr, lui n'était pas content (et ne l'est toujours pas). Et moi... bien moi je ne sais pas trop.

D'un côté, je ne veux pas discréditer les interventions de l'école et de l'autre, j'ai besoin de savoir que mon fils est en sécurité au niveau psychologique. Il m'est inconcevable qu'on puisse laisser une enfant dans cet état et ne pas intervenir et comme j'ai ressenti que mes valeurs étaient ébranlées, j'ai préféré le retirer.

Je ne sais pas comment nous serons reçus à l'école vendredi prochain. Je ne sais pas si les intervenants nous jugent ou nous en veulent. Je ne sais pas non plus quel sera le plan pour réintégrer Fiston dans sa classe. Et pour être honnête, en ce moment, cela m'importe peu. Fiston est calme, il fait les travaux que je lui demande de faire (je découvre l'école à la maison!) et il n'a pas fait de colère depuis 24 h

Alors comme je le dis souvent : Un jour la fois, rien ne sert de vouloir aller plus vite.




*Le travail en parallèle consiste a pouvoir réintégrer la classe, mais à travailler dans sa bulle (entre deux paravents) et à ne pas pouvoir intégrer le groupe. Cette méthode a pour but de permettre aux autres enfants d'apprivoiser l'enfant qui a eu un comportement perturbateur et qui a provoqué de la peur chez les autres camarades de classe.

dimanche 3 novembre 2013

Les stratégies de la fratrie


Pas facile de gérer les crises d'un enfant, que ce soit à 2 ans ou à 8 ans. Comme adulte, nos coffres à outils de solution se remplissent tranquillement avec l'expérience. Malgré cela, il faut parfois faire preuve de beaucoup de patience pour ne pas sauter les plombs.

Mais qu'en est-il de la fratrie qui doit subir les crises d'un frère aîné ou d'une sœur cadette?

Ici, Princesse Tupperware a développé ses propres stratégies. Quand elle sent que la tension monte, elle se retire dans sa chambre. Elle allume sa radio, y insère un CD et écoute de la musique avec ses écouteurs. Elle accompagne habituellement ce moment d'une période de lecture ou de dessin.

Souvent, Bébé Tupperware vient la rejoindre sur la pointe des pieds. Il grimpe dans le lit de sa sœur avec un livre et se blottit contre elle. Ensemble, ils lisent des livres, écoutent de la musique et se réconfortent mutuellement.

Une fois la crise terminée, ils sortent de la chambre et viennent me voir. Quelques câlins plus tard, le temps est au beau fixe et la journée se poursuit... jusqu'à la prochaine crise (s'il y a lieu bien sûr!).

D'un côté, je suis contente que mes enfants aient trouvé une façon sécuritaire et positive d'échapper aux crises de leur grand frère. Aucun des deux ne semble anxieux ou perturbé outre mesure par les comportements de Fiston. Bien sûr, ils aimeraient certainement que leur frère la mette un peu en sourdine, mais bon... Ils se sont adaptés de façon plutôt adéquate.

Le plus triste est qu'après la crise, Princesse se sent investie d'une mission : celle de me rassurer sur ma qualité de mère et sur l'amour qu'elle me porte. Dans les 30 minutes qui suivent la tempête, elle vient me voir à plusieurs reprises pour me dire que je suis la meilleure mère du monde et qu'elle m'aime à l'infinie. Après une dizaine de câlins, elle se dépêche de ranger sa chambre ou de trouver une activité calme à faire avec Bébé Tupperware. Elle cherche mon approbation, tente de me plaire au maximum.

Je me suis déjà assise avec ma fille pour discuter de ces comportements. Son explication est claire : elle déteste que Fiston me disent des choses méchantes. Elle ne comprend pas comment il peut devenir aussi méchant. Elle dit comprendre qu'il est différent, qu'il n'arrive pas à se contrôler... mais ne trouve pas que de telles méchancetés soient justifiées. Je n'ai rien trouvé à lui répondre.

Je suis une maman comme les autres. J'aime chacun de mes enfants intensément. Je les protège du mieux que je peux, avec les outils que j'ai en mains. Malheureusement, je ne pourrai jamais les protéger des perceptions qu'ils ont les uns des autres. La seule chose que je puisse faire est de les rassurer relativement à mon amour pour eux et à mon désir de toujours prendre des décisions qui sont dans le meilleur de leur intérêt. Je facilite du mieux que je peux leur relation en les accompagnant dans leurs conflits et en les félicitant pour leurs périodes d'harmonie, mais mon travail s'arrête là. Alors pour ce qui est de la qualité de leurs relations dans les années futures, ils devront apprendre à la développer au meilleur de leurs capacités.

samedi 2 novembre 2013

Dossier de Maman ::: Je hais la pluie


Je n'aime pas la pluie. En fait... je hais la pluie.

Je hais ces journées où aller jouer dehors n'intéresse personne, où les enfants sont maussades comme le ciel gris et où la seule envie des parents est de rester couché pour la journée.

Ce weekend, il pleut. C'est plate, les enfants s'ennuient royalement. Les 3 alternent entre jeux de société, iPad, iPod, ordi, jeux vidéo et télé. Si la température reste ainsi, mes enfants auront une plus grande culture cinématographique que moi!

Bien sûr, il y a des moments où il ne pleut pas, mais les enfants ne sortent pas. Les voisins sont tous occupés, la cour familiale est boueuse et les risques que nous sortions avec eux sont (disons-le!) quasi nuls!

Bref, je hais la pluie. Je ne suis pas une fille qui sait comment se désennuyer sans bouger, sans sortir. Une fois les 2 ou 3 dessins de la journée accrochés au mur, et bien je suis tannée de dessiner.

La plus chanceuse du groupe ce weekend c'est Princesse Tupperware qui a été invité à une fête d'anniversaire. Pas la peine de vous dire que les garçons auraient bien aimé être invités. Mais bon... ils survivront

Pour ce qui est de Papa Tupperware, il n'est pas du genre à s'ennuyer! Il a profité de cette journée sombre pour préparer tous les soupers de la semaine. Évidemment, je ne m'en plaindrai pas n'est-ce pas?

Bébé Tupperware s'en est bien sorti lui aussi. Comme il est le seul de nos descendants à être capable de jouer seul avec des jouets, bien il s'est bien amusé avec ses petits bonhommes et les légos de son grand frère.

Finalement, je crois que Fiston Tupperware et moi sommes les seuls qui haïssent la pluie. Nous sommes définitivement les seuls qui aient de la difficulté à se divertir et à rendre nos journées pluvieuses constructives et joyeuses.

Et bien! En espérant que demain soit moins pluvieux et que nous arrivions à passer du temps en famille qui soit moins... plate!

Image internet


Et vous? Que faites-vous les jours de pluie? Avez-vous des trucs et astuces pour faire passer les journées plus vite?